Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603791
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a suspendu la décision du maire d'Aulnay-sous-Bois s'opposant à l'implantation d'une station relais de téléphonie mobile par Free Mobile. Le juge a retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de cette opposition, notamment quant à l'appréciation de l'intégration paysagère du projet et à l'application des règles d'urbanisme. La condition d'urgence a été présumée satisfaite conformément à l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, dans le cadre du référé-suspension de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2415928
Le Tribunal administratif de Montreuil donne acte du désistement de la requérante, Mme A..., qui contestait le montant de son indemnisation allouée par la commission nationale des harkis. La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions par lettre électronique, n'a pas répondu dans le délai d'un mois. Elle est donc réputée s'être désistée en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606244
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante, qui dispose d'une attestation de prolongation d'instruction valable, ne bénéficie pas de la présomption d'urgence (dépôt tardif de la demande) et ne justifie pas de circonstances particulières. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative.
Avocat : GROLLEAU
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606579
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, donne acte du désistement du requérant concernant sa demande d'injonction au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge constate que le désistement, intervenu après l'engagement de la procédure, rend sans objet la tenue d'une audience. Il condamne néanmoins l'État à verser au requérant la somme de 600 euros au titre des frais exposés dans l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606658
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande d’un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-3 du code de justice administrative n’était pas remplie, le requérant disposant encore d’un titre valide jusqu’au 14 avril 2026 et n’ayant pas justifié de démarches préalables suffisantes. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code, au motif qu’elle ne présentait pas le caractère d’urgence nécessaire.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606826
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la situation personnelle du requérant, liée à la grossesse de son épouse, ne caractérisait pas l'urgence à 48 heures requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour sauvegarder une liberté fondamentale. L'ordonnance de rejet a été rendue selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606836
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la demande de Mme C... visant à obtenir une autorisation provisoire de séjour et de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante disposait d'une attestation de prolongation d'instruction valable l'autorisant à séjourner et travailler légalement en France dans l'attente du renouvellement de son titre. La requête a donc été jugée irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606947
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), a rejeté la demande de M. B... visant à enjoindre au préfet de délivrer un titre de séjour ou une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que la situation du requérant, dont le titre avait expiré et qui risquait de perdre son emploi, ne caractérisait pas l'urgence à 48 heures requise par cette procédure particulière. La requête a donc été jugée irrecevable au titre de l'article L. 522-3 du code de justice administrative pour défaut de condition d'urgence.
Avocat : JULIE HOLLARD AVOCAT
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606971
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, considérant que les circonstances invoquées (situation irrégulière et projet de voyage) ne justifiaient pas une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La décision a été rendue par ordonnance sans instruction ni audience sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2315656
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire délivré pour une école maternelle à Châtillon. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour Mme K... en raison de l'absence de recours gracieux préalable dans les délais, et a estimé que les autres requérants n'avaient pas démontré un intérêt à agir suffisant, au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. La demande d'annulation fondée sur des vices de procédure et des méconnaissances du règlement d'urbanisme n'a donc pas été examinée au fond.
Avocat : SELARL GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500082
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son arrêté d'éloignement. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulier, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire et la motivation de la décision. Il a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier les articles L. 611-1 et L. 613-1, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LUCIANO
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500086
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 3 décembre 2024. Le juge a estimé que le préfet du Val-d'Oise n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance d'un titre de séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que le requérant ne justifiait ni de motifs exceptionnels ni de considérations humanitaires. Par conséquent, les mesures d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour qui en découlent ont été jugées légales.
Avocat : OUEDRAOGO
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502612
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise refusant un regroupement familial. Le juge a estimé que le préfet avait méconnu l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en calculant incorrectement le seuil de ressources, en utilisant la valeur ponctuelle du SMIC plutôt que sa moyenne mensuelle sur la période de référence. La décision est donc annulée pour ce motif, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant.
Avocat : GIROD
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2504573
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 12 février 2025 refusant un titre de séjour et prononçant l'éloignement d'un ressortissant pakistanais. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que l'avis motivé de la commission du titre de séjour n'avait pas été communiqué à l'intéressé avant la décision, en méconnaissance de l'article R. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les mesures d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour sont également annulées.
Avocat : BULAJIC
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2504585
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'obligation de quitter le territoire (OQTF) était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les droits du requérant, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1, L. 612-3, L. 612-6).
Avocat : CABINET MONCONDUIT ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2510267
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision d'orientation de son enfant en seconde professionnelle. Le tribunal a jugé que le recours devant la commission d'appel, prévu par l'article D. 331-35 du code de l'éducation, était un recours préalable obligatoire, rendant inopérants les vices de la décision initiale du chef d'établissement. Il a également estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et qu'elle ne révélait ni hiérarchisation illégale des voies d'orientation ni erreur manifeste d'appréciation, compte tenu des résultats scolaires de l'élève.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2514650
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du recteur de l'académie de Versailles confirmant l'exclusion définitive d'un lycéen. La juridiction a jugé que la sanction, la plus grave prévue par l'article R. 511-13 du code de l'éducation, était disproportionnée au regard des faits reprochés (une moquerie et un message intimidant) et de l'absence de sanction antérieure de l'élève. Le tribunal a enjoint au recteur de procéder à la réintégration de l'élève dans son établissement dans un délai de quinze jours.
Avocat : SELARL VERPONT AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521586
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant sri-lankais visant à enjoindre au préfet de le convoquer pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas justifiée en l'espèce. Il a notamment relevé, en application des articles R. 431-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que la procédure de demande en ligne via la plateforme "démarches simplifiées" mise en place par la préfecture était applicable et que le requérant n'établissait pas l'urgence caractérisée nécessaire pour obtenir une injonction.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2522879
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait des injonctions au préfet des Hauts-de-Seine pour obtenir un rendez-vous en préfecture et un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, la requérante s'étant elle-même placée dans cette situation en ne pouvant honorer une convocation préalable en raison d'un voyage à l'étranger. La demande a donc été rejetée sans examen au fond.
Avocat : ARIF
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2522916
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant sénégalais visant à enjoindre au préfet de le convoquer pour renouveler sa carte de résident. Le juge estime que la demande, formulée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait obstacle à l'exécution d'une décision administrative implicite de rejet née du silence de la préfecture, conformément aux articles R. 432-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le requérant aurait dû solliciter une suspension de cette décision implicite via la procédure de référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative).
Avocat : AOUIZERATE