Jurisprudence administrative
965 941 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 941
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400578
**Sujet principal** : Recours contre le montant d'une indemnité allouée par la Commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis (CNIH). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme B..., estimant que la CNIH a correctement appliqué le barème légal en lui allouant 15 000 euros. La décision attaquée n'est pas entachée d'erreur de droit. **Textes appliqués** : La décision est fondée sur la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 et le décret n° 2022-394 du 18 mars 2022, qui fixent le cadre de la réparation forfaitaire en fonction de la durée de séjour dans les structures d'accueil listées, pour la période allant jusqu'au 31 décembre 1975.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400856
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation d'un ancien agent communal pour préjudice d'anxiété et troubles dans ses conditions d'existence liés à une exposition à l'amiante. Le tribunal a jugé que la responsabilité de la commune de Molières-sur-Cèze était engagée pour faute, en raison d'un manquement à son obligation de sécurité envers ses agents, établi par un jugement pénal définitif. Cependant, le requérant n'a pas rapporté la preuve d'un préjudice moral d'anxiété ou de troubles dans ses conditions d'existence distincts de son exposition professionnelle. Les textes appliqués incluent le code du travail (articles L. 4121-1 et R. 4412-94 et suivants) et le code général de la fonction publique (article L. 811-1).
Avocat : CABINET TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503204
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de M. B... A... visant à annuler son arrêté d'éloignement. La juridiction estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que la mesure, prise en raison de violences conjugales, ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la menace pour l'ordre public.
Avocat : TAGUELMINT
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503327
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant, notamment au regard de ses attaches familiales. Le tribunal a jugé que la mesure était légale au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : EZZAÏTAB
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600926
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête d'un demandeur sollicitant une injonction au préfet pour statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré qu'une décision implicite de rejet était née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'ordonnance enjoignant à l'administration de statuer aurait ainsi fait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602044
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs mesures d'éloignement et d'assignation à résidence prises à l'encontre d'une ressortissante marocaine, mère d'un enfant français. Le tribunal a annulé l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour concomitante, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence, au motif que le préfet avait méconnu les dispositions protectrices du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment celles relatives à la situation des parents d'enfants français. En revanche, il a rejeté la demande d'injonction de délivrer un titre de séjour.
Avocat : VALAY
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601933
Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que les décisions attaquées, prises sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sont régulières en matière de compétence, de motivation et d'examen de la situation personnelle du requérant. Elle écarte également les griefs tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3-1 de la CIDE.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506712
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de la société Medzair contre le centre hospitalier de Vitré. Le juge a estimé que l'obligation de payer la facture principale de 19 624,49 € pour la mise à disposition d'un médecin n'était pas suffisamment établie et donc sérieusement contestable, au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La demande relative aux intérêts moratoires et à l'indemnité forfaitaire, fondée sur le code de la commande publique, a également été rejetée pour le même motif.
Avocat : LAVOLE
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401341
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté l'opposition formée par un demandeur d'emploi contre une contrainte de France Travail visant au recouvrement d'un indu d'Allocation de Solidarité Spécifique (ASS). Le tribunal a jugé que la reprise d'une activité non salariée, matérialisée par la création d'une société, limitait le droit au cumul de l'ASS à trois mois, conformément aux articles L. 5425-1 et R. 5425-2 du code du travail. La contrainte est donc légale, et la situation financière précaire du requérant ne fait pas obstacle au recouvrement de la créance.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2406817
Le Tribunal administratif de Rennes statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir concernant une demande de protection fonctionnelle d'un agent hospitalier. La juridiction donne acte du désistement d'instance de la requérante, faute d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti suite à une mise en demeure, conformément aux articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. Elle rejette par ailleurs la demande de condamnation aux frais de justice présentée par l'établissement défendeur.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS PEQUIGNOT
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600722
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... Du qui demandait réparation pour des préjudices liés à sa prise en charge hospitalière. La juridiction a jugé la demande **manifestement irrecevable** car le requérant n'avait pas produit la décision de rejet de sa demande indemnitaire préalable adressée à l'administration, ni justifié du dépôt de cette demande, en violation des articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. Après une mise en demeure infructueuse de régulariser sa requête, le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du même code pour rejeter l'ensemble des conclusions.
Avocat : BERNARD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401299
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... qui demandait réparation pour l'abrogation de son autorisation de stationnement de taxi par la commune de Mayres-Savel. Le tribunal a jugé irrecevable sa demande de saisine du Conseil d'État pour avis, relevant que cette faculté appartient au juge seul. Sur le fond, il a estimé que l'abrogation de l'arrêté municipal, intervenant après une mise en location-gérance de l'autorisation, ne constituait pas une illégalité fautive ouvrant droit à indemnisation, au regard des dispositions du code des transports.
Avocat : LE GULLUDEC
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301308
La décision du Tribunal Administratif de Grenoble porte sur une demande de restitution de TVA par une société d'aide à domicile, qui contestait l'application du taux normal de 20% au lieu du taux réduit de 5,5%. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l'activité de mandataire exercée par la société ne relevait pas des services de soins à domicile ouvrant droit au taux réduit au sens de l'article 278-0 bis du code général des impôts et de la directive européenne 2006/112/CE. La juridiction a ainsi confirmé la légalité des rejets des réclamations par l'administration fiscale.
Avocat : BRAVARD AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602600
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre le rejet implicite de sa demande de carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, malgré l'absence de titre de séjour en cours de validité, car la requérante n'avait pas justifié de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire à très bref délai. En revanche, le tribunal a prononcé son admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : OZEKI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602898
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF), l'interdiction de retour et son assignation à résidence. La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence, du droit d'être entendu et d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier l'article L. 613-1.
Avocat : CABINET YOUSSEF NAILI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206708
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la requérante. Le juge constate que, mise en demeure de confirmer le maintien de sa demande, la requérante n'a pas répondu dans le délai imparti et est donc réputée s'être désistée. Cette décision s'appuie sur les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, qui encadrent cette procédure de désistement implicite.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501978
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté une requête en annulation visant le rejet implicite d'un recours préalable contre le retrait d'une prime de transition énergétique. Le juge a relevé d'office l'irrecevabilité de la demande, car l'Agence nationale de l'habitat avait pris une décision explicite d'agrément du recours avant l'introduction de la requête, ce qui privait celle-ci d'objet. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 611-7 du code de justice administrative.
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603163
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance pur et simple formé par le requérant concernant un recours contre les résultats du premier tour des élections municipales de Saint-Pierre-en-Faucigny. La juridiction applique les dispositions du code de justice administratif, notamment son article R. 222-1, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande de rectification des résultats électoraux.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601224
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Le juge estime que les requérants n'ont pas démontré l'existence d'une urgence suffisamment grave et immédiate justifiant la suspension, ni établi un doute sérieux sur la légalité de la décision consulaire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CHAYE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604239
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande de référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) visant à enjoindre un centre hospitalier universitaire de rectifier une attestation employeur erronée indiquant une rupture de CDD à l'initiative du salarié. Le requérant soutenait que cette erreur le privait du droit à l'allocation chômage, créant une situation d'urgence caractérisée par une atteinte grave à une liberté fondamentale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande, qui visait à faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative (l'attestation), excédait le cadre du référé-liberté, lequel requiert la démonstration d'un péril grave et imminent.
Avocat : IPSO FACTO