Jurisprudence administrative

581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 883

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503154

Sujet principal : Opposition à une contrainte émise par France Travail Normandie pour le recouvrement d'un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi. Juridiction : Tribunal Administratif de Caen (3ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette l'opposition du requérant et valide la contrainte, considérant que la procédure de recouvrement (mise en demeure puis contrainte) a été régulièrement suivie par France Travail. Textes appliqués : Articles L. 5426-8-2, R. 5426-20 et R. 5426-21 du code du travail, régissant la procédure de contrainte pour le recouvrement des prestations indûment versées.

Avocat : SELARL SALMON ET ASSOCIES

24 mars 2026• 3ème chambre JU
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503239

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a ordonné une expertise sur l'enrochement Pignochet à Saint-Jean-le-Thomas. L'expertise, demandée par la communauté d'agglomération Mont Saint-Michel Normandie, vise à déterminer l'origine des désordres de l'ouvrage et son impact sur l'érosion côtière, dans la perspective d'un éventuel litige en responsabilité. La juridiction a retenu l'utilité de cette mesure d'instruction au regard de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : MARC

24 mars 2026
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600456

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant capverdien contre un arrêté préfectoral de remise aux autorités portugaises et d'interdiction de circulation. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et qu'elle reposait sur un examen sérieux de la situation de l'intéressé, qui séjournait irrégulièrement en France sans avoir tissé de liens profonds avec le pays. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 411-1, L. 621-2 et L. 622-1.

24 mars 2026• Réconduite à la frontière
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600458

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant capverdien contre un arrêté préfectoral de réadmission au Portugal et d'interdiction de circulation. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de la situation administrative et personnelle du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 411-1, L. 621-2 et L. 622-1.

24 mars 2026• Réconduite à la frontière
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600459

Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête d'un ressortissant algérien visant l'annulation du rejet de sa demande de titre de séjour et de son assignation à résidence. Le juge constate que la requête ne contient aucun moyen juridique à l'encontre des décisions attaquées, en violation des exigences de procédure. La requête est donc déclarée irrecevable sur le fondement des articles R. 411-1 du code de justice administrative et R. 922-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DAAGI

24 mars 2026• Réconduite à la frontière
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502070

Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante algérienne et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu son pouvoir discrétionnaire de régularisation en ne tenant pas suffisamment compte de la situation médicale grave et de la perte d'autonomie de la mère de la requérante, dont elle est le seul soutien en France. La décision s'appuie sur les principes découlant de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et sur les exigences du respect de la vie privée et familiale.

Avocat : BERTIN BRIGITTE

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2402454

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus d'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a considéré que le refus, fondé sur l'absence de production d'un visa de long séjour mention "étudiant" exigé par l'instruction, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir, car le dossier était effectivement incomplet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles R. 431-10 et R. 431-11 et l'annexe 10.

Avocat : ALVARENGA

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2302199

Le Tribunal Administratif de Besançon rejette la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 25 septembre 2023. Le tribunal estime que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'irrégularité de la notice explicative et à l'avis de l'hydrogéologue, ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique et du code de la santé publique.

Avocat : DRAVIGNY

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400123

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête d'un conseiller régional contestant la réduction de 30% de son indemnité pour absences non justifiées aux commissions. Le juge a estimé que la décision de la présidente de région était légale, notamment au regard de l'article L. 4135-16 du code général des collectivités territoriales et des dispositions du règlement intérieur de la collectivité. Il a également écarté les moyens soulevés, dont celui tiré de l'absence de mention des voies de recours dans la notification, et a rejeté la demande d'annulation de l'article 72 du règlement intérieur.

Avocat : CABINET ADAES AVOCATS (SARL)

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400134

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande principale de Mme C... visant à engager la responsabilité du centre hospitalier intercommunal de Haute Comté pour des fautes médicales présumées lors de l'accouchement de son fils. La juridiction a estimé que les éléments du dossier, notamment l'expertise de la commission de conciliation et d'indemnisation, étaient suffisants pour statuer sans ordonner une nouvelle expertise. Les conclusions subsidiaires dirigées contre l'ONIAM ont également été rejetées, le tribunal considérant que les conditions d'indemnisation au titre de la solidarité nationale n'étaient pas remplies.

