Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603159
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requête au fond a déjà suspendu la mesure d'éloignement et son examen prochain répond à la situation de la requérante. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603451
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette, par ordonnance, la protestation électorale formée par la maire de Génissieux concernant les élections municipales de mars 2026. La juridiction estime que la requérante, en sa seule qualité de maire, n'a pas la qualité pour contester ces opérations électorales, réservée aux électeurs et aux éligibles par les articles L. 248 et R. 119 du code électoral. La demande est donc jugée irrecevable et rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603452
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de l'OFII, fondée sur le non-respect du délai de 90 jours pour déposer la demande d'asile, était suffisamment motivée et conforme aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés, notamment concernant l'examen de la vulnérabilité et les vices de procédure, ont été écartés.
Avocat : RENAUD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603802
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile soudanaise. La juridiction a jugé que l'évaluation de la vulnérabilité de la requérante, prévue par les articles L. 522-1 et suivants du CESEDA, n'avait pas été correctement menée, notamment en raison d'un défaut d'entretien personnel et confidentiel. Elle a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de dix jours.
Avocat : DAHANI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2416631
Le Tribunal administratif de Nantes donne acte du désistement du requérant, M. A..., qui avait demandé l'annulation de la décision ministérielle ajournant sa demande de naturalisation. Cette ordonnance fait suite à l'abrogation par le ministre de l'intérieur de la décision initialement attaquée. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un désistement.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2513773
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant son recours contre le rejet de sa demande d'inscription au contingent préfectoral. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond de l'affaire.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601777
Le Tribunal administratif de Nantes donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui contestait l'ajournement de sa demande de naturalisation. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de l'affaire.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602368
**Sujet principal** : Recours en référé précontractuel formé par une société contre le rejet de son offre et de sa candidature dans le cadre d'un marché public. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la société n'établit pas l'urgence justifiant les mesures de suspension sollicitées et ne démontre pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à ses intérêts, conditions requises par l'article L. 551-1 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : L'ordonnance statue principalement sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative relatif au référé précontractuel.
Avocat : ERNST & YOUNG NANTES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604426
Sujet principal : Demande de suspension d'une décision de refus de visa de long séjour pour conjoint de Français, motivée par une interdiction de retour sur le territoire. Juridiction : Tribunal Administratif de Nantes (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la requête est manifestement mal fondée, car le requérant fait l'objet d'une interdiction de retour exécutoire, ce qui constitue légalement un motif de refus de visa. Textes appliqués : Articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension et rejet pour demande mal fondée) ; article L. 311-2 3° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (interdiction de retour comme obstacle à la délivrance d'un visa).
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604587
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension d'urgence du refus de visa. Le juge des référés constate que le requérant n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire, ce qui rend sa demande irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605579
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour opposé à un ressortissant marocain. Le juge a estimé que l'urgence, condition requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée par le seul sous-effectif allégué par l'employeur français. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit statué sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision de refus.
Avocat : IDERKOU
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2601100
Le Tribunal Administratif de Nancy, saisi en référé par la commune de Val-et-Châtillon, a ordonné la désignation d'un expert pour évaluer les risques présentés par un immeuble privé. Le juge a retenu la procédure accélérée prévue par l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, estimant que les éléments produits par le maire établissaient un risque potentiel pour la sécurité publique au sens de l'article L. 511-2 du même code. L'expert devra, dans un délai de 24 heures, constater l'état du bâtiment, évaluer le danger et proposer les mesures nécessaires pour y mettre fin.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600997
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus d'un visa de court séjour. Le juge a constaté un vice de compétence territoriale, la requête relevant du tribunal du lieu de la décision attaquée. En application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Nantes, juridiction territorialement compétente.
Avocat : KONE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2210106
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'indemnisation de M. C... contre la commune de Ronchin suite à l'annulation d'un permis de construire. Le tribunal a jugé que le préjudice financier allégué (perte de valeur vénale) n'était pas certain et que la demande d'indemnisation du préjudice moral était irrecevable pour tardiveté. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Avocat : ERNST & YOUNG SOCIÉTÉ D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2308128
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler la délibération du 17 mars 2023 approuvant la révision du PLU de Douai. Il écarte l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs à la notification de la délibération prescrivant la révision, au respect des modalités de concertation et à la légalité du classement d'une parcelle en espace boisé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code général des collectivités territoriales.
Avocat : GUILMAIN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310786
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant bangladais, qui contestait le refus implicite de lui délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" et demandait l'annulation de cette décision ainsi qu'une injonction au préfet. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, estimant qu'elle avait été introduite au-delà du délai raisonnable d'un an à compter de la notification de l'arrêté préfectoral du 4 novembre 2022, qui lui avait délivré une carte "travailleur temporaire". La décision s'appuie sur les principes de sécurité juridique et sur les dispositions du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2403222
**Sujet principal** : Demande d'annulation d'un refus implicite de délivrance d'un titre de séjour "salarié" et injonction de délivrance. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il relève d'office que la demande de titre de séjour a été irrégulièrement adressée par voie postale, en méconnaissance de la règle de comparution personnelle. Par conséquent, le silence gardé par la préfecture ne constitue pas une décision implicite de rejet susceptible d'être attaquée par la voie du recours pour excès de pouvoir. **Textes appliqués** : Articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) concernant les modalités de dépôt des demandes de titre de séjour.
Avocat : KIOUNGOU
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2407514
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, assorti d'une interdiction de retour. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait pris en compte les critères légaux, notamment ceux prévus par les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a également écarté les autres moyens soulevés, y compris ceux fondés sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602209
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... A... visant à suspendre un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, malgré la situation précaire du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 722-7 qui encadre l'exécution des obligations de quitter le territoire.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603047
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Le magistrat a décidé de transmettre le dossier au Tribunal administratif de Versailles, estimant que ce dernier était désormais compétent. Cette décision de transmission, fondée sur les articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du CESEDA, intervient car l'intéressé, initialement en rétention à Coquelles, a été libéré et réside à Vélizy-Villacoublay (Yvelines).
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES