Jurisprudence administrative
369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 339
Décisions totales
384 309
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604563
**Sujet principal** : Demande d'injonction pour délivrance d'un récépissé de titre de séjour et condamnation aux frais irrépétibles. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge constate le désistement de la requérante concernant l'injonction (le récépissé ayant été délivré entre-temps) et condamne l'État à lui verser 1 000 € au titre des frais irrépétibles. Le surplus de la requête est rejeté. **Textes appliqués** : Article L. 761-1 du code de justice administrative (frais irrépétibles). La demande initiale était fondée sur l'article L. 521-3 du même code (référé-liberté) et l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET LEXIDY (SELARL)
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604579
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction au préfet des Hauts-de-Seine pour statuer sur un renouvellement de titre de séjour et délivrer un récépissé. Le juge a constaté le désistement pur et simple du requérant, intervenu par mémoire avant le jugement. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il a simplement donné acte de ce désistement par ordonnance, mettant ainsi fin à la procédure.
Avocat : COCHELARD
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605655
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante ivoirienne visant à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car la requérante, munie d'un visa long séjour "visiteur" valable jusqu'en janvier 2026, n'était pas en situation irrégulière au moment de l'instance. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : OBENG-KOFI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606159
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant tunisien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour autorisant le travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car le requérant, dont la demande était en cours d'instruction, ne démontrait pas l'existence d'un préjudice imminent et irréparable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BOUDJELLAL
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606176
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion et d'assignation à résidence pris à l'encontre du requérant. La juridiction a estimé que le préfet du Val-d'Oise avait légalement caractérisé une menace grave pour l'ordre public, justifiant ces mesures, et que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité n'étaient pas réunies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'examen des conventions internationales invoquées.
Avocat : RICHARD
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606248
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'injonction au préfet de délivrer un récépissé de complétude pour sa demande de naturalisation. Le juge a estimé que le requérant, titulaire d'un titre de séjour valable, ne justifiait pas de l'urgence particulière requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour une telle mesure. La décision s'appuie également sur l'article 21-25-1 du code civil, en relevant que le demandeur n'établissait pas avoir déposé un dossier complet, condition préalable à la délivrance du récépissé.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2607480
Sujet principal : Désistement d'une requête en référé contractuel visant à annuler une procédure de marché public. Juridiction : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la société requérante, mettant fin à l'instance. Textes appliqués : Code de justice administrative (procédure de désistement).
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603693
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension en référé présentée par la société AIM NEFS contre des mesures de recouvrement forcé (mise en demeure et saisie à tiers détenteur). Le juge a estimé que la société n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des actes contestés, notamment en raison de l'absence de contestation préalable du titre de perception auprès du comptable public, comme l'exige le décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 281 du livre des procédures fiscales.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603912
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a modifié une précédente injonction adressée au préfet de l'Essonne en raison de son inexécution. Considérant que ce défaut d'exécution constituait un élément nouveau, le juge a assorti l'injonction de réexaminer la demande de titre de séjour de la requérante d'une astreinte de 100 euros par jour de retard. Cette décision est fondée sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, qui permet de modifier une mesure de référé en présence d'une circonstance nouvelle.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603952
Le Tribunal administratif de Versailles a suspendu la décision du préfet de l'Essonne clôturant la demande de titre de séjour "vie privée et familiale" d'une ressortissante brésilienne, épouse d'un Français. Le juge des référés a estimé que l'urgence était caractérisée par la situation de précarité administrative et sanitaire de la requérante, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision préfectorale, celle-ci étant fondée sur l'existence erronée d'une autre demande en cours. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, dans l'attente d'un jugement au fond sur la légalité du refus.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600513
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour. La juridiction a estimé que la motivation de l'arrêté était suffisante et que le préfet n'avait pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et administrative du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : VERCOUSTRE
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501857
Le Tribunal Administratif de La Réunion a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus d'attribution d'une carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Le demandeur, atteint de la maladie de Parkinson, contestait ce refus. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a examiné si l'état de santé du requérant justifiait l'attribution de la carte au regard des critères légaux, notamment ceux définis par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue n'est pas explicitement indiquée dans l'extrait fourni, qui s'arrête au milieu de l'exposé des critères d'attribution.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501949
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé l'arrêté du 19 septembre 2025 prononçant une exclusion de trois jours à l'encontre d'un agent départemental. Le juge a reconnu la matérialité d'un manquement à l'obéissance hiérarchique (articles L. 121-10 et L. 530-1 du code général de la fonction publique), mais a estimé que la sanction, étant la plus lourde du premier groupe, était disproportionnée au regard des faits retenus. Le tribunal a en conséquence ordonné au département de procéder à la réintégration juridique de l'agent et à la reconstitution de sa carrière et de ses droits sociaux.
