Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603289
**Sujet principal** : Demande d'injonction adressée au préfet pour l'enregistrement d'une demande de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé avec autorisation de travail. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que le requérant ne démontre ni le caractère complet de son dossier de demande (absence de preuve probante), ni l'existence d'une situation d'urgence, notamment au regard des délais et de l'absence de signature sur le contrat d'apprentissage produit. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 (référé mesures utiles) et L. 522-3 (rejet sans instruction) du code de justice administrative (CJA).
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600579
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a suspendu une décision implicite de refus du centre hospitalier de Pau de réintégrer une agent dans son emploi d'origine. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la dégradation de l'état de santé de la requérante et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard d'une erreur manifeste d'appréciation. Il a enjoint à l'hôpital de réexaminer la situation de l'agent pour lui trouver un poste adapté à son état de santé et l'a condamné à verser une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GARCIA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2306496
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté comme irrecevable le recours pour excès de pouvoir formé par des contribuables contre la qualification de leur maison comme "construction nouvelle" à des fins de taxe foncière. La juridiction a jugé que la décision contestée de l'administration fiscale constitue un acte non détachable de la procédure d'imposition. Par conséquent, le litige relève exclusivement de la procédure contentieuse fiscale prévue aux articles L. 190 et L. 199 du livre des procédures fiscales, et non de la voie du recours pour excès de pouvoir.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2307774
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a jugé un recours en excès de pouvoir contre le refus du maire de Goersdorf de rétablir un branchement au réseau d'eau potable. Le tribunal a relevé d'office que le maire n'était pas compétent pour statuer sur une telle demande de branchement, cette compétence relevant du service public de distribution d'eau. Par conséquent, la décision attaquée est annulée pour incompétence, et le tribunal n'a pas eu à examiner les autres moyens soulevés par le requérant.
Avocat : PLACIDI
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2308684
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le refus du CNRS de prolonger son activité au-delà de la limite d’âge. Le tribunal a jugé que l’auteur de la décision était compétent, que la procédure (notamment la consultation de l’institut concerné) était régulière, et que le refus, fondé sur l’intérêt du service pour favoriser le renouvellement des générations, n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation. La décision s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la limite d’âge.
Avocat : SARL MEIER-BOURDEAU LÉCUYER & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500580
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande du syndicat mixte d'études et d'aménagement (SMEA) des Portes de l'Orne visant à faire démolir ou déplacer des pylônes électriques de RTE. Le tribunal a jugé que l'implantation des ouvrages était régularisable, une servitude d'utilité publique étant inscrite au livre foncier, et que la balance des intérêts penchait en faveur du maintien de la ligne haute tension pour l'intérêt général. La décision s'appuie sur la jurisprudence du Conseil d'État relative à la démolition d'ouvrages publics irréguliers.
Avocat : SCP LEBON & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504489
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant sierraléonais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation de son pays de destination. La juridiction a jugé que le préfet du Bas-Rhin était compétent pour prendre ces décisions et que les procédures, notamment la consultation du collège médical, avaient été régulièrement suivies. Le tribunal a estimé que le refus était légalement motivé au regard des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et n'a pas constaté de méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : AIRIAU
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504584
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de M. B... et Mme C..., ressortissants kosovars, visant l'annulation de leurs arrêtés d'éloignement. Le tribunal a jugé que le préfet du Bas-Rhin était compétent pour prendre ces mesures et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 2, 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés. La juridiction a également rejeté la demande de suspension de l'exécution de la mesure d'éloignement, considérant l'absence d'éléments sérieux justifiant un maintien sur le territoire pendant l'examen de leur recours devant la Cour nationale du droit d'asile.
