Jurisprudence administrative
966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 017
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603558
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction concernant le rejet implicite d'une demande de titre de séjour d'une personne reconnue réfugiée. La requérante s'étant désistée de ces conclusions, le juge a simplement prononcé son admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle, en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991. Aucune condamnation aux frais n'a été prononcée.
Avocat : ROSIN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603560
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a ordonné au préfet du Val-de-Marne de délivrer une attestation de prolongation d'instruction avec autorisation de travail à une étudiante étrangère. Le juge a estimé que l'absence de récépissé malgré une demande complète de titre de séjour créait une situation d'urgence, notamment en menaçant son parcours en alternance. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 431-3 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603590
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... visant à suspendre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour et à enjoindre sa délivrance. Le juge a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions, considérant que la décision attaquée était inexistante puisque la demande de titre avait en réalité été acceptée par le préfet. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives aux conditions de la suspension en référé.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603629
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par une mère demandant la suspension du refus de l'académie de Créteil de mettre en place un accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH) individuel pour son enfant, tel que décidé par la MDPH. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'absence d'accompagnement individualisé compromettant gravement la scolarité de l'enfant, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité du refus opposé par l'administration. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le tribunal a donc ordonné la suspension de la décision de refus et enjoint au recteur de pourvoir à l'accompagnement de l'élève.
Avocat : BAYOU
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603649
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté une requête en référé-suspension visant à obtenir l'affectation d'un accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH) pour un enfant. La juridiction a jugé la requête irrecevable, considérant qu'aucune décision administrative explicite ou implicite de rejet n'était intervenue sur la demande des parents, ce qui est une condition préalable à un recours en suspension (articles L. 521-1 et R. 421-1 du code de justice administrative). Par conséquent, le juge des référés n'a pas eu à examiner les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité.
Avocat : NAUSICA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2502971
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. D... visant à annuler le retrait de points sur son permis de conduire. Le tribunal estime incompétent pour connaître du moyen soulevé, qui conteste l'imputabilité de l'infraction routière, cette question relevant exclusivement du juge pénal. La décision s'appuie sur les articles L. 121-5 du code de la route et 521 du code de procédure pénale, et procède par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2503128
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction relative au refus de restitution d'un permis de conduire, car le titre a été délivré au requérant postérieurement à son recours, rendant ces conclusions sans objet (article R. 222-1 du code de justice administrative). La demande de condamnation de l'Etat au paiement d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du même code est rejetée. Le litige principal portait sur la décision de refus de l'ANTS, devenue sans suite du fait de la délivrance ultérieure du permis.
Avocat : CRECY NICOLAS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2503193
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le rejet implicite de son recours gracieux pour récupérer 4 points sur son permis de conduire après un stage. Le tribunal a jugé la requête **manifestement irrecevable** car elle était dénuée de tout moyen juridique (légalité externe ou interne), en violation des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le rejet a été prononcé sur le fondement de l'article R. 222-1 (4°) du même code, qui permet d'écarter les requêtes irrecevables non régularisées.
Avocat : SELARL DEHAN SCHINAZI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601058
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d'un riverain visant à enjoindre au maire de Fresnes de faire respecter les horaires de fermeture d'un square. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve du caractère d'urgence de la situation, condition essentielle pour obtenir une mesure sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée par ordonnance, conformément à la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : ZEMOUCHI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601987
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'une carte de résident. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie et qu'aucun doute sérieux n'existe sur la légalité de la décision, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante ayant perdu son statut de réfugié et s'étant rendue dans son pays d'origine.
Avocat : SIMON
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604545
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d’un ressortissant camerounais visant à enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge estime que le silence gardé par l’administration sur sa demande a fait naître une décision implicite de rejet depuis juillet 2023, privant la mesure sollicitée de son utilité et risquant de faire obstacle à l’exécution de cette décision. La requête est jugée irrecevable au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, l’intéressé conservant la possibilité de contester directement la légalité de la décision implicite de rejet.
Avocat : FEUKEU TCHOUMBA MARIE-AGNÈS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604634
Sujet principal : Demande d'injonction pour examen d'une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la requête. Il estime qu'il ne lui appartient pas d'enjoindre à l'administration de procéder à l'examen effectif d'une demande de titre de séjour, et que la demande de convocation est inutile puisque le dossier est déjà à l'instruction. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative (procédure de référé et rejet de la demande).
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604635
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête d'une demanderesse de naturalisation qui sollicitait une injonction pour obtenir un récépissé attestant du caractère complet de son dossier. Le juge a estimé que la mesure demandée, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, aurait pour effet de faire obstacle à la décision implicite de l'administration de ne pas délivrer ce récépissé, ce qui est interdit par ce texte. La requérante conserve la possibilité de contester directement la légalité de cette décision implicite de rejet devant le tribunal.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604639
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d'un aide-soignant visant à suspendre et annuler sa réaffectation d'un service de nuit vers un service de jour par son établissement hospitalier. Le juge estime que la procédure de référé-suspension (article L. 521-3 du code de justice administrative) ne peut être utilisée pour faire obstacle à l'exécution de la décision administrative contestée. La requête est donc jugée irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604925
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a enjoint au préfet du Val-de-Marne de mettre à disposition de la requérante son certificat médical de l'OFII sur son espace ANEF. Le juge a estimé que le défaut de communication de ce document, nécessaire au renouvellement de son titre de séjour pour raison de santé, portait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales, notamment son droit au respect de la vie privée et familiale. L'ordonnance s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la délivrance des certificats médicaux.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604988
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exécution d'une décision préfectorale ordonnant le concours de la force publique pour une expulsion. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car le requérant n'a pas, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative, déposé une requête distincte en annulation de la décision attaquée. La procédure de rejet sans débat est appliquée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2308068
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A... C... visant à annuler l'arrêté municipal rejetant sa demande de reconnaissance d'une maladie imputable au service. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légalement signé par un adjoint délégataire et que la requérante n'apportait pas la preuve que son syndrome dépressif était essentiellement et directement causé par l'exercice de ses fonctions, comme l'exige l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique. La demande d'injonction et de condamnation pécuniaire a donc été écartée.
Avocat : SELAFA CABINET CASSEL
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2310591
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la société Patrimoine et rénovation, qui contestait la résiliation par la commune d'Andrésy de deux marchés de travaux pour non-conformité et défauts d'exécution. La juridiction a jugé que la résiliation était justifiée par des manquements graves du titulaire, notamment l'arrêt des travaux suite à une mise en demeure et une situation de danger grave constatée par l'inspecteur du travail. La décision s'appuie sur les stipulations du Cahier des clauses administratives générales (CCAG) – Travaux de 2009, notamment ses articles relatifs à la résiliation pour faute.
Avocat : MINERVA AVOCAT
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2401005
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête d'un agent de la police nationale contestant son changement d'affectation et demandant réparation. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions en annulation, considérant que le recours contre la décision d'affectation initiale (février 2021) était tardif, et a estimé que la demande indemnitaire n'était pas fondée. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative concernant les délais de recours.
Avocat : BOUSSOUM
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513702
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et l'interdiction de circulation d'un an pris à l'encontre d'un ressortissant portugais. La juridiction a estimé que la préfète de l'Essonne n'avait pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant, qui justifiait d'une résidence stable, de ressources et de la garde d'enfants français. Les décisions de refus de délai de départ volontaire et d'interdiction de circulation sont annulées par voie de conséquence.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE