Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602978
Sujet principal : Contestation d'une saisie administrative à tiers détenteur effectuée pour le recouvrement d'une amende forfaitaire majorée liée à une infraction au code de la route. Juridiction : Tribunal Administratif de Lille (formation d'ordonnance). Solution retenue : La requête est rejetée, car le tribunal administratif s'estime manifestement incompétent. Il estime que la contestation d'un tel acte de poursuite, indissociable de la procédure pénale, relève de la compétence exclusive des juridictions judiciaires. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet pour incompétence manifeste), article 707-1 du code de procédure pénale et décret du 22 décembre 1964 (régissant le recouvrement des amendes par les comptables publics).
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601042
Le Tribunal administratif de Lille, saisi d'une requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'un compte rendu d'entretien professionnel, s'est déclaré incompétent. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif d'Amiens, considérant que ce dernier est territorialement compétent car l'agent est affecté dans le département de l'Oise. Cette décision d'irrecevabilité procédurale s'appuie sur les articles R. 351-3, R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600640
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à contester un indu de prime d’activité. La juridiction a jugé la demande manifestement irrecevable car la requérante, bien qu’invitée à régulariser, n’a produit ni la décision attaquée ni la pièce justifiant la date de son recours administratif préalable. Cette solution s’appuie sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des requêtes.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500894
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de la communauté d’agglomération Lens-Liévin (CALL) visant à annuler un avis de la chambre régionale des comptes (CRC). La CRC avait estimé que des créances relatives à une dotation de solidarité communautaire n'avaient pas le caractère de dépense obligatoire au sens de l'article L. 1612-15 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a confirmé cet avis, considérant que l'émission d'un titre exécutoire définitif à l'encontre d'une personne publique ne suffisait pas, à elle seule, à caractériser l'exigibilité et le caractère obligatoire de la dépense pour permettre un mandatement d'office.
Avocat : CABINET AEDILYS AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600987
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme I..., une ressortissante brésilienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 18 mars 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que le préfet du Haut-Rhin était compétent pour prendre cette mesure et que la motivation de l'arrêté, fondée sur une menace pour l'ordre public liée à des infractions, était suffisante. La juridiction a notamment appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les conventions européennes et internationales invoquées, sans y trouver de méconnaissance.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600829
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est l'irrecevabilité du recours pour excès de pouvoir contre une contrainte de France Travail, en raison du non-respect de la procédure de transmission électronique obligatoire. La juridiction applique les articles R. 414-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, constatant que l'avocat de la requérante n'a pas régularisé sa requête via l'application Télérecours dans le délai imparti après une mise en demeure.
Avocat : CABINET D'AVOCATS DAVID PARISON
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600305
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... visant à contester le rejet de sa demande de remise gracieuse d'une dette fiscale. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car, après une mise en demeure, elle n'avait pas été régularisée par l'apposition de la signature du requérant. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 431-4 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2504746
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. A... visant l'annulation de l'invalidation de son permis de conduire et du retrait de points. La juridiction relève que l'administration a, postérieurement à l'introduction du recours, rapporté les décisions contestées et restitué les points, privant ainsi la demande de son objet. Le tribunal rejette également la demande de condamnation de l'État aux frais irrépétibles sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET STRATEM AVOCATS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2504622
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. A... visant l'annulation d'un retrait de points sur son permis de conduire. Cette décision est prise car l'administration a, postérieurement à l'introduction du recours, supprimé la mention de l'infraction et restitué les points, rendant la demande sans objet. Le tribunal rejette également la demande de condamnation de l'État aux dépens.
Avocat : CABINET STRATEM AVOCATS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601356
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de renouvellement de titre de séjour étudiant avec changement de statut. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée, notamment en raison de l'obstacle à la poursuite de formations et à la présentation à un examen, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision préfectorale, celle-ci n'étant pas motivée. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet.
Avocat : DEZALLE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2501310
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation du refus d'un visa de long séjour. Cette solution est retenue car l'autorité consulaire a délivré le visa sollicité après l'introduction de la requête, rendant celle-ci sans objet. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative et condamne l'État à verser 500 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2400845
Le Tribunal administratif de Nantes statue sur un recours pour excès de pouvoir contre le rejet d'une demande de congé de longue maladie. Le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête, n'a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal donne acte de son désistement d'office et clôt la procédure.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2504079
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la communauté d’agglomération Lens-Liévin (CALL) visant à annuler le refus du préfet du Pas-de-Calais de procéder au mandatement d'office de titres exécutoires émis contre une autre intercommunalité. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en s'appuyant sur l'avis de la chambre régionale des comptes, qui estimait que les dépenses litigieuses ne présentaient pas le caractère de dépenses obligatoires au sens des articles L. 1612-15 et L. 1612-16 du code général des collectivités territoriales. La décision considère que le préfet a correctement exercé son pouvoir d'appréciation pour déterminer l'existence d'une dette certaine et liquide justifiant un mandatement d'office.
Avocat : CABINET AEDILYS AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605317
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction concernant le refus de délivrance d'un visa long séjour pour un enfant étranger de ressortissant français. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur le fond, car le ministre de l'intérieur avait donné instruction de délivrer le visa après l'introduction du recours, rendant la demande sans objet. L'Etat a néanmoins été condamné à verser 550 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : DUCASSOUX
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605261
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'une requête en référé-suspension visant le refus de délivrance d'un visa long séjour pour conjoint de Français. Le juge a constaté que la demande était devenue sans objet, le ministre de l'intérieur ayant donné instruction de délivrer le visa après l'introduction du recours. Par conséquent, il n'a pas statué sur la suspension mais a admis provisoirement la requérante à l'aide juridictionnelle et a mis à la charge de l'État une somme au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : PERROT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408728
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en annulation d'une décision implicite de rejet d'un visa de réunification familiale pour un enfant mineur. Le tribunal a jugé que la motivation de la décision contestée, qui reprenait les motifs du refus consulaire basés sur l'absence de preuve probante du lien de filiation, était suffisante au regard du code des relations entre le public et l'administration. Il a ainsi écarté le moyen d'insuffisance de motivation soulevé par la requérante.
Avocat : POULARD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603349
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant la remise d'une demanderesse d'asile aux autorités allemandes. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée pour irrecevabilité manifeste, car elle ne contient aucun exposé des moyens de droit ou de fait ni de conclusions, en violation des exigences de saisine. **Textes appliqués** : Article R. 411-1 du code de justice administrative (exigences de forme de la requête) et article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (pouvoir de rejet par ordonnance pour irrecevabilité manifeste).
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2312412
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un attaché d'administration demandant l'annulation de son compte-rendu d'évaluation professionnelle. Le juge a estimé que les vices de procédure allégués, notamment l'absence d'annexion de son rapport d'activité au compte-rendu, n'étaient pas de nature à entacher d'illégalité l'acte, car ils n'ont pas exercé d'influence sur la décision ni privé l'agent d'une garantie. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique, du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 et de l'arrêté du 18 mars 2013.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600970
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette une demande d'expertise concernant des ouvrages hydrauliques dans un lotissement. Le juge estime que le litige principal, opposant des personnes privées et pendant devant le tribunal judiciaire, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative. La demande, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, est donc jugée irrecevable.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405273
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et les décisions de retrait de points afférentes. Le juge a estimé que l'absence de notification individuelle des retraits de points ne rendait pas la procédure irrégulière, cette formalité ayant pour seul objet de rendre la mesure opposable et de faire courir les délais de recours. Il a également jugé que la réalité des infractions était légalement établie par le paiement des amendes forfaitaires, en application des articles L. 223-1 et L. 225-1 du code de la route.
Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND AVOCATS