Jurisprudence administrative

965 941 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

965 941

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401873

Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un arrêté préfectoral retirant une mise en disponibilité d'office pour raison de santé et la remplaçant par un congé sans traitement. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur le fond, car l'arrêté attaqué avait été rétroactivement et définitivement retiré par l'administration en cours d'instance, ce qui a fait disparaître l'objet du litige. Il a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par l'avocate de la requérante, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : LE CAB AVOCATS

27 mars 2026• 7ème chambre
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410527

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction. En effet, l'objet du litige a disparu puisque la préfète a accordé à la requérante la carte de séjour sollicitée après l'introduction du recours. La juridiction condamne néanmoins l'État à verser à la requérante 800 euros au titre des frais exposés pour le litige, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif.

Avocat : DEME

27 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602092

Le Tribunal administratif de Lyon statue sur une requête en excès de pouvoir concernant le refus implicite de délivrance d'un certificat de résidence à un ressortissant algérien. La juridiction constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le fond, la préfète ayant accordé le certificat pendant l'instance. Elle accorde l'aide juridictionnelle provisoire au requérant et condamne l'État à verser une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : LULÉ

27 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603914

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui demandait l'annulation d'une décision implicite de rejet et une injonction de régularisation de sa rémunération. Le juge estime que la demande d'annulation est manifestement irrecevable, car le juge des référés statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut pas annuler une décision, mais seulement en suspendre l'exécution. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.

27 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2313982

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de refus de renouvellement de la carte de résident de dix ans d'un ressortissant tunisien, matérialisée par la délivrance d'une carte de séjour temporaire d'un an. La juridiction a jugé que l'administration avait méconnu l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit le renouvellement de plein droit de la carte de résident, l'intéressé n'étant pas dans un cas d'exception prévu par la loi. Le tribunal a enjoint au préfet de police de renouveler la carte de résident dans un délai de deux mois.

Avocat : MILEO

27 mars 2026• 5e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2319155

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête d'une candidate visant l'annulation de la délibération du jury du concours externe d'inspecteur de la jeunesse et des sports (session 2023) et une injonction à son intégration. Le juge estime que les moyens soulevés (absence de motivation des notes, partialité supposée de la présidente du jury, inégalité de traitement et erreur manifeste d'appréciation) ne sont pas établis, rappelant que l'appréciation du jury n'est pas susceptible de discussion sauf méconnaissance des règles ou des principes fondamentaux des concours. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit des concours et de la fonction publique.

27 mars 2026• 5e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2329731

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande d'un enseignant-chercheur concernant le paiement d'heures d'enseignement effectuées pour un diplôme d'université de 2013 à 2021. Le tribunal a partiellement fait droit à la requête en condamnant l'université Paris I Panthéon-Sorbonne au paiement de 3 256,45 euros, correspondant aux heures postérieures au 1er janvier 2019, les créances antérieures étant prescrites au titre de la prescription quadriennale de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968. Les conclusions indemnitaires pour préjudice économique et moral ont été rejetées, et l'Etat a été condamné à verser 1000 euros à l'enseignant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

27 mars 2026• 5e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510485

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à indemniser un requérant pour carence fautive dans son relogement. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État, fondée sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, pour ne pas avoir proposé de logement social dans le délai de six mois suivant une décision de commission de médiation reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de la situation. Il a alloué au requérant 500 euros en réparation de son préjudice et 320 euros au titre des frais irrépétibles.

Avocat : TRESOR

27 mars 2026• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510764

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à indemniser un requérant pour carence fautive dans son relogement. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de relogement malgré une décision de priorité de la commission de médiation. Il a alloué au requérant 800 euros en réparation de son préjudice et 800 euros au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative), rejetant le surplus de ses demandes.

Avocat : AVI KASSI

27 mars 2026• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511425

Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans le relogement d'un demandeur reconnu prioritaire. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de relogement dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation. Il a condamné l'État à verser 2 000 euros en réparation des préjudices, mais a rejeté la demande de remboursement des frais d'avocat.

Avocat : DA COSTA

27 mars 2026• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511561

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à indemniser une requérante pour carence fautive dans son relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, pour n'avoir pas proposé d'offre de logement dans le délai de six mois suivant une décision de commission de médiation la reconnaissant prioritaire. L'État est condamné à verser 22 000 euros en réparation des troubles dans les conditions d'existence et du préjudice moral, mais la demande de frays d'avocat est rejetée.

Avocat : MANELPHE

27 mars 2026• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511904

Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour défaut de relogement d'une personne reconnue prioritaire. La juridiction a retenu la faute de l'État, engagée par son inaction après une décision de la commission de médiation et une injonction judiciaire, en application des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Elle a condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, rejetant le surplus de sa demande.

Avocat : BLUYSEN

27 mars 2026• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532969

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un ressortissant tunisien demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la situation personnelle du requérant et que celui-ci n'apportait pas la preuve d'une présence stable et habituelle en France, condition nécessaire pour bénéficier d'une carte de séjour "vie privée et familiale". La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 423-23) et de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.

Avocat : CROSNIER

27 mars 2026• 5e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604070

Le Tribunal administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé la décision de l'OFII du 27 janvier 2026 mettant fin aux conditions matérielles d'accueil de la demanderesse. La juridiction a retenu que la décision était entachée d'une erreur de droit et d'une insuffisance de motivation, notamment au regard de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, concernant l'appréciation de la vulnérabilité et la prétendue dissimulation d'une protection internationale. Le tribunal a également prononcé l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle.

Avocat : NICOLET

27 mars 2026• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607891

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le refus implicite de délivrer un titre de séjour à un ressortissant chinois. Le juge a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que la promesse de délivrance d'une carte de séjour "étudiant" n'était pas suffisamment établie. L'ordonnance examine ensuite la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en rappelant qu'elle s'apprécie au regard des conséquences immédiates du refus sur la situation concrète du requérant.

Avocat : MILLY

27 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607943

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant et enjoignant à quitter le territoire. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, car les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles L. 722-7 et L. 722-8) suspendent l'exécution forcée de l'obligation de quitter le territoire pendant la durée du recours contentieux. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : KWEMO

27 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608025

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant russe visant à suspendre la procédure de clôture et à obtenir le réexamen de sa demande de titre de séjour « Passeport Talent ». Le juge a estimé que le requérant, dont la demande était toujours en cours d'instruction, ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour prononcer une mesure conservatoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 421-16.

27 mars 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505910

Le Tribunal administratif de Paris, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet d'une candidature au titre de magistrat exerçant à titre temporaire, s'est déclaré incompétent. Il a ordonné la transmission du dossier au Conseil d'État, considérant que le litige relève de la compétence de ce dernier en premier et dernier ressort. Cette solution s'appuie sur l'article R. 311-1 du code de justice administrative, qui attribue au Conseil d'État les litiges concernant le recrutement des agents publics nommés par décret du Président de la République.

Avocat : BEYE

27 mars 2026
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529357

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint à l'État de reloger d'urgence Mme A..., reconnue prioritaire par une commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adaptée dans le délai légal et a assorti cette injonction d'une astreinte. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

27 mars 2026
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529367

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint à l'État de reloger en urgence un demandeur reconnu prioritaire par une commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adaptée malgré cette décision et a assorti son injonction d'une astreinte. La solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

27 mars 2026