Jurisprudence administrative
384 134 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 134
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600990
**Sujet principal** : Demande d'urgence pour la mise en place d'une prise en charge adaptée en établissement spécialisé pour un enfant en situation de handicap lourd. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Caen (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que les éléments produits ne permettent pas d'établir qu'une autorité publique a porté une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant une mesure d'urgence. **Textes appliqués** : Les articles L. 521-2 (conditions du référé-liberté) et L. 522-3 (rejet d'une demande ne présentant pas le caractère d'urgence requis) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502841
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de l'OPAC de Saône-et-Loire. Ce désistement est prononcé car le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions suite au dégrèvement accordé par l'administration, n'a pas répondu dans le délai imparti. La juridiction applique les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative relatifs à la procédure de désistement.
Avocat : SELARL ACC
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600070
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la demande de décharge ou de réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2025. Le juge a estimé que les arguments des requérants, fondés sur le montant élevé de la taxe, leurs charges personnelles et un désaccord avec les acquéreurs du bien sur le partage de la charge fiscale, étaient inopérants. La décision s'appuie sur les articles 1400, 1415 et 1383 du code général des impôts, qui établissent que la taxe est due par le propriétaire au 1er janvier et que les conventions privées sont inopposables à l'administration.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601031
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., de sa demande de suspension de la décision de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté rejetant son autorisation d'exercice provisoire en chirurgie. Par conséquent, le juge ne statue pas sur le fond de la demande de suspension. Le tribunal se réserve le droit de statuer ultérieurement sur la demande d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BALME LEYGUES LÉONARD
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600282
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance du requérant concernant l'annulation du refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour, ce désistement étant intervenu après que le préfet lui a délivré le titre sollicité. La juridiction rejette la demande de l'allocataire d'aide juridictionnelle visant à mettre à la charge de l'État une somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle se fonde sur les articles R. 222-1 du même code pour statuer sur les suites du désistement.
Avocat : GIRONDON
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501213
Le Tribunal administratif de Bordeaux donne acte du désistement de la société Cleanis, réputée s'être désistée de sa requête en annulation et en injonction contre le centre hospitalier d'Agen-Nérac. Ce désistement est constaté en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, la société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après une mise en demeure. Le tribunal rejette par ailleurs les conclusions du centre hospitalier aux fins de condamnation de la société à des frais.
Avocat : AARPI PALMIER ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600400
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, rejette le recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire modificatif. La requérante invoquait principalement des troubles de voisinage (perte d'intimité, ensoleillement) et une non-conformité des travaux, mais ces griefs relèvent du droit privé et sont inopérants devant le juge administratif. La juridiction applique l'article A. 424-8 du code de l'urbanisme, rappelant que le permis vérifie uniquement la conformité aux règles d'urbanisme, et l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête aux moyens inopérants ou insuffisamment précisés.
Avocat : NESE
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507887
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté, par ordonnance, la requête de M. Chanoine comme étant manifestement irrecevable. Le requérant n'avait pas saisi la juridiction par une requête régulière conforme à l'article R. 411-1 du code de justice administrative, malgré une mise en demeure de régulariser. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du même code, constatant l'absence d'exposé des faits, de moyens et de conclusions dans les documents présentés.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2508505
Le Tribunal administratif de Rennes statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre des décisions de congé de maladie et de disponibilité d'office d'un agent hospitalier. La juridiction donne acte du désistement d'instance de la requérante concernant ses conclusions principales, après que l'administration a fait droit à son recours gracieux. En conséquence, elle rejette sa demande de condamnation de l'hôpital aux frais irrépétibles sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant que la procédure n'a pas imposé à l'administration une charge injustifiée.
Avocat : SELARL D'AVOCATS MEZIN
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600765
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai assortie d'une interdiction de retour. Le juge estime que les moyens contestant la légalité de l'OQTF et de l'interdiction de retour sont soit manifestement infondés (notamment sur le défaut de motivation), soit insuffisamment précisés pour être examinés. La décision s'appuie principalement sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, L. 611-1, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602517
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé une astreinte provisoire prononcée contre la préfète de l'Isère pour inexécution partielle et tardive d'une injonction de délivrer un titre de séjour. La juridiction a constaté que l'administration avait finalement délivré le titre, mais avec un retard non justifié, et a fixé le montant de l'astreinte à 50 euros par jour pour la période de retard. La décision s'appuie sur les articles L. 911-6, L. 911-7 et R. 921-7 du code de justice administrative.
Avocat : TERRASSON
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602816
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet d'abrogation d'une OQTF. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le préjudice invoqué (échec académique lié à un stage) découle du maintien de l'étranger sur le territoire malgré une OQTF devenue définitive, et non de la décision attaquée. La demande est examinée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL ABOUDAHAB
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409063
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction. Le litige est devenu sans objet car l'autorité consulaire a délivré le visa de long séjour sollicité pour la réunification familiale après l'introduction du recours, ce qui implique le retrait implicite de la décision initialement attaquée. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative et condamne l'État à verser des sommes au titre des frais irrépétibles (articles L. 761-1 du même code et 37 de la loi du 10 juillet 1991).
Avocat : BENVENISTE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409870
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de délivrer un visa de long séjour. Il constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, le visa ayant été délivré après l'introduction de la requête, rendant ces conclusions sans objet. Le tribunal rejette par ailleurs les conclusions indemnitaires du requérant, les jugeant manifestement irrecevables pour défaut de production de la décision rejetant sa réclamation préalable, conformément aux articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2410830
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite de visas de long séjour. Cette décision fait suite à la délivrance des visas sollicités par l'autorité consulaire, ce qui a rendu la requête sans objet. Le tribunal condamne néanmoins l'État à verser des sommes au titre des frais exposés pour la procédure, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : LEUDET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2414590
Le Tribunal administratif de Nantes statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir contre le refus d'un visa de long séjour pour conjoint de Français. Le tribunal constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, le visa ayant été délivré après l'introduction des requêtes. Il condamne néanmoins l'État à verser 600 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : SCP RIVIERE & GAULT ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2514966
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite de visas de long séjour pour deux enfants. La juridiction constate que les visas ont été délivrés avant l'enregistrement de la requête, la privant ainsi d'objet et la rendant manifestement irrecevable. L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et condamne l'Etat à verser 800 euros au requérant au titre des frais de l'instance.
Avocat : LEUDET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522929
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... contestant le refus implicite de l'autorité consulaire de le convoquer pour une demande de visa. La juridiction a constaté que le requérant, résidant en Algérie et non représenté par un avocat, n'avait pas régularisé sa requête en élisant domicile en France ou dans un État de l'UE, de l'EEE ou en Suisse, malgré une mise en demeure. L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 431-8 du code de justice administrative pour prononcer l'irrecevabilité manifeste du recours.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522993
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... visant à contester le refus d'un visa de court séjour. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable car le requérant, résidant en Arménie et non représenté par un avocat, n'a pas régularisé sa situation en élisant domicile en France ou dans un territoire de l'UE/EEE/Suisse, malgré une mise en demeure. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 431-8 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601964
**Sujet principal** : Opposition à une contrainte pour recouvrement d'indus d'allocations de logement social. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation d'ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Paris, compétent en raison du domicile de la requérante à Paris. **Textes appliqués** : Article R. 351-3 du code de justice administrative (transmission du dossier) et article R. 133-3 du code de la sécurité sociale (compétence territoriale liée au domicile du débiteur).