965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
267 917
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la requête de M. A... visant à suspendre la rétention de son passeport. Le juge a considéré que la demande était irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la copie de la requête en annulation principale, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, sans examiner les conditions d'urgence ou de doute sérieux, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs mesures d'éloignement (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence) prises à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé l'ensemble de ces décisions préfectorales, considérant notamment que le refus de titre de séjour n'était pas légalement motivé et que la mesure d'assignation à résidence n'était pas justifiée. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : SCP HILLAIRAUD & JAUVAT
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête en excès de pouvoir formée par un ressortissant tunisien contre plusieurs mesures d'éloignement (obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour, assignation à résidence). Le tribunal a jugé que le signataire des décisions contestées était compétent en vertu d'une délégation de signature régulière et a considéré que les autres moyens, notamment celui tiré d'une erreur manifeste d'appréciation, étaient insuffisamment étayés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : AD'VOCARE
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté de transfert vers l'Allemagne au titre du règlement Dublin. Le tribunal a jugé que la préfète du Rhône était compétente, que la décision était suffisamment motivée et que les procédures prévues par le règlement (UE) n° 604/2013 avaient été respectées. La demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire a, en revanche, été accordée.
Avocat : REMEDEM
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de M. B... de sa requête en exécution d'une précédente décision de la même juridiction. La procédure d'exécution forcée, ouverte en application de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, est ainsi close. Le désistement est enregistré sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : AD'VOCARE
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de M. B... dans le cadre de sa demande d'exécution d'une précédente décision de la même juridiction. Le président par intérim s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement. La procédure d'exécution, ouverte en application de l'article L. 911-4 du même code, est ainsi close.
Avocat : AD'VOCARE
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté préfectoral du 11 octobre 2024 ordonnant l'éloignement de Mme B..., une ressortissante arménienne, ainsi que l'interdiction de retour associée. La juridiction a estimé que la mesure constituait une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur sa situation personnelle et familiale, notamment au vu des craintes sérieuses qu'elle justifie en cas de retour dans son pays d'origine. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SALIGARI
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui contestait le rejet de son recours gracieux contre une décision d'expulsion de son logement. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait aucune précision permettant d'apprécier le bien-fondé de ses arguments, qui étaient par ailleurs inopérants. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1, 7°, du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement infondées ou insuffisamment motivées.
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal était la contestation d'un rejet d'orientation en ESAT par la CDAPH de l'Allier. La juridiction a constaté que la requérante n'avait pas signé sa requête et, surtout, n'avait pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire exigé par l'article R. 241-35 du code de l'action sociale et des familles. Le rejet est fondé sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. C... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant contestait le refus de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) et de la carte mobilité inclusion « stationnement », mais n'a pas produit la preuve d'un recours administratif préalable obligatoire, malgré une mise en demeure du tribunal. La juridiction a appliqué les articles R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'action sociale et des familles (articles L. 241-3, L. 241-6, R. 241-17-1, R. 241-35) qui imposent cette condition préalable à la saisine du juge.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant dans le cadre d'un recours en plein contentieux visant l'annulation d'une décision ministérielle invalidant son permis de conduire. Le désistement est réputé acquis en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme D... visant à contester le refus de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). La juridiction a constaté que la requérante n'avait pas produit la preuve d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la CDAPH, malgré une mise en demeure de régulariser. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable au titre de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, le recours préalable étant une condition de recevabilité imposée par l'article R. 241-35 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant tunisien demandant l'injonction à l'administration d'examiner sa demande de regroupement familial. Le juge a estimé que la seule séparation conjugale, invoquée comme une atteinte au droit au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH), ne caractérisait pas l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, permettant un rejet sans instruction lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme C... qui sollicitait un aménagement de la suspension de son permis de conduire. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable, car elle ne tendait ni à l'annulation d'une décision administrative ni à la condamnation d'une personne publique au paiement d'une somme d'argent. Le tribunal a fondé sa décision sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, rappelant que le juge administratif ne peut se substituer à l'administration pour prendre des mesures d'aménagement.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand rejette la demande de suspension d'un rejet implicite de titre de séjour en qualité de membre de famille d'un citoyen de l'Union. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant bénéficie d'une attestation de prolongation d'instruction lui permettant de séjourner et de travailler légalement. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SELAFA CABINET CASSEL
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral fixant le pays de renvoi d'un étranger faisant l'objet d'une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision n'avait pas été prise par une autorité incompétente et que les exigences de procédure contradictoire, notamment le droit d'être entendu, avaient été respectées dans ce cas. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code de justice administrative.
Avocat : DUMAZ ZAMORA
Le Tribunal Administratif de Pau statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un permis de construire un pylône de téléphonie mobile. Il donne acte du désistement des requérants concernant leurs conclusions en annulation, mettant ainsi fin au principal du litige. Le tribunal rejette les demandes de condamnations pécuniaires formées contre les requérants mais condamne l'État et la société bénéficiaire du permis à verser 750 euros chacun aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BON-JULIEN
Le Tribunal Administratif de Pau statue par ordonnance sur une requête en excès de pouvoir et indemnisation. Le sujet principal est le désistement de la requérante, Mme B..., de son action contre la commune de Soustons concernant une demande de réparation pour préjudice lié à l'obligation de protection de la santé des agents. La juridiction donne acte de ce désistement pur et simple, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, et rejette la demande de la commune de voir condamner la requérante aux dépens sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : CASTERA-MINARD
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé le refus implicite de titre de séjour opposé à un ressortissant algérien. La juridiction a jugé que le préfet du Bas-Rhin avait méconnu l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, car le requérant justifiait de plus de dix ans de résidence en France. Elle a également rejeté la fin de non-recevoir opposée par l'administration, estimant que la demande n'était pas dilatoire.
Avocat : L'ILL LEGAL
Sujet principal : Recours contre un avis défavorable et le rejet d'un recours gracieux concernant l'autorisation d'exploiter des postes de jeux dans un bar. Juridiction : Tribunal Administratif de Strasbourg (5e chambre). Solution retenue : Le tribunal annule l'avis défavorable et la décision rejetant le recours gracieux, considérant que l'administration a commis une erreur manifeste d'appréciation en fondant son refus sur le passé judiciaire du conjoint de la requérante, sans établir de lien avec la gestion du commerce. Textes appliqués : Articles L. 320-3 et L. 320-4 du code de la sécurité intérieure (objectifs de la politique des jeux).
Avocat : GRODWOHL