Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602028
**Sujet principal** : Demande d'un étranger en procédure de renouvellement de titre de séjour visant à obtenir une injonction pour avancer la date de son rendez-vous en préfecture et se voir délivrer un récépissé. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête. Il estime que la convocation à un rendez-vous fixé par la préfecture ne constitue pas une décision faisant grief et qu'aucun texte n'impose à l'administration un délai déterminé pour recevoir le demandeur, dès lors qu'un rendez-vous a été fixé dans un délai raisonnable. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles") et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la procédure de délivrance des titres de séjour.
Avocat : MHK AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602366
Sujet principal : Demande d'injonction pour la remise d'une carte de séjour déjà fabriquée mais refusée par l'administration. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, car le juge des référés saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne peut s'opposer à une décision administrative explicite de refus. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative, relatif aux mesures d'urgence. Le requérant est invité à contester la légalité de la décision de refus devant le tribunal administratif compétent, éventuellement par une procédure de référé-suspension.
Avocat : GOZLAN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602369
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête du préfet de Seine-et-Marne visant à l'expulsion d'un demandeur d'asile d'un centre d'hébergement. Le juge des référés a considéré que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie, car l'intéressé avait formé un recours devant la Cour nationale du droit d'asile, ce qui prolongeait son droit de séjour et d'hébergement. La décision s'appuie sur les articles L. 542-1, L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SOLTANI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602381
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour et de changement de statut. Le juge a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension, car l'administration avait, postérieurement à la requête, convoqué l'intéressé pour le dépôt de son dossier, rendant la mesure sollicitée sans objet provisoire. Il a toutefois mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par le requérant, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602412
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par la société APAVE pour manquements présumés aux obligations de publicité et de mise en concurrence lors d'un appel d'offres pour un accord-cadre de contrôle technique. La requête, fondée sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été retirée par un désistement de la société requérante avant l'audience. Le juge a donc donné acte de ce désistement, mettant fin à l'instance sans examen du fond, et n'a pas statué sur la demande de condamnation aux dépens formulée par le groupement hospitalier défendeur.
Avocat : CABINET SYMCHOWICZ - WEISSBERG
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602433
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) pour statuer sur une demande d'asile. Le juge constate que l'OFPRA a pris une décision de rejet postérieurement à l'introduction de la requête, rendant ainsi la demande d'injonction sans objet. Par conséquent, il y a lieu à non-lieu à statuer sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le requérant est admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : KODMANI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602434
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant algérien demandant l'astreinte de l'administration pour non-exécution d'une précédente injonction de statuer sur son titre de séjour. Le juge a rejeté la demande, considérant que la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour et l'instruction en cours du dossier par la préfecture ne justifiaient pas l'urgence requise pour prononcer une astreinte sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602458
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant tunisien demandant l'injonction au préfet de lui délivrer un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de carte de résident. Le requérant s'étant désisté de sa demande principale après que la préfecture lui ait finalement délivré une convocation, le juge a acté ce désistement. Toutefois, il a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en raison des démarches inutiles imposées au requérant par le dysfonctionnement de l'administration.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602459
Sujet principal : Demande d'injonction pour convocation rapprochée en vue de la délivrance d'une attestation provisoire de séjour pour fin d'études. Juridiction : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Le juge estime qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête, car l'administration a, postérieurement à son introduction, convoqué la requérante à une date proche (10 mars 2026). Les conclusions de l'administration visant à condamner la requérante aux frais sont rejetées. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles).
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602484
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande du préfet de Seine-et-Marne d'expulser un demandeur d'asile d'un centre d'hébergement. Le juge estime que les manquements graves au règlement reprochés à l'occupant ne sont pas suffisamment établis pour justifier, en urgence, une mesure d'expulsion forcée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le défendeur est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : SOLTANI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510796
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance et d'action du requérant, M. A..., qui renonçait à son recours contre le transfert d'un permis de construire. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : CONVAIN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518325
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui retirait son recours en excès de pouvoir contre un permis de construire. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : CABINET QUERCIA AVOCATS (AARPI)
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2600911
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge estime que la requérante, une ressortissante albanaise, n'a pas justifié de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour obtenir une telle mesure provisoire. La demande d'injonction et la demande de condamnation aux dépens sont également rejetées.
Avocat : COSTA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601053
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour et d'injonction de délivrer une autorisation provisoire de travail. Le juge a estimé que la requête était manifestement mal fondée, car une décision implicite de rejet était née du silence de la préfecture après quatre mois, mettant fin au droit de l'étrangère à se voir délivrer un récépissé provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les articles R. 432-1, R. 432-2 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602365
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'invalidation du permis de conduire du requérant. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que la situation préjudiciable (impossibilité d'exercer sa profession de chauffeur poids lourds) résulte en grande partie du comportement du requérant, qui a épuisé ses points durant sa période probatoire et n'a pas suivi le stage de récupération prescrit. La demande est examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602488
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'injonction de délivrer un titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car l'éloignement ne peut intervenir avant l'issue du recours contentieux, et que la requête ne révèle pas de doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative et l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : KEUFAK TAMEZE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602524
**Sujet principal** : Demande d'injonction adressée au préfet pour obtenir une convocation afin de déposer une demande de régularisation de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le juge estime que la demande, formée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-mesures utiles), n'est plus utile car un rejet implicite de la demande de titre de séjour est intervenu. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant le délai et les effets du silence de l'administration.
Avocat : GRAUZAM - ELBAZ - SAMAMA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604896
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension de saisies administratives à tiers détenteur. Le juge estime que la requête est irrecevable car les saisies, notifiées les 19 et 20 mars 2026, avaient produit leur plein effet d'attribution immédiate avant l'introduction de l'instance le 25 mars, rendant la demande dépourvue d'objet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 262 du livre des procédures fiscales définissant les effets de la saisie.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2605183
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de délivrance de passeport. Le juge estime que le requérant, placé sous contrôle judiciaire, ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, car il s'est lui-même placé dans cette situation en programmant un voyage sans tenir compte des délais administratifs. La demande est donc jugée irrecevable sur ce fondement.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2302562
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé les décisions contestées relatives à la cessation anticipée des fonctions d'un chef de département universitaire et à la nomination de son remplaçant. Le juge a estimé que le directeur de l'IUT avait méconnu les dispositions statutaires de l'établissement, notamment celles prévoyant l'avis du conseil de l'institut, et que la procédure suivie était irrégulière. Les décisions adoptées par le conseil de département réuni sous cette présidence illégale ont également été annulées.
Avocat : AARPI WTAP AVOCATS