Jurisprudence administrative
966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 017
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601881
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. D... par ordonnance. Le sujet principal est la contestation d'un courrier de rappel de paiement émis par l'administration fiscale. La juridiction estime que cet acte n'est pas détachable de la procédure d'imposition et que le recours, présenté comme un plein contentieux, est manifestement irrecevable. La solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et les articles L. 190 et suivants du livre des procédures fiscales.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2202639
La SAS Jardiaub contestait devant le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand le rejet de sa demande de plafonnement de la cotisation économique territoriale (CET) au titre de 2020. Le tribunal a rejeté sa requête, jugeant irrecevable sa réclamation préalable car présentée hors délai. Il a appliqué les articles 1647 B sexies du code général des impôts et R. 196-2 du livre des procédures fiscales, estimant que le délai de réclamation, qui court à compter de la mise en recouvrement, était expiré au 31 décembre 2021.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500940
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le requérant, un ressortissant tunisien conjoint de Français, a obtenu un titre de séjour après l'introduction de son recours. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur l'annulation du refus initial, car l'administration avait accordé le titre sollicité postérieurement à la saisine, conformément à la jurisprudence du Conseil d'État (CE, 17 mai 2017, n°396832). Les textes applicables étaient les articles L. 432-1 et L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : AD'VOCARE
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2501073
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge a admis la substitution du motif de refus, retenant que le requérant ne justifiait pas d'une vie commune et effective de six mois avec son épouse française, condition exigée par l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation et de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, ont été écartés.
Avocat : AYELE
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2501107
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 10 octobre 2024 qui lui refusait un titre de séjour et lui ordonnait de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet du Puy-de-Dôme n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance d'une carte de séjour au titre de la vie privée et familiale, et que l'obligation de quitter le territoire (OQTF) était légale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment l'article L. 432-13, et prend en compte la Convention européenne des droits de l'homme ainsi que l'intérêt supérieur de l'enfant.
Avocat : DROBNIAK
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500455
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requête de la SARL Volcan de Lemptégy. Cette requête visait initialement l'annulation d'une délibération municipale de Saint-Ours-les-Roches concernant un bail. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
Avocat : AUVERJURIS
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503416
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du préfet du Cantal de son recours en annulation contre une délibération municipale. Le litige portait sur l'annulation de la délibération du conseil municipal de Neuvéglise-sur-Truyère approuvant la mise à jour de son tableau des emplois permanents. La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement, mettant ainsi fin à la procédure.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301744
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler son compte rendu d'entretien professionnel (CREP) de 2022. Le juge a estimé que les critiques de l'agent concernant une erreur manifeste d'appréciation et une incohérence dans l'évaluation n'étaient pas fondées. La décision s'appuie sur le décret n°2010-888 du 28 juillet 2010, rappelant que le contrôle du juge se limite à vérifier l'absence de disproportion flagrante entre les éléments de l'évaluation et l'appréciation littérale.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401413
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Le juge a estimé que la requérante ne démontrait pas, au regard des pièces médicales du dossier, remplir les critères légaux d'une réduction importante et durable de sa capacité et de son autonomie de déplacement à pied. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles (articles L. 241-3 et R. 241-12-1) et de l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'appréciation de la mobilité pédestre réduite.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401994
**Sujet principal** : Recours contre le refus d'attribuer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». **Juridiction** : Tribunal Administratif de Pau (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme B..., considérant que la commission (CDAPH) n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la carte. Il estime que la situation médicale de la requérante ne démontre pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied au sens des critères légaux. **Textes appliqués** : L'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles, l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'appréciation de la mobilité pédestre réduite, et l'article L. 412-7 du code des relations entre le public et l'administration concernant le recours administratif préalable obligatoire.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600650
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en formation d'urgence, a rejeté les requêtes de M. A... C... et Mme E... B... visant à annuler plusieurs arrêtés préfectoraux (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence). La juridiction a estimé que les décisions attaquées n'étaient pas entachées d'illégalité, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a également rejeté les demandes de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour et de suspension de l'obligation de quitter le territoire français.
Avocat : GARCIA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602155
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. C... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que le refus est légal, car le requérant n'a pas présenté sa demande d'asile dans le délai de 90 jours sans motif légitime suffisamment établi, et que l'évaluation de sa vulnérabilité a été régulièrement effectuée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CANAL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602559
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. D... G... visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet de la Moselle était compétent et que les décisions contestées, prises en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), étaient légalement motivées et proportionnées. Il a également rejeté les demandes d'aide juridictionnelle provisoire et de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour.
Avocat : HALIL
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400364
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler le refus d'attribution de la prime individuelle RIPEC volet C3. Le tribunal a jugé que la procédure d'avis du conseil académique, bien que consultative, avait été régulièrement suivie et que le président de l'université disposait d'un pouvoir discrétionnaire pour arrêter la décision finale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la recherche et du décret n° 2021-1895 du 29 décembre 2021 portant création du régime indemnitaire des enseignants-chercheurs.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400906
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un titre de recette émis par l'Office français de la biodiversité (OFB) pour le recouvrement d'une somme de 6 423,86 €. Le tribunal a jugé que la créance, liée à des versements de rémunération effectués en 2017 et 2018, n'était pas prescrite, car le délai de répétition de l'indu de deux ans prévu à l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 avait été prorogé par l'ordonnance du 25 mars 2020 pendant la période d'urgence sanitaire. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'irrégularité formelle du titre de recette.
Avocat : SELARL CALLON AVOCAT & CONSEIL
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400932
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté municipal interdisant la circulation des véhicules de plus de 5 tonnes sur un chemin communal. Le juge a estimé que l'arrêté du maire de Rochemaure était légal, car suffisamment motivé par des impératifs de sécurité publique et de préservation de la voirie, conformément aux articles L. 2213-1 et suivants du code général des collectivités territoriales et à l'article R. 141-3 du code de la voirie routière. La mesure a été jugée proportionnée au regard des risques constatés pour les usagers et de l'état de la chaussée.
Avocat : SELARL RETEX AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401873
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un arrêté préfectoral retirant une mise en disponibilité d'office pour raison de santé et la remplaçant par un congé sans traitement. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur le fond, car l'arrêté attaqué avait été rétroactivement et définitivement retiré par l'administration en cours d'instance, ce qui a fait disparaître l'objet du litige. Il a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par l'avocate de la requérante, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : LE CAB AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410527
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction. En effet, l'objet du litige a disparu puisque la préfète a accordé à la requérante la carte de séjour sollicitée après l'introduction du recours. La juridiction condamne néanmoins l'État à verser à la requérante 800 euros au titre des frais exposés pour le litige, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif.
Avocat : DEME
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602092
Le Tribunal administratif de Lyon statue sur une requête en excès de pouvoir concernant le refus implicite de délivrance d'un certificat de résidence à un ressortissant algérien. La juridiction constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le fond, la préfète ayant accordé le certificat pendant l'instance. Elle accorde l'aide juridictionnelle provisoire au requérant et condamne l'État à verser une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : LULÉ
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603914
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui demandait l'annulation d'une décision implicite de rejet et une injonction de régularisation de sa rémunération. Le juge estime que la demande d'annulation est manifestement irrecevable, car le juge des référés statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut pas annuler une décision, mais seulement en suspendre l'exécution. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.