Avocat : DEJOIE SEGOLENE
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600450
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'une déclaration préalable délivrée par la maire de Salazie pour des travaux sur une maison. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le préfet, notamment le défaut d'autorisation de construire originelle et l'absence d'avis conforme de la CDPENAF, créaient un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La décision s'appuie sur les articles L. 554-1 du code de justice administrative et L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, ainsi que sur des dispositions du code de l'urbanisme et du code rural.
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600478
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de refus de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas établie, car la requérante ne sollicitait pas un renouvellement et aucune obligation de quitter le territoire n'avait été prise. Par conséquent, il n'a pas examiné le sérieux du doute sur la légalité de la décision.
Avocat : LE CHEVILLIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2111057
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête d'un magistrat demandant l'annulation du refus implicite de lui verser son traitement indexé pour deux périodes distinctes lors de son affectation en Nouvelle-Calédonie. Le tribunal a jugé que le coefficient de majoration n'était dû qu'à compter de la prise effective de fonctions le 1er septembre 2017, et non depuis son arrivée sur le territoire, et qu'il cessait lors de son congé annuel précédant sa réaffectation à Marseille. La décision s'appuie sur le décret du 23 juillet 1967 et le décret du 5 mai 1951, qui subordonnent le bénéfice de l'indexation à l'exercice effectif des fonctions ou au maintien de la résidence dans le territoire.
Avocat : ELMOSNINO
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302045
**Sujet principal** : La requête d'une fonctionnaire territoriale visant à obtenir réparation pour l'absence de reclassement pérenne après une inaptitude professionnelle et l'annulation du rejet de sa demande d'affectation adaptée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette les conclusions indemnitaires de l'agent, considérant que la commune n'a pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité en l'absence de préjudice direct et certain démontré. L'instruction révèle que l'administration a procédé à des affectations adaptées et respecté ses droits statutaires (avancement, bonification). **Textes appliqués** : Les lois statutaires de la fonction publique territoriale (loi n°84-53 du 26 janvier 1984) et les principes généraux de la responsabilité administrative.
Avocat : NOÛS AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302541
Sujet principal : Recours en annulation d'un arrêté de mise en disponibilité d'office d'un agent territorial et demande de réintégration. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille. Solution retenue : Le tribunal rejette l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la commune, car l'arrêté attaqué, bien qu'abrogé par la suite, a reçu exécution. Il examine donc le fond de la requête aux fins d'annulation. Textes appliqués : L'article 72 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 (statut de la fonction publique territoriale) régissant la disponibilité et la réintégration.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302915
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande d'indemnisation d'un agent territorial qui invoquait une faute de la région PACA dans la gestion de sa demande de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa pathologie et l'illégalité des arrêtés le plaçant en congé maladie. Le tribunal a jugé que l'agent n'apportait pas la preuve d'une gestion fautive de son dossier après l'annulation de la décision initiale de rejet, et que les préjudices allégués n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative.
Avocat : PELGRIN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303745
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision de l'ONACVG refusant une aide financière à la requérante, enfant d'un ancien harki. Le tribunal a estimé que l'administration avait commis une erreur de fait en considérant que le hameau de forestage de la Roque d'Anthéron était fermé lors du séjour de l'intéressée, alors que les pièces du dossier démontraient sa présence effective. La décision s'appuie sur les conditions d'octroi prévues par le décret du 28 décembre 2018, lu en combinaison avec la liste des structures figurant en annexe du décret du 18 mars 2022.