Jurisprudence administrative
965 941 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 941
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529405
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a ordonné à l'État de reloger en urgence un demandeur reconnu prioritaire par une commission de médiation. Le juge a constaté que le requérant, sans domicile fixe, n'avait reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal. L'injonction est assortie d'une astreinte, appliquant les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : MONTAGNE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529506
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint à l'État de reloger un demandeur reconnu prioritaire et en situation d'urgence par une commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adaptée dans le délai légal et a ordonné le relogement du requérant et de sa fille. Cette injonction est assortie d'une astreinte, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530589
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui renonçait à contester un indu d'Allocation de logement sociale (ALS) notifié par la CAF de Paris. En conséquence, la procédure est éteinte. Cette décision est prise en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530790
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a ordonné à l'État de reloger en urgence un demandeur reconnu prioritaire par une commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adaptée dans le délai légal et a assorti son injonction d'une astreinte. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2537611
**Sujet principal** : Question de compétence territoriale pour un recours contre un refus de carte professionnelle de conducteur VTC. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, compétent car le requérant résidait dans les Hauts-de-Seine à la date de la décision attaquée. **Textes appliqués** : Articles R. 312-8 et R. 221-3 du Code de justice administrative (règles de compétence territoriale), et article R. 351-3 du même code (procédure de transmission du dossier).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607947
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-suspension, rejette les demandes de M. A... C... visant à suspendre les décisions préfectorales refusant le renouvellement et prononçant le retrait de son titre de séjour. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de ces décisions, notamment au regard des conditions de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La condition d'urgence, bien que présumée, ne suffit pas à justifier la suspension en l'absence d'un tel doute sur la légalité.
Avocat : DE SA PALLIX
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607949
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant géorgien. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie pour la suspension de l'obligation de quitter le territoire (OQTF), car la loi (article L. 722-7 du CESEDA) prévoit déjà que cette mesure n'est pas exécutoire pendant le délai de recours. En revanche, concernant le refus de titre de séjour, le juge considère que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur sa légalité au regard des conditions de l'article L. 435-1 du CESEDA.
Avocat : CABINET EXILAE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608479
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une sanction disciplinaire sportive. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le tribunal administratif de Lyon était seul compétent pour connaître du litige, la décision initiale ayant été prise par une instance dont le siège est à Lyon. L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative relatifs à la compétence territoriale.
Avocat : ROCHE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609034
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi par des riverains du Palais Omnisports Paris Bercy pour des nuisances sonores persistantes. Le juge a rejeté la demande principale de suspension immédiate de l'activité, estimant que les conditions d'urgence et d'atteinte grave à une liberté fondamentale n'étaient pas établies. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative, L. 171-8 du code de l'environnement et L. 333-1 du code de la sécurité intérieure, tout en rappelant l'existence d'une injonction précédente au préfet pour assurer la mise en conformité.
Avocat : CABINET FRIEDLAND
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609327
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. A... pour incompétence territoriale. Le litige, relatif à une demande de traitement sans délai d'une situation administrative, relève du tribunal administratif du lieu de résidence du requérant. La juridiction applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour constater que la compétence revient au tribunal administratif de Montreuil, le requérant résidant à Drancy (Seine-Saint-Denis).
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400358
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, rejette la requête de Mme B... qui contestait un indu d'aide au logement et demandait sa remise. Le juge constate que l'indu de 842,63 euros est dû à l'omission de déclarer des pensions alimentaires perçues, et non à une erreur de l'administration. Concernant la demande de remise gracieuse, le tribunal ne l'examine pas au fond, considérant que le rejet de la contestation de l'indu rend cette demande sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale relatives au recouvrement des indus.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400643
**Sujet principal** : Demande d'annulation du rejet d'une demande de remise gracieuse totale d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation Pôle Urgences). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. En sa qualité de juge de plein contentieux, il estime que la situation financière de la requérante, caractérisée par un quotient familial de 1 025 euros et des charges mensuelles d'environ 970 euros, ne démontre pas une situation de précarité justifiant une remise totale de la dette. **Textes appliqués** : Les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation, qui régissent la récupération des indus et le pouvoir de remise gracieuse en cas de précarité du débiteur.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400967
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de remise totale d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). La requérante, qui ne contestait pas la dette, ne pouvait être considérée de bonne foi, car elle n'avait pas déclaré son activité salariée alors qu'elle était allocataire expérimentée et informée de ses obligations. Le tribunal a appliqué les articles L. 262-46 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, qui subordonnent la remise gracieuse à la précarité et à la bonne foi du débiteur.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401485
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a examiné un recours contre le rejet d'une demande d'annulation d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL). Le juge, exerçant son pouvoir de réformation, a constaté que l'erreur de déclaration de ressources de la requérante n'était pas intentionnelle. En application des articles L. 823-1 et R. 822-3 du code de la construction et de l'habitation et de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, il a annulé la décision de la CAF et réformé les droits de l'intéressée, annulant ainsi la dette litigieuse.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401494
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté les requêtes de Mme B... C... visant à annuler des décisions de la CAF de la Seine-Maritime lui notifiant des indus de prestations sociales (APL, ASF, etc.) et à en obtenir le remboursement. Le tribunal a jugé que la CAF avait légalement constaté une reprise de vie maritale avec M. D..., rendant l'intéressée indue de ces allocations, et que les décisions étaient suffisamment motivées. La solution s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale, du code de l'action sociale et des familles, et du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : SAGON LOEVENBRUCK LESIEUR LEJEUNE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601577
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait une suspension de permis de conduire. La juridiction estime d'abord que le litige relève manifestement de la compétence de la cour d'appel judiciaire et non de la juridiction administrative. Ensuite, la requête est jugée irrecevable car elle ne contient pas de conclusions valables (comme l'annulation d'un acte) et sollicite une simple bienveillance du juge. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601619
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir sollicitant une remise gracieuse de la suspension d'un permis de conduire. Il juge la requête manifestement irrecevable car elle ne contient pas de conclusions juridiques précises et constitue en réalité un recours gracieux, dont le juge administratif n'a pas à connaître. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308958
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande d'un détenu visant à obtenir une indemnisation pour préjudice moral, estimant que l'administration pénitentiaire n'avait pas commis de faute. Le requérant alléguait une violation du secret médical suite à la mention, dans un rapport de comportement, d'échanges avec un médecin lors d'une visite au quartier d'isolement. Le tribunal a jugé que cette visite, effectuée dans le cadre du suivi réglementaire des détenus isolés, ne constituait pas une consultation médicale confidentielle au sens des articles L. 1110-4 du code de la santé publique et 45 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009.
Avocat : QUINQUIS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412808
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour déposée par un ressortissant ivoirien. Le juge a retenu que l'administration avait méconnu l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration en ne communiquant pas les motifs de son refus, malgré une demande en ce sens du requérant. Le préfet est enjoint de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Avocat : MHK AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2508833
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus, fondé sur une insertion professionnelle récente, l'absence d'attaches familiales suffisantes en France et la production d'une attestation frauduleuse, était suffisamment motivé et ne constituait ni une erreur de droit ni une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni celles de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, au regard des conditions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ACTIS AVOCATS