Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607025
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant contestait les décisions d'éloignement et de placement en rétention du 4 mars 2026, mais le tribunal a constaté que ces mesures ne faisaient qu'exécuter un arrêté d'éloignement antérieur et régulièrement notifié du 4 septembre 2024. La requête a donc été jugée dirigée contre une décision inexistante et rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607401
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus d'inscription à une formation. Le juge a décliné sa compétence au profit du Tribunal administratif de Lille, car l'agent public requérant était affecté dans le ressort de cette juridiction. Cette décision d'incompétence s'appuie sur les articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, relatifs à la compétence territoriale pour les litiges individuels des fonctionnaires.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607579
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction dans le cadre d'une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête, considérant que le tribunal administratif de Paris est incompétent territorialement pour connaître du litige. **Textes appliqués** : L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour établir que la compétence territoriale revient au tribunal administratif du lieu de résidence de la requérante (Montreuil, pour la Seine-Saint-Denis), et sur l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607962
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction. En effet, le maintien en rétention du requérant a pris fin avant le jugement, rendant ces conclusions sans objet. Le surplus des conclusions, notamment la demande d'allocation de somme, est rejeté.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608504
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'un recours contre des arrêtés préfectoraux d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Il a déclaré incompétent pour connaître du litige, estimant que la requête relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Montreuil. Cette solution est fondée sur l'article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence de l'intéressé, en l'occurrence la Seine-Saint-Denis.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609228
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision rejetant une candidature à un logement social. Le juge estime que le requérant, bien que prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO), ne démontre pas le caractère d'urgence requis par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en ne précisant pas ses conditions actuelles de logement. La décision attaquée, qui ne faisait que priver le requérant d'une chance d'examen de sa candidature, n'a pas d'effets suffisamment graves pour justifier une mesure de suspension en urgence, conduisant à son rejet sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609622
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la demande d'une ressortissante tunisienne sollicitant l'obtention d'un récépissé provisoire ou la remise anticipée de sa carte de séjour. La juridiction a estimé que la requérante, dont le titre avait déjà fait l'objet d'une décision favorable, ne démontrait pas l'urgence caractérisée requise pour une telle mesure, ses allégations de préjudice professionnel n'étant pas suffisamment étayées. La condition d'urgence, nécessaire pour ordonner une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale dans un délai de 48 heures, n'était donc pas remplie.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400869
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision de la commission de recours amiable de la CAF de la Seine-Maritime du 14 décembre 2023, qui avait confirmé un indu de prime d'activité. Le tribunal a jugé que la décision de la commission, qui se substitue à la décision initiale, était suffisamment motivée et que l'indu était légalement justifié. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale relatives au recours amiable préalable obligatoire.
Avocat : DELAUNAY
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401194
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté l'opposition formée par Mme A... contre une contrainte de France Travail Normandie visant le recouvrement d'un indu d'allocation spécifique de solidarité (ASS). Le juge a écarté l'exception de prescription, en jugeant que l'action en recouvrement était régie par la prescription quinquennale de droit commun (article 2224 du code civil) et que la notification de l'indu avait interrompu ce délai. Il a également considéré que le recours gracieux préalable, prévu à l'article R. 5426-19 du code du travail, était une condition de recevabilité non respectée, rendant la requête irrecevable.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402757
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de la CNRACL de réviser sa pension de retraite. Le tribunal a jugé que la demande de révision, fondée sur l'oubli d'une bonification pour enfant, était irrecevable car formulée hors du délai d'un an prévu pour les erreurs de droit, et que les conditions légales d'interruption d'activité pour bénéficier de cette bonification n'étaient pas établies. La décision s'appuie sur les articles 62 et 15 du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des agents des collectivités locales.
