Jurisprudence administrative
965 941 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 941
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605071
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la requête d'un ressortissant afghan demandant l'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA, et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision. La requête est jugée irrecevable en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : DE ALMEIDA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605072
Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'un document provisoire de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la requête, car une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration après quatre mois, et le juge des référés ne peut y faire obstacle. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, et articles R. 431-2, R. 431-15-1, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LE MAILLOUX
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605196
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant comorien visant à enjoindre au préfet de délivrer un titre de séjour ou une attestation de prolongation d'instruction. Le juge constate qu'un silence de quatre mois de l'administration sur la demande initiale a fait naître une décision implicite de rejet le 23 octobre 2025. La solution s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-2, R. 431-15-1 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2400388
Le Tribunal Administratif de Caen rejette la requête de M. B... visant à annuler l'autorisation administrative de son licenciement économique. La juridiction estime que la décision de l'inspectrice du travail est suffisamment motivée et que les irrégularités de procédure alléguées (délai d'entretien, consultation du CSE, reclassement) ne sont pas établies ou sont sans incidence sur la légalité de l'autorisation. La solution s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives au licenciement économique (articles L. 1233-3, L. 1233-4 notamment).
Avocat : CABINET BRAND & FAUTRAT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603442
Le Tribunal administratif de Nantes statue sur une requête en excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation par le préfet de la Marne. Il constate son incompétence territoriale, car la décision attaquée, prise sur le fondement de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, n'entre pas dans le champ des décisions relevant de sa compétence spéciale définie par l'article R. 312-18 du code de justice administrative. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du même code, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, juridiction territorialement compétente.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602186
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral fixant la Tunisie comme pays de destination pour son éloignement suite à une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent, que la procédure contradictoire avait été respectée, et que le préfet pouvait légalement désigner le pays de nationalité de l'intéressé comme pays de renvoi. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 641-1, L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 131-30 du code pénal.
Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601176
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, né à Mayotte, n'établissait pas suffisamment ses attaches personnelles et familiales pour démontrer une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, entraînant également le rejet de la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601196
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui contestait un jugement du tribunal judiciaire. Le juge administratif estime que le litige, portant sur le fonctionnement de la justice judiciaire, ne relève pas de sa compétence en vertu du principe de séparation des autorités. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable, sur le fondement de l'article R. 222-1 2° du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605179
Le Tribunal Administratif de Marseille donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant deux demandes d'injonction au préfet des Bouches-du-Rhône pour l'exécution d'une précédente ordonnance. Le juge des référés a joint les deux requêtes en raison de leur identité. La décision met fin à l'instance sans examen du fond, sur la base des articles du code de justice administrative relatifs au désistement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605159
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir d'un demandeur contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le juge estime la requête irrecevable, car la demande initiale, pour une carte de séjour temporaire sur le fondement de l'article L. 423-13 du CESEDA, n'a pas été déposée via le téléservice obligatoire prévu par l'article R. 431-2. Par conséquent, aucune décision implicite de rejet n'a pu naître du silence de l'administration, privant la requête d'objet. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 431-2, R. 431-3 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DARMON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605233
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente (référé-liberté) pour obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que la requérante, en se bornant à invoquer une insécurité juridique générale, ne démontre pas l'existence d'une situation d'**urgence particulière** justifiant une mesure dans un délai de 48 heures. **Textes appliqués** : Les articles L. 521-2 (conditions du référé-liberté) et L. 522-3 (rejet sans mise en oeuvre de la procédure contradictoire) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605256
Sujet principal : Demande d'astreinte pour assurer l'exécution d'une précédente injonction du juge des référés concernant la délivrance d'un titre de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la requête, car le délai d'exécution de l'ordonnance précédente n'était pas encore expiré au moment de la saisine. Textes appliqués : Articles L. 521-4 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604973
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant comorien visant à obtenir une nouvelle attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé de travail. Le juge a considéré qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour était née au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, ordonner la mesure sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, conduisant au rejet de la requête.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503557
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 15 octobre 2025. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de six mois étaient légaux. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment l'article L. 425-9, et considère que les atteintes alléguées aux conventions européennes des droits de l'homme et relative aux droits de l'enfant ne sont pas caractérisées. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée.
Avocat : PAPINOT
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400111
Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la demande de la société Oriente environnement visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant une dérogation pour exploiter une installation de stockage de déchets. La juridiction estime que l'avis défavorable du Conseil national de la protection de la nature n'était pas entaché de partialité et que le préfet a exercé son pouvoir d'appréciation en toute indépendance. Le tribunal applique les dispositions du code de l'environnement, notamment l'article L. 411-2, pour constater que les conditions légales d'octroi de la dérogation (raisons impératives d'intérêt public majeur, absence de solution alternative, maintien des populations d'espèces) n'étaient pas remplies.
Avocat : LE DYLIO
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400571
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête d'une inspectrice des finances publiques visant à annuler une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de fonctions. La juridiction a jugé irrecevables ses conclusions indemnitaires pour défaut de réclamation préalable, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la motivation de la procédure ou à la proportionnalité de la sanction, n'ont pas été retenus pour infirmer la légalité de l'arrêté ministériel attaqué.
Avocat : SOLINSKI
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400824
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler des délibérations municipales et des arrêtés relatifs à la procédure de biens sans maître et à des cessions de parcelles par la commune de Campi. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer concernant les délibérations autorisant les cessions, celles-ci ayant été retirées par la commune. Sur le fond, il a rejeté la requête en annulation des autres actes, estimant que le requérant ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, notamment au regard des articles L. 1123-1 du code général de la propriété des personnes publiques et 713 du code civil.
Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2500752
Sujet principal : Recours en annulation de permis de construire et permis modificatif pour une maison individuelle, fondé sur la violation du droit de propriété et des règles d'urbanisme. Juridiction : Tribunal Administratif de Bastia (1ère chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de M. B... A... en annulation. Il est jugé que le requérant, propriétaire indivis d'une parcelle concernée, dispose bien d'un intérêt à agir (article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme). Cependant, les moyens soulevés, notamment la méconnaissance présumée de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme (droit de construire) et l'atteinte au droit de propriété, ne sont pas fondés en l'espèce. La demande de condamnation de la bénéficiaire du permis aux dépens est également rejetée.
Avocat : GARBARINI
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600924
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution d'un refus implicite de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et que le requérant ne présentait pas de moyen sérieux créant un doute sur la légalité de la décision, son dossier administratif étant incomplet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NGUIYAN AVOCAT
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600613
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant congolais, visant à annuler le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prononcés par le préfet du Doubs. La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance d'une carte de séjour "salarié", au regard des conditions prévues par les articles L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et R. 5221-20 du code du travail. Elle a également jugé que l'OQTF ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ERDEM DEVAUX