Jurisprudence administrative
581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 883
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600809
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté une demande de référé-suspension visant une délibération de la commission syndicale du pays de Cize. Le requérant, un ancien agent saisonnier, contestait la légalité de la décision modifiant le mode de gestion d'un chalet et lançant un nouveau recrutement. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité, exigées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'étaient pas remplies.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602153
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler plusieurs arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence). Le tribunal a jugé que le préfet du Bas-Rhin avait légalement exercé ses pouvoirs de police des étrangers, notamment au regard des articles L. 511-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les moyens soulevés (défaut de motivation, méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, erreurs de droit) n'étaient pas fondés. La demande d'injonctions (délivrance d'un titre de séjour, effacement du signalement Schengen) a également été rejetée.
Avocat : BERRY
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602247
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné un recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux ordonnant la reconduite à la frontière de deux ressortissants kosovars. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les décisions contestées, prises sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étaient légales. Il a notamment estimé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et l'interdiction de retour prononcées n'étaient pas contraires à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : AARPI ELEOS AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602286
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant albanais du territoire français. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg. **Solution retenue** : Le tribunal rejette les moyens soulevés par le requérant concernant le non-respect de son droit d'être entendu et l'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il constate que l'étranger a été entendu en procédure de vérification du droit au séjour avant la décision et que l'arrêté est suffisamment motivé. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 611-1), jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne sur le droit d'être entendu.
Avocat : SELARL AXIO AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602291
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, une interdiction de retour et une assignation à résidence. Le tribunal a annulé l'ensemble de ces mesures, considérant que le préfet avait commis une erreur de fait en estimant que l'intéressé n'avait entrepris aucune démarche de régularisation, et que la procédure était entachée d'un défaut d'examen individuel de sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : AIRIAU
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602318
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la demande de suspension d'expulsion. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas établie et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de l'arrêté préfectoral accordant le concours de la force publique n'est soulevé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 714-1 du code de la consommation, considérant que la suspension des effets de la clause résolutoire prévue par ce dernier texte ne fait pas obstacle à l'exécution d'un jugement d'expulsion devenu définitif.
Avocat : NICOLAS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309170
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'indemnisation des proches d'un ancien militaire décédé d'un lymphome après son exposition aux essais nucléaires en Polynésie française. Le tribunal a jugé que leur action en responsabilité contre l'État était prescrite, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter de l'année suivant le décès en 2002, et non à partir de la décision du CIVEN. La juridiction a appliqué la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État.
Avocat : SCP TEISSONNIERE & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2311199
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Weesure Protection visant à annuler le refus d'autorisation de licenciement disciplinaire d'un salarié protégé. Le juge a considéré que l'inspectrice du travail avait légalement apprécié que les absences reprochées, liées à un arrêt maladie, ne constituaient pas une faute d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement, au regard notamment des obligations de l'employeur en matière de santé et sécurité (article L. 4121-1 du code du travail). La décision implicite de rejet du recours hiérarchique a également été jugée légale.
Avocat : DELSOL AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2306099
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Formago, qui contestait son déréférencement de la plateforme « moncompteformation » et les sanctions financières associées prononcées par la Caisse des Dépôts et Consignations. La juridiction a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée et que la décision attaquée était régulière, notamment au regard des dispositions du code du travail et du code des relations entre le public et l’administration. Elle a également validé la procédure de soustraction au contradictoire d’une pièce confidentielle, fondée sur l’article R. 412-2-1 du code de justice administrative.
Avocat : SAFFAR
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401467
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en excès de pouvoir visant à obtenir la restitution de points sur un permis de conduire. Le sujet principal était la légalité du refus implicite du ministre de l'Intérieur de créditer huit points après l'annulation judiciaire des amendes correspondantes. La juridiction a rejeté la requête pour sept infractions, constatant soit l'absence de retrait initial, soit la suppression ultérieure des mentions, mais a ordonné la restitution d'un point pour l'infraction du 16 mars 2021, cette mention n'ayant pas été supprimée. La solution s'appuie sur les articles L. 223-1 et L. 225-1 du code de la route, ainsi que sur les articles 529 et suivants du code de procédure pénale, qui régissent l'établissement de la réalité de l'infraction et la gestion du retrait de points.
