Jurisprudence administrative
965 941 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 941
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604159
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de maintien en rétention administrative d'un étranger ayant déposé une demande d'asile. Le tribunal a annulé la décision, considérant que le préfet n'avait pas démontré, sur la base de critères objectifs, que la demande d'asile était dilatoire et uniquement destinée à faire échec à l'éloignement, comme l'exigent les articles L. 754-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le requérant a également été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Avocat : LAURENS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604440
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assorti d'une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve que cette mesure portait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir, notamment en ne justifiant pas de son intégration en Espagne où il prétendait avoir une demande de titre de séjour en cours. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FAURE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604442
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête d'un ressortissant algérien visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assorti d'une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve que cette mesure portait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir, notamment en ne justifiant pas de son intégration en Espagne où il affirmait avoir une demande de titre de séjour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FAURE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604472
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme D... E... visant à annuler son arrêté de transfert vers l'Italie et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'entretien individuel préalable, prévu par l'article 5 du règlement Dublin III (UE n° 604/2013), avait bien été mené, écartant ainsi le vice de procédure invoqué. La décision confirme la légalité des mesures prises par le préfet des Bouches-du-Rhône fondées sur la responsabilité de l'Italie pour examiner sa demande d'asile.
Avocat : BACHTLI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604739
**Sujet principal** : Demande en référé-suspension et en référé-provision concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de carte de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés suspend l'exécution de la décision implicite de rejet et enjoint au préfet de délivrer à la requérante une carte de séjour temporaire provisoire. Il l'admet également provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), l'article L. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (délivrance d'un document provisoire), et l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 (aide juridictionnelle provisoire).
Avocat : CARMIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605052
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension d'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour et l'octroi d'une autorisation provisoire de travail. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le tribunal administratif de Versailles était compétent car le requérant résidait et travaillait dans l'Essonne à la date de la décision attaquée. La décision s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour déterminer la compétence, et l'article R. 522-8-1 du même code pour rejeter les conclusions.
Avocat : SAUVADET
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601104
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en urgence, rejette la requête d'un demandeur d'asile contestant son refus d'entrée sur le territoire. Le juge estime que la demande d'asile était manifestement infondée et que la procédure, notamment la délégation de signature et l'audition par visioconférence, était régulière. La décision s'appuie sur les articles L. 352-1 et L. 352-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CHÂLES
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400769
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête d'un agent contractuel contestant la régularité de ses contrats à durée déterminée successifs et sollicitant diverses indemnités. Le tribunal a jugé que les contrats, conclus pour faire face à un accroissement temporaire d'activité ou pour remplacer un agent absent, n'étaient pas entachés d'irrégularité et que le non-renouvellement était justifié. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret du 15 février 1988.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MORELLI-MAUREL & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400770
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé un certificat d'urbanisme opérationnel négatif délivré par le maire de Talasani concernant un projet de construction d'habitation. La juridiction a retenu un vice de forme, car la décision attaquée ne mentionnait pas le nom et prénom de son signataire, en méconnaissance de l'article A. 410-3 du code de l'urbanisme. Le tribunal n'a pas examiné le fond du dossier, se prononçant uniquement sur ce vice de forme.
Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400810
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné un recours pour excès de pouvoir contre une sanction disciplinaire de rétrogradation prononcée par le ministre de l'intérieur à l'encontre d'un fonctionnaire de police. Le tribunal a annulé la décision ministérielle au motif que la procédure disciplinaire était prescrite, les faits reprochés étant connus de l'administration bien avant l'engagement des poursuites. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 532-2 du code général de la fonction publique et de la loi du 20 avril 2016, qui instaurent un délai de prescription de trois ans.
Avocat : PAOLINI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504343
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'association requérante dans le cadre d'un recours en plein contentieux. L'association avait initialement demandé l'annulation et la réforme d'un arrêté budgétaire 2024 concernant un service éducatif, pour défaut de financement d'une revalorisation salariale. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour valider ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond.
Avocat : CORNILLIER AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2505874
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme B... visant à annuler le refus de remise d'une dette de RSA. La juridiction estime que la requérante, bien qu'invitée à le faire, n'a pas fourni d'éléments précis (ressources, charges) permettant d'apprécier le bien-fondé de ses allégations de bonne foi et de précarité. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2506073
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. A... visant à obtenir l'annulation du refus de remise de dette d'un indu d'aide personnelle au logement. Le juge estime que le requérant, malgré une mise en demeure, n'a pas fourni les justificatifs suffisants (ressources, composition du foyer, charges) permettant d'apprécier sa situation de précarité et sa bonne foi, conditions exigées par les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation. La requête est donc rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour défaut de précisions permettant d'apprécier le bien-fondé du moyen.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2402694
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'autorisation de licenciement pour motif économique délivrée par l'inspecteur du travail. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment concernant le délai de convocation à l'entretien préalable et la motivation de la décision, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la procédure de licenciement économique et à la protection des représentants du personnel.
Avocat : CABINET BRAND & FAUTRAT
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2402695
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler l'autorisation administrative de son licenciement économique. Le tribunal a jugé que l'inspecteur du travail, en autorisant le licenciement, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation quant au respect de la procédure par l'employeur, notamment concernant le délai de convocation à l'entretien préalable et la consultation du comité social et économique. La décision s'appuie sur les articles L. 1233-11 et L. 1233-38 du code du travail relatifs à la procédure de licenciement économique.
Avocat : SELAS FIDAL CAEN
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501573
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte de résident. Le juge a estimé que la décision préfectorale était légalement justifiée, notamment au regard des conditions de séjour régulier et de maîtrise de la langue française prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés, tels que l'incompétence de la signataire, l'insuffisance de motivation ou les vices de procédure, ont été écartés.
Avocat : BARA CARRE
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503642
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A... B..., ressortissante géorgienne, visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), de fixation d'un pays de destination et d'interdiction de retour. La juridiction a estimé que le préfet avait procédé à l'examen particulier requis de la situation de l'intéressée et que les autres moyens, notamment ceux tirés de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, faute de demande préalable.
Avocat : CABINET SCELLES
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503730
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision du préfet du Calvados rejetant une demande de regroupement familial. Le tribunal a jugé que le requérant, ressortissant congolais, remplissait les conditions légales pour être rejoint par sa fille mineure, notamment au regard des articles L. 434-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois.
Avocat : BARA CARRE
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503938
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et prononçant son obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence du signataire et du défaut de motivation. Elle a toutefois admis la requérante au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CAVELIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605068
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'une ressortissante tunisienne visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car un rejet implicite de sa demande de renouvellement est né du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La requête est donc jugée irrecevable sur le fondement des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.