965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
267 917
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête d'un directeur d'école contestant son affectation et demandant réparation. Le juge a jugé irrecevables plusieurs conclusions, notamment celles dirigées contre le rejet de son recours gracieux pour tardiveté, et celles indemnitaires pour défaut de demande préalable. Sur le fond, il a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en l'affectant à un poste conforme aux préconisations médicales, et n'avait pas méconnu une précédente décision de justice.
Avocat : BENABDESSADOK
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête du FIPHFP visant à annuler l'avis de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) d'Auvergne-Rhône-Alpes et à obtenir l'inscription d'office d'une créance de 16 768 euros au budget de la commune de Vic-le-Comte. Le tribunal a jugé que la CRC avait correctement qualifié cette dépense comme non obligatoire, car la commune contestait sérieusement son principe et son montant, en soutenant avoir effectué sa déclaration dans les délais. La décision s'appuie sur l'article L. 1612-15 du code général des collectivités territoriales, qui subordonne la qualification de dépense obligatoire à l'absence de contestation sérieuse.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) présentée par une professeure de yoga pour les années 2014 à 2023. La juridiction a jugé irrecevable la demande pour les années 2014 à 2022 en raison du délai de réclamation dépassé, conformément à l'article R. 196-2 du Livre des Procédures Fiscales. Pour l'année 2023, la requête a été rejetée au fond car l'enseignante ne remplissait pas les conditions de l'exonération prévue à l'article 1460 du Code Général des Impôts, disposant d'un local affecté à son activité et ne démontrant pas l'absence d'exclusivité de son usage.
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux d'une société contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2017 et 2018, ainsi que la régularité de la procédure de vérification fiscale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure. Il estime que la société ne démontre pas en quoi l'absence de restitution de certains documents saisis dans le cadre d'une enquête pénale a concrètement porté atteinte à ses droits de la défense ou au caractère contradictoire de la procédure fiscale, d'autant que l'administration a communiqué des extraits puis l'intégralité des procès-verbaux. **Textes appliqués** : Les dispositions du Livre des Procédures Fiscales relatives aux droits de la défense et au débat contradictoire lors d'une vérification de comptabilité.
Avocat : LANGEVIN AVOCATS
La commune de Brignais contestait devant le **Tribunal Administratif de Lyon** le montant de l'accompagnement financier versé par l'État au titre de l'abaissement à trois ans de l'instruction obligatoire (loi du 26 juillet 2019). Le tribunal a **rejeté sa requête**, considérant que la commune, qui avait déjà conclu un contrat d'association avec l'école privée concernée, ne pouvait prétendre à une compensation pour des dépenses qu'elle ne supportait pas directement. La décision s'appuie sur les **articles 11 et 17 de la loi du 26 juillet 2019** et les dispositions du **code de l'éducation** relatives au financement des classes sous contrat.
Avocat : ATV AVOCATS ASSOCIES
**Sujet principal** : Recours d'une société contre des rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés, ainsi que contre des majorations pour manquement délibéré. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Red Transports. Il estime que la procédure de contrôle fiscal n'a pas excédé le délai légal de trois mois et que les majorations de 40% pour manquement délibéré sont justifiées. **Textes appliqués** : L'article L. 52 du Livre des Procédures Fiscales (durée du contrôle) et les dispositions du Code Général des Impôts relatives aux manquements délibérés et aux pénalités.
Avocat : INCEPTO AVOCATS FISCALITE ET CONSEIL
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A..., maîtresse de conférences, qui demandait l'annulation du refus de l'Université Jean Monnet Saint-Étienne de lui accorder un congé pour recherches ou conversions thématiques. Le tribunal a jugé que le président de l'université, en se fondant sur l'avis défavorable du conseil académique, disposait d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier la valeur du projet présenté et que son refus n'était entaché ni d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article 19 du décret n°84-431 du 6 juin 1984 et de l'arrêté du 27 septembre 2019 relatifs à ce congé.
Avocat : MESSAOUDI
Le Tribunal administratif de Nice rejette la requête de Mme C... comme manifestement irrecevable. La requérante, qui demandait une injonction au préfet pour son relogement, n'a pas produit l'intégralité de la décision de la commission de médiation, malgré une invitation à régulariser. La juridiction fonde sa décision sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 611-8-6 du code de justice administratif, constatant le défaut de régularisation dans les délais impartis.