Avocat : CAPITAINE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405055
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête d'un enseignant demandant la prise en compte de son année préparatoire et de la totalité de sa première année d'IUFM en tant qu'allocataire pour le calcul de sa pension de retraite. La juridiction a jugé que la décision de la rectrice de l'académie de Normandie était conforme aux textes applicables, notamment l'article 14 de la loi n°91-715 du 26 juillet 1991 et le décret n°91-586 du 24 juin 1991. Elle a ainsi estimé que les périodes litigieuses ne pouvaient être intégrées dans la constitution et la liquidation du droit à pension dans les circonstances de l'espèce.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405057
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté le recours d'un fonctionnaire territorial contre une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de trois jours. Le juge a estimé que la procédure respectait les garanties légales, notamment le droit à la communication du dossier et à la défense, et que les faits reprochés (comportements inappropriés envers des collègues) étaient suffisamment établis. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le décret du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500287
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour retard dans l'envoi d'un chèque énergie par l'Agence de services et de paiement (ASP). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de M. A... Il considère que le retard dans l'envoi du chèque énergie 2023 est principalement imputable au requérant pour n'avoir pas fourni à temps les justificatifs requis (notamment sa taxe d'habitation), et que l'ASP n'a pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. Les demandes indemnitaires sont donc infondées. **Textes appliqués** : Le jugement s'appuie sur les dispositions du code de l'énergie (notamment l'article L. 124-1) relatives à l'attribution du chèque énergie et sur les principes généraux de la responsabilité administrative.
Avocat : RENOULT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601530
**Sujet principal** : Demande en référé-suspension d'un refus de renouvellement de carte de résident opposé à une ressortissante congolaise au titre d'une menace grave à l'ordre public. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés prononce l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et **ordonne la suspension de l'exécution de la décision préfectorale** de refus. Il estime que la condition d'urgence est remplie, la décision portant une atteinte grave et immédiate à la situation de la requérante, et qu'un doute sérieux existe sur la légalité de la décision au regard du droit au respect de la vie privée et familiale. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601725
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant l'éloignement de M. B... du territoire français, ainsi que l'interdiction de retour et l'assignation à résidence qui l'accompagnaient. La juridiction a jugé que la décision d'éloignement était entachée d'une erreur de droit, notamment en raison d'une méconnaissance des dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié. Les mesures attaquées sont donc annulées, et l'État est condamné à verser une somme à M. B... au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : NEJAT GAMZE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601736
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui sollicitait des aménagements à la suspension de son permis de conduire. La juridiction estime que cette demande, dépourvue de conclusions précises et ne contestant pas la décision administrative, constitue un simple recours gracieux qui n'est pas de son ressort. La requête est donc jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2107354
**Sujet principal** : Recours en décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2019 et 2020, fondé sur la disproportion alléguée du taux par rapport aux dépenses du service. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (9ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge totale. Il estime que les excédents de recettes (11,45% en 2019 et 14,75% en 2020) ne caractérisent pas, en l'espèce, une disproportion manifeste du produit de la taxe par rapport aux besoins de financement du service, au sens de l'article 1520 du code général des impôts. **Textes appliqués** : Article 1520 du code général des impôts (régime de la TEOM et conditions du dégrèvement pour disproportion).
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE NEUILLY
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2508260
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant malien qui ne parvenait pas à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'administration, bien que n'étant pas soumise à un délai légal précis, devait permettre à l'étranger de présenter sa demande dans un délai raisonnable, compte tenu des conséquences de cette impossibilité sur sa situation. En conséquence, il a enjoint au préfet du Val-de-Marne de convoquer le requérant pour un rendez-vous dans un délai de deux mois, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : MHK AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516233
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant tunisien demandant l'enjointe au préfet d'enregistrer sa demande de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire. Le juge constate que l'administration a, postérieurement à la requête, convoqué le demandeur pour le dépôt de son dossier. Par conséquent, il estime qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande principale fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il rejette également la demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : MHK AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601980
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d'annulation de la société Bat Environnement visant le rejet de son offre pour un marché public de travaux. Le juge estime que l'absence de production des bilans ou extraits de bilans des trois derniers exercices, exigée par le règlement de la consultation, rendait régulièrement son offre irrégulière et justifiait son rejet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique relatives aux obligations des candidats.
Avocat : SEGHIRI