Jurisprudence administrative

965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

965 937

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2303439

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête d'un militaire contestant le retrait de son ordre de mutation en Polynésie française, suite à sa déclaration d'inaptitude par le service de santé des armées. La juridiction a jugé que la décision de refus de mutation, révélée par une note interne, n'était pas une décision individuelle défavorable nécessitant une motivation formelle au sens de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Elle a également estimé que ce refus, fondé sur l'inaptitude médicale, ne constituait pas une sanction déguisée pour le refus de vaccination contre la covid-19.

Avocat : SAIDI

30 mars 2026• 6ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306779

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande d'indemnisation de M. et Mme F... pour préjudice lié au traitement de leur demande d'autorisation de travail. La juridiction a estimé que les délais et les difficultés rencontrés, bien que regrettables, ne constituaient pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, faute de démontrer un préjudice direct et certain. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code du travail relatives à la procédure d'autorisation de travail.

Avocat : SELARL AEQUAE AVOCATS

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2401175

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme C... D... visant à annuler son brevet de pension et une décision de la CNRACL refusant l'attribution d'une rente d'invalidité. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que le signataire de la décision était compétent en vertu d'une délégation de signature, que la motivation était suffisante, et que l'appréciation de l'inaptitude et de son imputabilité au service relevait du conseil médical compétent. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003 et du décret n°2007-173 du 7 février 2007.

Avocat : MAUJEUL

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2402026

Le Tribunal Administratif de Versailles a statué sur deux requêtes concernant le refus d'autorisation de licenciement d'une salariée protégée. Le tribunal a rejeté la demande de la CPAM des Yvelines visant à annuler la décision de l'inspectrice du travail, considérant que les moyens étaient devenus sans objet suite à une décision expresse du ministre du travail. Il a également rejeté le recours de la salariée contre cette décision ministérielle ultérieure, estimant que le ministre était compétent et que le licenciement pour faute grave était justifié au regard des articles L. 2411-1 et suivants du code du travail.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS PEQUIGNOT

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2402614

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la commune de Gazeran visant à obtenir la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain liés à la sécheresse de 2022. La juridiction a jugé que l'arrêté interministériel du 23 juillet 2023, refusant cette reconnaissance, n'était entaché ni d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste d'appréciation. Elle a notamment considéré que les ministres avaient correctement appliqué les critères d'intensité anormale prévus par l'article L. 125-1 du code des assurances.

Avocat : AGN AVOCATS PARIS

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403049

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision ministérielle autorisant son licenciement. Le tribunal a estimé que la procédure devant le comité social et économique était régulière et que les faits reprochés (utilisation personnelle d'un véhicule de service et incitation d'un collègue à se dénoncer) étaient suffisamment graves et établis pour justifier le licenciement, sans lien avec l'exercice du mandat syndical. La décision s'appuie sur les articles L. 2421-3 et L. 2315-30 du code du travail relatifs à la procédure de licenciement des représentants du personnel.

Avocat : PICARD AVOCATS

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403178

Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de l'association LFM Radio. Le juge estime irrecevable le recours en annulation contre la décision de non-renouvellement de la convention d'occupation du domaine public, car il s'agit d'une simple mesure d'exécution contractuelle, et contre le projet de convention du 14 décembre 2023, qui n'a jamais été signé et n'a donc pas d'existence juridique. La juridiction applique les principes du contentieux des contrats administratifs et les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP SEBAN ET ASSOCIES

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403635

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté les requêtes de Mme B... visant à faire annuler le rejet implicite de sa demande de travaux sur un sentier et à obtenir réparation. La juridiction a jugé que la communauté d'agglomération Paris-Saclay, et non la commune de Palaiseau, était désormais compétente pour l'entretien de la voirie concernée, en application des règles de transfert de compétences. Les demandes d'indemnisation ont été écartées au motif qu'aucune faute caractérisée n'était établie à l'encontre des collectivités publiques défenderesses.

