Jurisprudence administrative

965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

965 937

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601001

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a examiné un recours en excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et une assignation à résidence. Le tribunal a annulé ces mesures, considérant que le préfet de l'Yonne avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte de la situation personnelle et familiale de l'intéressé, notamment de la grossesse avancée de son épouse, et en caractérisant de manière excessive la menace à l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 613-1.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

30 mars 2026• JU REFERE ETR 15 JOURS
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600629

Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile iranien. Le tribunal a jugé que l'évolution de la situation en Iran et le séjour régulier antérieur du requérant constituaient un motif légitime justifiant le dépôt tardif de sa demande, au sens de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.

Avocat : DSC AVOCATS TA

30 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600634

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de deux ressortissants congolais visant l'annulation d'arrêtés préfectoraux ordonnant leur remise aux autorités belges (au titre du règlement Dublin III) et leur assignation à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, n'étaient pas fondés. La juridiction a également rejeté la demande de condamnation de l'État à payer des frais de procédure.

Avocat : DSC AVOCATS TA

30 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA25Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600812

Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'élection du maire et des adjoints de Beaumotte-Aubertans du 20 mars 2026. La juridiction a jugé la protestation irrecevable car elle avait été déposée hors délai, celle-ci ayant été enregistrée le 27 mars 2026, au-delà du délai de cinq jours prévu par les articles R. 119 du code électoral et D. 2122-2 du code général des collectivités territoriales. Le rejet a été prononcé en application de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative relatif aux requêtes manifestement irrecevables.

30 mars 2026
TA30Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2402619

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple des requérants concernant leur demande d'annulation et d'injonction relative à la remise en état d'un chemin. La juridiction a rejeté la demande de la commune de condamner les requérants à une somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.

Avocat : ALLARD

30 mars 2026
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602019

Le Tribunal Administratif de Toulouse statue sur un recours en référé précontractuel formé par trois sociétés contre la commune de Sévérac d’Aveyron, concernant une procédure de consultation pour la conception-réalisation d’un skate-park. Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction, la commune ayant déclaré sans suite la procédure contestée en raison de sa fragilité juridique. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il condamne néanmoins la commune à verser aux sociétés requérantes la somme de 900 euros au titre des frais exposés.

Avocat : SAHEL

30 mars 2026
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602082

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral de fermeture administrative du "Beta Club". Le juge estime que la société requérante n'apporte pas la preuve d'un doute sérieux sur la légalité de cette mesure, prise sur le fondement du code de la sécurité intérieure pour des troubles à l'ordre public. Il considère également que l'urgence n'est pas caractérisée, malgré les conséquences économiques alléguées.

Avocat : DEMOURANT

30 mars 2026
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602609

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'injonction de fournir un hébergement d'urgence à une mère et son enfant. Le juge a estimé que la carence de l'administration n'était pas caractérisée, ne permettant pas de constater une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles qui régissent le droit à l'hébergement d'urgence.

Avocat : BACHELET

30 mars 2026
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602553

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, rejette la demande d'une étudiante visant à obtenir un délai jusqu'au 31 août 2026 pour libérer son logement universitaire. Le juge estime que la requérante, occupant les lieux sans droit ni titre en raison d'un dossier incomplet, ne démontre ni l'urgence extrême ni l'atteinte grave à une liberté fondamentale requises par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La demande est donc jugée irrecevable au titre de la procédure de référé-liberté, en application de l'article L. 522-3 du même code.

30 mars 2026
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601566

Sujet principal : Demande d'expulsion d'occupants sans titre d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile. Juridiction : Tribunal administratif de Rennes (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés constate que la demande du préfet est devenue sans objet, les occupants ayant quitté les lieux spontanément, et rejette donc la requête. Textes appliqués : Articles L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles), et L. 552-2, L. 551-11, L. 542-1 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (régime de l'hébergement des demandeurs d'asile et fin du droit au maintien).