Avocat : FRANK
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402315
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'indemnisation de Mme A..., victime d'un accident de la circulation imputé à des travaux de purge d'une falaise. La juridiction a jugé que la requérante, en tant qu'usagère de la route départementale, ne pouvait pas invoquer la responsabilité sans faute pour travaux publics, réservée aux tiers, et qu'aucune faute dans l'entretien de l'ouvrage public n'était établie. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité administrative issus du code de la voirie routière et du code de justice administrative.
Avocat : SCP FAYOL & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402322
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A... qui demandait l'annulation du refus de délivrance d'une attestation de capacité professionnelle pour le transport léger de personnes. La juridiction estime que le requérant, exploitant une micro-entreprise de VTC, ne justifie pas avoir géré de manière continue et principale une entreprise de **transport public routier de personnes** pendant deux ans, condition exigée par l'article R. 3113-40 du code des transports et l'arrêté du 28 décembre 2011. Le tribunal considère ainsi que l'administration a légalement refusé la délivrance de l'attestation.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402479
**Sujet principal** : La société Collector Motors Shop conteste devant le Tribunal Administratif de Lyon des redressements fiscaux (TVA, impôt sur les sociétés, pénalités) en invoquant une irrégularité de procédure, à savoir le refus de l'administration d'accorder un entretien avec le supérieur hiérarchique du vérificateur. **Juridiction et solution** : Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société. Il a jugé que la demande d'entretien, formulée après la réunion de synthèse et l'envoi de la proposition de rectification, était tardive et ne relevait plus de la garantie procédurale offerte par la charte du contribuable vérifié. **Textes appliqués** : La décision s'appuie sur les dispositions de la charte des droits et obligations du contribuable vérifié (intégrée au Livre des Procédures Fiscales par l'article L. 10), qui organise le droit à un entretien hiérarchique à des moments précis de la procédure de contrôle.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS FIDAL ANNECY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402997
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 25 janvier 2024 retirant son permis de conduire pour fraude présumée à l'examen théorique. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation et du non-respect des droits de la défense, la requérante ayant été préalablement informée et ayant pu présenter ses observations. Les textes appliqués sont principalement le code de la route et le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : HASSID
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403391
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la demande de décharge d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2020. Le requérant contestait la qualification de rémunérations occultes et l'imposition en revenus de capitaux mobiliers de sommes perçues de son employeur. Le tribunal estime que l'administration a légalement appliqué les articles 111 c) du code général des impôts et L. 55 du livre des procédures fiscales, considérant que les sommes non déclarées constituaient bien des rémunérations occultes imposables.
Avocat : INCEPTO AVOCATS FISCALITE ET CONSEIL
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405039
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours en excès de pouvoir concernant une décision implicite de refus de regroupement familial. Le requérant, un ressortissant camerounais, demandait réparation pour le préjudice découlant de ce refus implicite et de la durée de l'instruction. La juridiction a rejeté la demande d'indemnisation, considérant que l'administration n'avait pas commis de faute lourde dans le traitement du dossier, notamment au regard des délais d'instruction prévus par l'article R. 434-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision finale avait accordé le regroupement familial.
Avocat : MUSCILLO
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405348
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de titre de séjour. Le tribunal a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et ne comportait pas d'erreur de droit ou de fait affectant sa légalité. Les moyens invoqués, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA ainsi que de l'article 8 de la CEDH, ont été écartés.
Avocat : SCP ROBIN VERNET
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405352
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A... visant à annuler le refus de titre de séjour et à en obtenir la délivrance. La juridiction estime que la décision préfectorale attaquée du 12 décembre 2023 est suffisamment motivée, procède d'un examen particulier de la situation du requérant, et que les erreurs matérielles invoquées sont sans incidence sur sa légalité. Le tribunal écarte ainsi les moyens soulevés, fondés notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SCP ROBIN VERNET
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405833
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de la préfète du Rhône refusant un rendez-vous pour le dépôt d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour. La juridiction a jugé que, sauf demande abusive ou dilatoire, l'administration ne peut refuser de recevoir un étranger pour enregistrer sa demande, car cela porte atteinte à son droit de voir sa situation examinée. La solution s'appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-3, R. 431-12 et R. 431-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GUERAULT
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407570
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de refus d'un premier titre de séjour opposée à une ressortissante macédonienne, au motif d'un défaut de motivation. La juridiction a jugé que l'administration, sollicitée par l'intéressée, n'avait pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois prescrit par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Avocat : FRERY