965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
268 367
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler le refus de permis de construire pour une maison et des chenils. La juridiction a jugé que le maire était compétent pour signer l'arrêté et que le délai d'instruction n'était pas expiré, empêchant ainsi la naissance d'un permis tacite. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives à l'instruction des demandes d'autorisation.
Avocat : HEQUET
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SCI Butavand Schreiner visant à annuler l'arrêté municipal d'opposition à une déclaration préalable de travaux. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment car les travaux de couverture d'une terrasse, réalisés il y a moins de dix ans, méconnaissaient les règles de profondeur des constructions du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de l'insuffisance de motivation ont été écartés.
Avocat : NOÛS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation de l'arrêté municipal s'opposant à la création d'une piscine. Il juge que le règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune, qui restreint en zone agricole (A) les constructions aux seules annexes nécessaires à l'activité agricole, est conforme au code de l'urbanisme (article L. 151-12). Le projet, qui ne démontre pas cette nécessité agricole, est donc irrégulier, et le moyen tiré d'une inégalité de traitement est écarté.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir visant l'annulation du refus de permis de construire. Le tribunal a jugé que l'arrêté municipal était légal, notamment en raison de la méconnaissance par le projet des prescriptions patrimoniales du PLUi protégeant la villa Plasse (élément EV 137) et de l'article L. 113-2 du code de l'urbanisme concernant l'impact sur un espace boisé classé. Les moyens tirés de l'incompétence de l'autorité signataire et de l'insuffisance de motivation ont également été écartés.
Avocat : SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté le recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire et un permis modificatif délivrés pour la reconstruction d'une maison à Salon-de-Provence. Le tribunal a jugé que le projet de reconstruction à l'identique était autorisé par l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme, la requérante n'ayant pas démontré que le plan local d'urbanisme contenait une interdiction expresse contraire. Le moyen tiré de l'absence d'attestation d'architecte a également été écarté, faute de preuve que le plan de prévention des risques l'exigeait.
Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant sur deux requêtes en excès de pouvoir, a rejeté les demandes de la société BVI visant à annuler deux arrêtés municipaux de retrait d'un permis de construire. Le tribunal a jugé que le maire de Mimet était compétent pour retirer les permis, l'un tacite et l'autre délivré suite à une injonction juridictionnelle, en raison d'une fraude caractérisée par la dissimulation d'une servitude de passage dans le dossier de demande. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives au retrait pour fraude et sur la jurisprudence administrative en la matière.
Avocat : XOUAL
La décision concerne le refus du bénéfice du RSA à une ressortissante algérienne titulaire d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en premier ressort, annule la décision implicite de rejet et enjoint au département des Bouches-du-Rhône d'accorder le RSA à la requérante. Le tribunal applique l'article 7 de la déclaration de principes franco-algérienne du 19 mars 1962, qui garantit l'égalité de traitement avec les nationaux français, ainsi que les articles L. 262-2 et L. 262-4 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de bénéficiaires du RSA demandant l'annulation du refus de remise d'un indu de 14 065,11 €. Le juge a estimé que les requérants, bénéficiaires depuis 2009, ne pouvaient invoquer leur bonne foi pour justifier l'absence de déclaration de ressources, et que leur situation financière ne justifiait pas une remise au titre de la précarité. La décision s'appuie sur les articles L. 262-46 et L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles qui régissent la récupération et la remise des indus de RSA.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté le recours en excès de pouvoir de Mme A... visant l'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé que la requérante, bien qu'invoquant sa précarité, n'avait pas produit d'éléments suffisants sur l'intégralité de ses charges et ressources pour permettre d'apprécier si sa situation justifiait une remise de dette. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui encadre la remise d'un indu de RSA en cas de précarité ou de bonne foi du débiteur.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A... contestant des décisions de la CAF concernant une remise partielle d'indu d'APL, le refus du RSA et le rejet d'une demande de complémentaire santé solidaire. Le juge a relevé d'office que la contestation sur le RSA avait perdu son objet suite à une régularisation par le département, et qu'il était incompétent pour connaître du litige relatif à la complémentaire santé solidaire, ce contentieux relevant de la juridiction judiciaire en application des articles L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. Seul le recours contre la décision de remise partielle de l'indu d'APL restait à examiner au fond.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme B... visant à annuler le refus de remise d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). La juridiction constate que la requérante, bien que de bonne foi, n'a pas apporté d'éléments probants démontrant une situation de précarité justifiant une remise gracieuse. La décision s'appuie sur l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui conditionne une telle remise à la précarité ou à la bonne foi du débiteur.