Avocat : HEBRARD
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507852
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. Le tribunal a jugé que le préfet de l'Aude avait légalement pris cette décision, car le requérant, ressortissant algérien en situation irrégulière, ne justifiait pas de l'existence de liens personnels et familiaux en France suffisants pour bénéficier de plein droit d'un titre de séjour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et considère qu'elle ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : IMBERT MINNI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603061
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé-suspension, a ordonné la suspension de la décision implicite de rejet par laquelle la préfète du Rhône a refusé de délivrer un titre de voyage pour réfugié à la requérante. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, au regard de l'atteinte à la liberté d'aller et venir et de la situation familiale de la requérante, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 561-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La suspension est prononcée en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : LANTHEAUME
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603097
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A... C... ép. B... visant à annuler les arrêtés préfectoraux du 8 juillet 2025 (retrait de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour) et du 2 mars 2026 (assignation à résidence). La juridiction a jugé que les conclusions concernant l'arrêté du 8 juillet 2025 étaient irrecevables pour défaut de délai, et que les moyens invoqués contre l'arrêté d'assignation à résidence n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP COUDERC ZOUINE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603174
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de suspension d'un permis de construire tacite pour une maison agricole à Fabras. Le préfet de l'Ardèche invoquait un doute sérieux sur la légalité au regard du règlement d'urbanisme, mais le juge des référés a estimé que le moyen n'était pas, en l'état, propre à créer un tel doute. La décision s'appuie sur les articles L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales et L. 554-1 du code de justice administrative.
Avocat : MARTIN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603241
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour instruction d'une demande de titre de séjour et délivrance d'un document provisoire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge prononce un non-lieu à statuer. Il constate que l'administration a, avant son intervention, accordé la carte de séjour sollicitée et convoqué le requérant pour la remise d'un récépissé, rendant la demande sans objet. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles).
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603341
**Sujet principal** : Demande de suspension et d'injonction en référé-liberté concernant le refus implicite de renouvellement d'une carte de résident. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge donne acte du désistement du requérant concernant les conclusions de suspension et d'injonction, rendues sans objet suite à la délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle en cours d'instance. Il condamne néanmoins l'État à verser au requérant une somme au titre des frais exposés. **Textes appliqués** : L'article L. 761-1 du code de justice administrative est appliqué pour la condamnation aux frais. La décision mentionne également le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des conventions internationales (CEDH, CIDE), bien que ceux-ci ne soient pas appliqués dans le dispositif en raison du désistement.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411629
Le Tribunal administratif de Lyon statue sur une requête en excès de pouvoir concernant un refus implicite de titre de séjour. Le requérant s'étant désisté après l'obtention du titre, la juridiction donne acte de ce désistement et rejette sa demande d'allocation pour frais de procédure. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604005
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant algérien visant à enjoindre à la préfète de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, qui sollicite un premier titre de séjour, n'avait pas démontré de circonstances particulières caractérisant une urgence justifiant une intervention en référé, malgré son allégation d'une promesse d'embauche conditionnelle. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur la jurisprudence relative aux conditions de l'urgence en matière de rendez-vous en préfecture.
Avocat : BEY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604050
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande d’un ressortissant colombien visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car le silence gardé par l’administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, mettant fin à l’instruction de la demande. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604051
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir la délivrance d'un récépissé ou une décision sur une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que le silence gardé par la préfecture pendant plus de quatre mois constitue une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour, ce qui met fin à la phase d'instruction et prive la requérante du droit d'obtenir un récépissé. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les articles R. 432-1, R. 432-2, R. 431-12 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2301566
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'une fonctionnaire hospitalière visant l'annulation de décisions de l'AP-HP refusant la prise en charge de frais médicaux et de transports. La juridiction a estimé que les décisions attaquées étaient régulières, suffisamment motivées et ne relevaient pas d'une erreur manifeste d'appréciation, les dépenses n'étant pas établies comme liées à sa maladie professionnelle (Covid-19 reconnu imputable au service). Elle a appliqué les dispositions de l'article L. 822-24 du code général de la fonction publique sur le remboursement des frais.
Avocat : CABINET BJMR AVOCATS (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2312952
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'une fonctionnaire hospitalière contestant le refus de prise en charge de son arrêt de travail au titre d'une maladie professionnelle. La juridiction a estimé que les décisions attaquées étaient régulières, écartant les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que l'état de santé stabilisé de la requérante justifiait le refus de prise en charge. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à l'imputabilité au service des maladies professionnelles.
Avocat : CABINET BJMR AVOCATS (AARPI)