30 mars 2026
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601931

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête en référé d'un ressortissant ivoirien demandant l'injonction au préfet de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a considéré que la mesure sollicitée, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, se heurtait à une contestation sérieuse et faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, à savoir un arrêté préfectoral du 18 mars 2026 rejetant la demande de titre de séjour et ordonnant la reconduite du requérant vers l'Italie. La demande de prise en charge des frais par l'État a également été rejetée au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : VERVENNE

30 mars 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205205

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la SAS Isère Rénovation visant à obtenir la décharge de rappels d'impôts et de TVA. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, estimant que le délai de forclusion pour contester les impositions, symétrique au délai de reprise de l'administration, avait expiré. Cette solution s'appuie sur les articles du livre des procédures fiscales relatifs aux délais de reprise et sur l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 concernant la suspension des délais pendant la période d'urgence sanitaire.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

30 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511960

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante camerounaise, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'administration avait procédé à un examen effectif de sa situation personnelle. Elle a jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la CEDH et de l'article L. 423-23 du CESEDA, compte tenu notamment de l'absence d'enfants en France et de ses attaches familiales et personnelles principales au Cameroun.

Avocat : MATHIS

30 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600287

Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur un recours en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) formé par une requérante pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction ou une décision sur le renouvellement de son titre de séjour. La juridiction a constaté que la préfecture avait délivré l'attestation demandée pendant la procédure, privant ainsi la requête principale de son objet. Elle a en conséquence rejeté les conclusions subsidiaires (délivrance du titre et condamnation aux dépens) comme irrecevables ou non fondées.

30 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602508

**Sujet principal** : Demande de suspension d’une décision préfectorale refusant la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction à une étrangère, mère d’enfants réfugiés. **Juridiction** : Tribunal administratif de Grenoble (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés admet la requérante au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et rejette l’exception de non-lieu à statuer soulevée par la préfète. Il examine les conditions de l’urgence et du doute sérieux sur la légalité pour statuer sur la demande de suspension. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et article R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (régime des attestations de prolongation d’instruction).

Avocat : OZEKI

30 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602551

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné une requête visant à suspendre le refus implicite d'enregistrement d'une demande de titre de séjour et à enjoindre à la préfète d'agir. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a donné acte de son désistement concernant les conclusions en suspension et injonction, rendant celles-ci sans objet. Il a rejeté la demande de condamnation de l'État à une somme d'argent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MIRAN

30 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602314

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande de suspension en référé de la décision du SYCLUM ayant remplacé la collecte en porte-à-porte par un point d'apport volontaire dans le quartier de Beptenaz. Le juge estime que les requérants ne démontrent pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de cette décision, notamment au regard des règles d'organisation du service public et de protection des captages d'eau. La condition d'urgence n'est pas non plus caractérisée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 2224-13 du code général des collectivités territoriales et L. 1321-2 du code de la santé publique.

Avocat : SELARL BLT DROIT PUBLIC

30 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602929

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en annulation d'un arrêté d'assignation à résidence de 45 jours pris à l'encontre d'un ressortissant turc. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris en application de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légal, suffisamment motivé et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut d'examen de la situation personnelle et l'état de santé, ont été écartés.

Avocat : SAMBA-SAMBELIGUE

30 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602683

Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la demande de suspension en référé d'un arrêté municipal refusant un permis de construire et une autorisation de travaux pour un espace de réception. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas établie, notamment car les requérants n'ont pas contesté un précédent refus portant sur le même projet. Il n'examine donc pas le doute sérieux sur la légalité des décisions.

Avocat : SCP ATV AVOCATS ASSOCIES

30 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508841

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de l'association requérante, mettant ainsi fin au litige relatif à la demande d'annulation d'un marché public de démantèlement de remontées mécaniques. La juridiction rejette la demande de la commune de condamner les requérants à une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.

Avocat : CPA CABINET D'AFFAIRES PUBLIC - CAROLINE PILONE

30 mars 2026