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision de la métropole Aix-Marseille-Provence refusant une aide du Fonds de solidarité pour le logement (FSL) à un requérant. Le juge a retenu que le refus, initialement motivé par un dossier incomplet, reposait sur une erreur de fait, les pièces manquantes ayant en réalité été produites. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi du 31 mai 1990 et du décret du 2 mars 2005 relatifs au droit au logement et au FSL.
Avocat : CABANES
**Sujet principal** : Demande d'annulation du rejet d'une demande de remise de dette d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (9ème chambre, magistrat statuant seul). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme B... et confirme le refus de remise de l'indu. Il considère que les conditions de bonne foi et de précarité prévues par la loi ne sont pas réunies pour justifier une remise gracieuse. **Textes appliqués** : L'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui régit la récupération et la remise possible des indus de RSA, et les articles R. 772-8 et R. 772-9 du code de justice administrative relatifs à la procédure.
Avocat : GASPARRI LOMBARD ASSOCIEES
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision de la CAF des Bouches-du-Rhône lui réclamant un indu d'allocation de logement sociale de 1 889 euros. Le tribunal a jugé que l'indu était légalement établi, la CAF ayant démontré que le requérant ne remplissait plus les conditions d'attribution en raison d'une communauté de vie non déclarée. Les conclusions subsidiaires demandant une remise de dette et un échéancier ont été écartées, la première au fond et la seconde pour irrecevabilité, le juge estimant que la situation financière précaire invoquée ne justifiait pas une remise au titre de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
Avocat : AUROUET-HIMEUR
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler une contrainte et une décision implicite de la CAF des Alpes-de-Haute-Provence réclamant le remboursement d'indus d'allocation de logement sociale. Le tribunal a jugé que le recours administratif préalable obligatoire n'avait pas été épuisé pour la contrainte de 180 euros, et que les moyens invoqués (droit à l'erreur, absence de concubinage, absence de perception) n'étaient pas fondés en l'absence de preuves suffisantes. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale relatives au recouvrement des prestations indûment versées.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler le rejet d'une demande de remise de dette d'un indu de RSA. Le juge, statuant sur le fond de la demande gracieuse, estime que la situation financière de la requérante, qui dispose notamment d'épargne, ne présente pas une précarité justifiant la remise, malgré sa bonne foi. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales pour le recouvrement d'indus d'aide personnelle au logement et de prime exceptionnelle. Le tribunal a déclaré son incompétence pour connaître de la partie de la contrainte relative à l'aide personnelle au logement constituée avant le 1er janvier 2020, relevant que ce contentieux relève de la juridiction judiciaire en vertu des dispositions transitoires de l'ordonnance du 17 juillet 2019 (code de la construction et de l'habitation, code de la sécurité sociale). En conséquence, il a renvoyé cette partie du litige devant le tribunal judiciaire compétent.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le rejet de sa demande de remise de dette d'indu de RSA. Le tribunal a jugé partiellement irrecevable sa demande concernant un second indu, faute de recours préalable obligatoire. Sur le fond, il a estimé que les omissions déclaratives de ressources, constitutives d'une fausse déclaration, excluaient l'application des conditions de bonne foi ou de précarité prévues à l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles pour accorder une remise gracieuse.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision du département des Bouches-du-Rhône lui réclamant un indu de RSA et confirmant sa radiation. Le juge a estimé que la décision contestée était suffisamment motivée et que la procédure de contrôle, notamment la demande de justificatifs, était régulière. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives au contrôle et à la récupération des indus de RSA.
Avocat : CAPDEFOSSE
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet d'une demande de remise de dette d'un indu de prime d'activité. Le tribunal, s'appuyant sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, a annulé la décision contestée. Il a accordé une remise totale de la dette, estimant que la requérante, de bonne foi et vivant seule avec deux enfants, se trouvait dans une situation de précarité justifiant cette mesure.