Avocat : ADMINIS AVOCATS

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2404894

Le Tribunal administratif de Versailles rejette l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la préfète et annule la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le tribunal constate que le silence gardé par l'administration pendant plus de quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, et que la délivrance ultérieure de récépissés ne prive pas le recours de son objet. Il juge cette décision illégale en raison du défaut de communication des motifs, malgré une demande régulière du requérant, sur le fondement des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : SAIDI

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2509129

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. D... C... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet de l'Essonne était compétent pour signer l'arrêté et que la décision était suffisamment motivée, notamment après examen de la situation médicale du requérant au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a jugé que les éléments fournis, dont un avis médical de l'OFII, ne démontraient pas que l'état de santé du requérant remplissait les conditions strictes prévues par la loi pour obtenir un titre de séjour pour soins.

Avocat : BIKINDOU

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2511234

Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. La juridiction écarte les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance de l'article L. 423-23 du CESEDA et la violation de l'article 8 de la CEDH, estimant que le requérant ne démontre pas que sa vie familiale serait affectée de manière disproportionnée par l'éloignement. La demande d'injonction de délivrer un titre de séjour et la demande d'indemnité sont également rejetées.

Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513862

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 15 octobre 2025 refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet des Yvelines n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intéressé ne justifiait pas remplir les conditions exceptionnelles de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre. Les autres moyens, notamment ceux tirés de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.

Avocat : SINGH

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513869

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), car cet article ne confère pas un droit au séjour de plein droit et que le requérant n'avait pas présenté de demande sur ce fondement. Les autres moyens, notamment ceux tirés de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions relatives à l'interdiction de retour, ont également été écartés.

Avocat : WAK-HANNA

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514098

Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté préfectoral est suffisamment motivé, repose sur un examen individuel de la situation et que le risque de soustraction est établi au regard des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Elle écarte également la violation de l'article 8 de la CEDH, l'intéressé n'ayant pas démontré d'attaches familiales en France.

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514192

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante guinéenne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le refus était légal, car l'avis médical de l'OFII concluait que l'intéressée pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ALLEG

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601107

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande d’injonction urgente (référé-liberté, article L. 521-3 du code de justice administrative) d’un ressortissant malien visant à obtenir un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant pouvait prolonger la conservation de son dossier en ligne, évitant ainsi un reclassement défavorable. Aucune circonstance particulière ne justifiait une intervention urgente en l’espèce.

Avocat : MILEO

30 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601737

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande d’un ressortissant congolais visant à enjoindre la préfète de l’Essonne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge des référés a estimé que l’ordonnance sollicitée ferait obstacle à l’exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l’administration au-delà du délai de quatre mois prévu par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution s’appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-1 du CESEDA, qui interdisent au juge des référés d’entraver l’exécution d’une décision administrative sauf en cas de péril grave.

30 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602186

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande d'une ressortissante camerounaise visant à enjoindre la préfète de l'Essonne de la convoquer pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a estimé que la requérante ne démontrait pas l'existence d'un dysfonctionnement de la plateforme en ligne l'empêchant d'obtenir un rendez-vous, condition nécessaire pour caractériser l'urgence. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, faute de preuve du dépôt d'une demande préalable.

Avocat : KACOU

30 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602479

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler les arrêtés préfectoraux du 18 février 2026 (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence). La juridiction a estimé que le préfet des Yvelines était compétent pour prendre ces mesures, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que la procédure suivie était régulière. Le tribunal a considéré que les griefs tirés d'une insuffisance de motivation, d'une erreur manifeste d'appréciation ou d'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés.

Avocat : CABINET HERMINE FRAPIER

30 mars 2026• Reconduites à la frontière
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602487

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler son transfert vers la Belgique au titre du règlement Dublin. Le tribunal a jugé que la décision de la préfète de l'Essonne était régulière, notamment car la Belgique avait accepté la reprise en charge de la demande d'asile, conformément au règlement (UE) n° 604/2013. Les moyens invoqués, tels que le défaut de motivation ou la méconnaissance de la vie familiale, n'ont pas été retenus.

Avocat : CABINET FIDELE MARTOUX

30 mars 2026• Reconduites à la frontière