Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516254
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant tunisien, qui contestait le refus de délivrance d'un titre de séjour « salarié » et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait se prévaloir des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car sa demande d'admission au séjour au titre d'une activité salariée était régie par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Par conséquent, l'arrêté préfectoral du 15 mai 2025 a été déclaré légal et maintenu.
Avocat : FOUACHE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520671
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par une ressortissante philippine contestant le refus implicite puis explicite de lui délivrer un titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant qu'elle ne remplissait pas les conditions, notamment de stabilité et d'intégration, pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La juridiction a également jugé que l'OQTF ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : PUSUNG
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521599
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... D... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et son interdiction de retour. Le tribunal a jugé que les arrêtés préfectoraux étaient réguliers, notamment en ce qui concerne la compétence et la signature de l'autorité, et que les griefs relatifs au défaut d'examen de la situation personnelle ou à une erreur de droit n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524957
**Sujet principal** : Contestation par une société d'une imposition rectificative remettant en cause son bénéfice du crédit d'impôt recherche (CIR) pour les années 2016 et 2017. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime notamment que les éventuels vices de procédure dans le rejet de la réclamation préalable (comme une motivation insuffisante) sont sans incidence sur la régularité de la procédure d'imposition elle-même et sur le bien-fondé de la rectification. **Textes appliqués** : Le contrôle et la contestation s'appuient principalement sur le code général des impôts (notamment l'article 244 quater B sur le CIR) et le livre des procédures fiscales (articles L. 10 et L. 57 relatifs aux droits du contribuable et à la procédure).
Avocat : CABINET ERIC BONIN (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529263
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A..., une étudiante russe, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 septembre 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet de police avait légalement et suffisamment motivé sa décision, fondée sur le constat que l'intéressée ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de ses études, en raison de l'absence de progression académique. La solution s'appuie sur les dispositions des articles L. 422-1 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET AK AVOCATS (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531457
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant égyptien, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour salarié et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, absence d'examen individuel) étaient infondés, et a considéré que le respect des conditions d'une circulaire et l'exercice d'un métier en tension ne suffisaient pas à fonder un droit au séjour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533876
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... A..., un ressortissant marocain, visant à annuler les arrêtés préfectoraux du 20 novembre 2025 lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a jugé que les décisions étaient régulières, notamment en écartant les griefs d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et qu'elles étaient légalement fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les conclusions aux fins d'injonction et la demande de remboursement de frais ont également été rejetées.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534352
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... D..., un ressortissant algérien, qui demandait l'annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris par le préfet de police de Paris. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés (incompétence de l'auteur, irrégularités de notification, défaut de motivation, absence d'examen de la situation) étaient infondés ou inopérants. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : BOUJNAH
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534357
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... B... visant à annuler un arrêté de reconduite à la frontière. Le juge a estimé que l'arrêté, pris sur le fondement de l'article L. 611-1 § 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légal, notamment en écartant les griefs d'incompétence et d'insuffisance de motivation. La juridiction a également considéré que les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle provisoire étaient devenues sans objet.
Avocat : SARHANE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604350
**Sujet principal** : Demande en référé pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête, estimant que le demandeur n'apporte pas la preuve des dysfonctionnements allégués de l'administration ni de ses sollicitations répétées, et ne justifie pas que les conditions légales d'urgence et d'utilité soient remplies. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative, qui régit le référé "mesures utiles" et subordonne son prononcé à une situation d'urgence et à l'utilité de la mesure demandée.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606010
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté de transfert vers la Croatie pris à l'encontre d'un demandeur d'asile népalais. Le tribunal a jugé que la décision du préfet de police était régulière, notamment en ce qu'elle était fondée sur l'accord de reprise en charge par les autorités croates, conformément au règlement Dublin (UE n° 604/2013) et au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a toutefois accordé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle au requérant.
Avocat : PIERRE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606192
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son transfert vers la Lettonie au titre du règlement Dublin. Le tribunal a jugé que le requérant n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques en Lettonie entraînant un risque de traitement inhumain ou dégradant, et que la faculté pour la France d'examiner sa demande d'asile (article 17 du règlement Dublin III) était discrétionnaire. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BERTRO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608733
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction d'un étranger sollicitant un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a relevé que l'administration avait, avant l'ordonnance, convoqué le requérant, rendant sa demande sans objet. Appliquant l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a néanmoins condamné l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais exposés pour la défense de ses intérêts.
Avocat : CHIKAOUI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608832
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a constaté l'absence d'objet de la requête de M. B..., qui demandait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture. Le juge a relevé qu'une convocation pour le 31 mars 2026 avait déjà été délivrée par le préfet de police avant l'audience, rendant la demande sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative relatives au référé.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609198
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant étranger visant à enjoindre au préfet de police de statuer sur le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté un non-lieu à statuer concernant la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction, celle-ci ayant été fournie après l'introduction de la requête. Concernant l'injonction de statuer, le tribunal a jugé qu'une décision implicite de rejet était née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA, et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est exclu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526358
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris d'assurer le logement de la requérante avant le 1er juin 2026. Le juge a constaté que Mme A..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, n'avait reçu aucune offre de logement adapté dans le délai légal. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable (DALO).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526360
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris d'assurer le relogement d'un demandeur reconnu prioritaire et en urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'inexécution par l'État de son obligation de résultat au titre du droit au logement opposable (DALO). La décision, fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, est assortie d'une astreinte de 200 euros par mois de retard.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526361
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris d'assurer le relogement d'un demandeur reconnu prioritaire et en urgence par la commission de médiation, avant le 1er juin 2026. Le juge a appliqué l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui consacre une obligation de résultat pour l'État en matière de droit au logement opposable (DALO). L'injonction est assortie d'une astreinte de 200 euros par mois de retard, versée à un fonds national, tandis que la demande de frais du litige est rejetée.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526494
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris de loger Mme B... avant le 1er juin 2026. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 200 euros par mois de retard, est prononcée car la requérante, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, n'a reçu aucune offre de logement adapté dans le délai légal. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
Avocat : LUBAKI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526683
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris d'assurer le relogement d'une requérante reconnue prioritaire et en urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'inexécution par l'État de son obligation de résultat au titre du droit au logement opposable (DALO). La décision, fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, est assortie d'une astreinte de 200 euros par mois de retard.