Jurisprudence administrative
965 941 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 941
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601785
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral prononçant la saisie définitive d'armes. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en raison de l'absence de preuve d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET STRATEM AVOCATS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2507018
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait le refus implicite de sa demande de changement d'affectation pénitentiaire, mais sa requête ne contenait aucun exposé des moyens juridiques justifiant son recours. La juridiction a appliqué les articles R. 411-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative pour constater ce défaut de forme substantiel.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2601086
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne se déclare incompétent pour statuer sur une demande d'exécution d'un jugement antérieur. Le sujet principal est la transmission d'une requête syndicale demandant l'exécution d'une décision concernant la rémunération du temps de restauration pour des agents hospitaliers. La juridiction retient que, le jugement initial ayant fait l'objet d'un appel, la Cour Administrative d'Appel de Nancy est seule compétente pour en assurer l'exécution, en application de l'article R. 921-2 du code de justice administratif. Elle ordonne en conséquence la transmission du dossier à cette cour d'appel.
Avocat : ROYAUX
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600082
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui retirait sa demande d'annulation d'un arrêté municipal et de condamnation pécuniaire. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond du litige.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2206105
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A... C... visant à annuler l'autorisation implicite d'exploiter une parcelle agricole accordée à l'EARL Marc B... Le tribunal a considéré que la requête était dirigée contre une décision inexistante, l'EARL ayant renoncé au bénéfice de l'autorisation, rendant l'affaire sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code rural et de la pêche maritime ainsi que du code de justice administrative.
Avocat : THOOR
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2206427
La décision du Tribunal Administratif de Lille concerne une demande de remboursement du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) par la société Cerragel pour les années 2014 et 2015. Le tribunal a rejeté la requête de la société, considérant que sa demande de remboursement, présentée en 2022, était irrecevable car elle avait été formulée hors des délais légaux. La solution s'appuie sur les dispositions du code général des impôts (articles 244 quater C, 220 C, 199 ter C) et du livre des procédures fiscales, qui fixent les conditions et délais pour bénéficier et demander le remboursement du CICE.
Avocat : FIDAL
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2206595
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête d'un agriculteur contestant la régularité d'ordres de recouvrement émis par l'Agence de services et de paiement pour un trop-perçu d'aides agroenvironnementales. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la lettre de notification, considérant qu'elle ne constituait pas une décision susceptible de recours. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la motivation, à la procédure contradictoire et à la prescription (règlement n° 2988/95), n'étaient pas fondés pour annuler les titres exécutoires ou prononcer la décharge.
Avocat : SELARL RESSOURCES PUBLIQUES AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2200796
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté le recours en excès de pouvoir de Mme D... H... visant à annuler la décision préfectorale du 7 décembre 2021. Le juge a estimé que le courrier du préfet, indiquant que l'agrandissement d'exploitation de M. A... B... n'était pas soumis à autorisation préalable au titre du contrôle des structures, constituait bien une décision faisant grief, écartant ainsi la fin de non-recevoir. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code rural et de la pêche maritime, notamment ses articles L. 331-2, L. 411-58 et L. 411-59, concernant les conditions de reprise et d'autorisation d'exploiter.
Avocat : LEUPE VERHOEVEN DHORNE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2302554
Le Tribunal Administratif de Lille rejette les recours en excès de pouvoir formés par un dirigeant et sa société contre des sanctions disciplinaires (blâme et pénalités financières) prononcées par la commission de discipline du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). La juridiction estime que les délibérations attaquées sont suffisamment motivées, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, et que les manquements retenus, fondés sur le code de la sécurité intérieure (notamment ses articles L. 634-7, R. 612-3 et R. 631-22), sont établis. Elle considère également que les sanctions infligées ne sont pas disproportionnées au regard des faits constatés.
Avocat : KHITER
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2403760
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. D... visant à annuler le refus de délivrance d'un titre de séjour. Le juge a considéré que la décision explicite de rejet du préfet du Nord du 30 mai 2024 s'était substituée à la décision implicite initialement attaquée, rendant certains moyens inopérants. Les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur l'incompétence, le défaut de motivation, le défaut d'examen particulier de la situation et la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, ont été écartés.
Avocat : DEWAELE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2405852
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision de l'OFII mettant fin à ses conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure, incluant un examen de vulnérabilité, avait été respectée. Il a considéré que la cessation des conditions d’accueil était légale au regard de l’article L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le requérant ayant présenté une nouvelle demande d’asile en France après son transfert vers l’État membre responsable.
Avocat : GIRSCH
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411767
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de certificat de résidence et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, erreur de droit et méconnaissance de l'article 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également rejeté les conclusions à fin d'injonction et de provision pour frais d'avocat.
Avocat : NAUDIN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2501280
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 15 novembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des articles pertinents du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme, et qu'il ne révélait pas d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les décisions de refus de titre, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de fixation du pays de renvoi ont été maintenues.
Avocat : DEWAELE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2505075
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé l'arrêté du préfet du Nord du 23 mai 2025, considérant que la motivation était insuffisante, notamment sur l'absence d'examen particulier de la situation personnelle du requérant et sur la fixation du pays de destination. La décision s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2506222
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Nord concernant le renouvellement de la carte de résident de la requérante. La juridiction a jugé que le silence de l'administration méconnaissait l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, qui prévoit un renouvellement de plein droit en l'absence des circonstances restrictives prévues par la loi. Elle a enjoint au préfet de délivrer la carte dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros à l'intéressée au titre des frais exposés.
Avocat : NAVY
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2507382
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. A... visant à annuler les décisions préfectorales de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de fixation du pays de destination. La juridiction estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que l'OQTF, consécutive à un refus de séjour régulier, n'exige pas de motivation distincte. Elle écarte également les griefs tirés d'une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale, au regard des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FOURDAN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508004
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant tunisien contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF), un refus de délai de départ volontaire et une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision d'OQTF, prise par une autorité régulièrement déléguée, était légalement motivée au regard des éléments du dossier, notamment l'absence de droit au séjour, et qu'elle ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les autres décisions contestées, ainsi que les demandes d'injonctions et de condamnation aux dépens, ont été rejetées.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508910
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les décisions préfectorales d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), de refus de délai de départ volontaire, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les droits de la défense, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601853
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C... A... visant à annuler son arrêté de maintien en rétention administrative. Le juge a estimé que le préfet de l'Oise avait légalement apprécié le caractère dilatoire de la demande d'asile présentée en rétention, conformément à l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à la directive 2013/33/UE. La décision considère que les dispositions nationales, qui exigent des critères objectifs, sont compatibles avec le droit européen.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602111
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de l'association Averroès visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 22 janvier 2026 s'opposant à l'ouverture d'une école primaire. Le juge estime que l'association n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment concernant les motifs tirés des liens supposés avec la mouvance frériste et des risques d'atteinte à l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : JABLONSKI