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête de Mme B... A... qui demandait la constatation de l'absence d'offre de logement adapté et une injonction de relogement. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit, malgré une mise en demeure, l'intégralité de la décision de la commission de médiation, pièce pourtant exigée à peine d'irrecevabilité. Cette ordonnance de rejet est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme C... visant à obtenir son relogement en application du droit au logement opposable (DALO). Le tribunal constate que le recours, introduit le 5 mars 2026, est manifestement irrecevable car il a été présenté après l'expiration du délai de recours. La décision s'appuie sur les articles R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, qui fixent un délai de quatre mois suivant l'expiration du délai d'offre de logement par le préfet, délai dont la requérante avait été informée.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... visant à obtenir son relogement en application du droit au logement opposable (DALO). Le tribunal constate que le recours, introduit le 10 mars 2026, est manifestement irrecevable car il a été déposé après l'expiration du délai de recours de quatre mois, lequel courait jusqu'au 2 février 2026. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la justice administrative (articles R. 222-1, R. 778-1 et R. 778-2) et du code de la construction et de l'habitation relatives aux délais stricts pour saisir le juge après une décision de la commission de médiation DALO.
Le Tribunal administratif de Nice rejette la requête de Mme C... visant à obtenir une injonction de relogement. La juridiction estime le recours manifestement irrecevable car il a été introduit après l'expiration du délai de quatre mois prévu par les articles R. 778-1 et suivants du code de justice administrative. La décision s'appuie également sur l'article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter les requêtes irrecevables par ordonnance.
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension d'un refus d'examiner sa demande de licence de taxi. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas caractérisé l'urgence particulière requise par la procédure, ses allégations de préjudice financier et professionnel étant jugées trop sommaires. La demande a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'annulation d'une mise en demeure de la Caisse de prévoyance sociale (CPS). Le juge a estimé que la CPS, en tant qu'organisme de droit privé gérant un service de sécurité sociale, relevait de la compétence de l'ordre judiciaire pour les litiges avec les assurés. La requête a donc été déclarée irrecevable pour incompétence de la juridiction administrative, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, rejette la requête en suspension d'un avis à tiers détenteur. Le juge estime que la demande est manifestement irrecevable, le requérant s'étant présenté en usurpant illégalement la qualité de président de la Polynésie française, ce qui prive sa requête de tout caractère sérieux. La décision s'appuie sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative et l'article 64 de la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004.
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir d'une société (Orange) contre la commune de Saint-François pour obtenir le paiement de factures impayées de services de téléphonie et internet, assorties d'intérêts moratoires et d'indemnités forfaitaires pour frais de recouvrement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guadeloupe (1ère Chambre). **Solution retenue** : La commune, ayant omis de produire un mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputée avoir acquiescé aux faits allégués par le requérant (article R. 612-6 du code de justice administrative). Le tribunal procède à l'examen des conclusions de la société Orange sur le fondement de ce constat. **Textes appliqués** : Code de justice administrative (notamment articles R. 612-3 et R. 612-6), code civil et code de la commande publique.
Avocat : CABINET PEYRICAL & SABATTIER ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par la communauté d’agglomération Cap Excellence pour contester une mise en demeure de payer une créance de plus de 18 millions d'euros relative à la vente d'eau potable. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître de cette demande, relevant que le contentieux du recouvrement d'une créance non fiscale d'un établissement public local relève, en vertu des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, de la compétence du juge de l'exécution. Par conséquent, la requête a été rejetée pour incompétence.
Avocat : LANDOT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 8 juillet 2024 lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une interdiction de retour de deux ans et fixant Haïti comme pays de renvoi. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée, fondée sur une appréciation correcte de la situation personnelle de l'intéressé, et conforme aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 611-1) ainsi qu'à la Convention européenne des droits de l'homme. Les conclusions subsidiaires tendant à la délivrance d'un titre de séjour ou à un réexamen ont également été rejetées.
Avocat : DAHOMAIS
**Sujet principal** : Recours en annulation pour excès de pouvoir contre une décision de révocation d'un agent hospitalier. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guadeloupe (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler la décision de révocation. Il estime notamment que la décision attaquée est suffisamment motivée (en référence aux rapports détaillés de l'enquête) et que les autres moyens soulevés (comme la méconnaissance des droits de la défense ou le principe *non bis in idem*) ne sont pas fondés. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie principalement sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration concernant l'obligation de motivation des décisions individuelles défavorables.
Avocat : HODEBAR-LOUIS
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la requête d'un étudiant infirmier visant à annuler son exclusion définitive de l'institut de formation. La juridiction estime que la décision d'exclusion, motivée par des actes incompatibles avec la sécurité des patients, ne constitue pas une sanction administrative mais une mesure pédagogique. Par conséquent, les obligations de motivation et de procédure prévues par le code des relations entre le public et l'administration pour les sanctions ne s'appliquent pas, rendant inopérants les moyens soulevés par l'étudiant.
Avocat : CLERC