Avocat : TAMBURINI-BONNFOY

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400210

Le Tribunal Administratif de Besançon rejette la demande d'annulation de l'article 12 de l'arrêté préfectoral du 4 décembre 2023, qui interdit de pénétrer dans l'eau de la rivière Dessoubre jusqu'à une date fixée pour protéger la reproduction des salmonidés. La juridiction écarte le moyen de vice de procédure, relevant que les avis requis (fédération de pêche) ont été recueillis et que l'argument sur la consultation du public n'est pas fondé. Elle rejette également le moyen d'erreur d'appréciation, considérant que l'interdiction est justifiée par la nécessité de protéger l'ombre commun, une espèce patrimoniale en déclin, et que le préfet a agi dans le cadre de ses pouvoirs de police de la pêche (Code de l'environnement).

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400377

Le Tribunal Administratif de Besançon rejette la requête de la commune nouvelle d’Etalans visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant une indemnité de retrait d'une communauté de communes. La juridiction estime que le préfet du Doubs a régulièrement procédé au réexamen ordonné par une précédente décision de justice et que le calcul de l'indemnité de 251 388,12 euros respecte les dispositions des articles L. 5211-19 et L. 5211-25-1 du code général des collectivités territoriales. Elle rejette également la demande de condamnation de l'État aux dépens.

Avocat : BROCARD-GIRE

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400617

Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé l'arrêté préfectoral refusant le regroupement familial d'un ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la condamnation pénale ancienne et isolée de l'intéressé, invoquée par le préfet, n'établissait pas un manquement aux principes essentiels de la vie familiale en France, condition exigée par l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a en conséquence enjoint au préfet d'accorder le regroupement familial dans un délai de deux mois.

Avocat : ABDELLI - ALVES

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400790

Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé la décision du préfet du Territoire de Belfort retirant le certificat de résidence algérien de dix ans à M. B... La juridiction a jugé que ni l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ni le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne permettaient un tel retrait au motif d'une menace pour l'ordre public. Le tribunal a également estimé que, au vu des circonstances de l'affaire, la menace pour l'ordre public n'était pas établie.

Avocat : WOLDANSKI

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400802

Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour un ressortissant ivoirien. Le juge a retenu un défaut de motivation, car le préfet du Doubs n'a pas communiqué les motifs de son refus malgré une demande régulière de l'intéressé, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La juridiction n'a pas examiné les autres moyens soulevés par le requérant.

Avocat : PERREY

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400911

Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire d'un mois infligée à une fonctionnaire territoriale. Le juge a retenu un vice de procédure, constatant que l'agent n'avait pas été informé de son droit de se taire avant son audition, méconnaissant ainsi les principes issus de l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. La décision a été annulée car la sanction reposait de manière déterminante sur des propos tenus lors de cette audition irrégulière.

Avocat : SELARL JEAN-PIERRE & WALGENWITZ AVOCATS ASSOCIES

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502205

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant malgache, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet du Jura n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intéressé ne remplissait pas les conditions pour obtenir une carte de résident en tant que travailleur temporaire, au regard des articles L. 426-17 et L. 426-19 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était légale et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés.

Avocat : DRAVIGNY

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502212

Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour à une ressortissante tchadienne et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a annulé la décision du préfet, considérant que le refus de délivrer un titre de séjour au titre de l'étranger malade (article L. 425-9 du CESEDA) était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, notamment sur la disponibilité du traitement médical dans le pays d'origine. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de la requérante.

Avocat : TOURNAN

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502824

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'expulsion, la fixation de son pays de renvoi et le retrait de sa carte de résident. Le tribunal a jugé que la procédure suivie par le préfet du Jura était régulière, notamment en ce qui concerne la composition de la commission d'expulsion et le respect des droits de la défense. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CLEMANG

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600573

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de suspension en référé présentée par un agent hospitalier contestant le refus de reconnaissance de sa maladie comme imputable au service. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré la baisse de rémunération et la demande de remboursement, et qu'il n'existait pas de doute sérieux sur la légalité de la décision administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés de maladie.

Avocat : BREY CELINE

24 mars 2026