Jurisprudence administrative

966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 017

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA83Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2600471

Le Tribunal Administratif de Toulon rejette une requête en excès de pouvoir visant une décision de la caisse d'allocations familiales du Var concernant un indu d'aide au logement. La requête est jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas joint l'avis de la commission de recours amiable, malgré une mise en demeure de régulariser. La juridiction applique les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours.

27 mars 2026
TA83Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2600573

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... A... visant à contraindre le préfet du Var à lui attribuer un logement au titre du droit au logement opposable (DALO). La juridiction a constaté que la requête, manifestement irrecevable, ne comportait pas la décision de la commission de médiation DALO reconnaissant la priorité de la requérante, et qu'elle n'avait pas été régularisée malgré une mise en demeure. Le rejet est fondé sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes irrecevables non régularisées.

27 mars 2026
TA83Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601382

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande d'un étranger visant à enjoindre au préfet du Var de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence de l'administration, ce qui est contraire aux conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il relève également que le requérant ne démontre pas le caractère d'urgence de sa situation, notamment au regard des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SAIDANI

27 mars 2026
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600922

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande d'expulsion urgente présentée par la communauté de communes. Le juge a soulevé d'office son incompétence, estimant que le chemin de desserte en cause, affecté exclusivement à l'accès des pompiers et à la sécurité incendie d'une zone d'activité, faisait partie du domaine public routier. Par conséquent, le litige relève de la compétence du juge judiciaire pour ordonner l'évacuation, sur le fondement des articles L. 2111-1 du code général de la propriété des personnes publiques et L. 111-1 du code de la voirie routière.

Avocat : SELARL D'AVOCATS TEN FRANCE

27 mars 2026
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314694

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. et Mme A... visant à obtenir la décharge de leurs impôts sur le revenu pour les années 2016 à 2018 et des pénalités associées. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment concernant des irrégularités de procédure de vérification fiscale, l'insuffisance de motivation des propositions de rectification et la contestation des rehaussements sur une provision pour dépréciation de fonds de commerce, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, du livre des procédures fiscales et du code de justice administrative.

Avocat : GUERMONPREZ-TANNER

27 mars 2026• 10ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2521809

Le Tribunal administratif de Montreuil rejette la requête en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) d'une étrangère demandant l'enregistrement de son renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. Le juge estime que la condition d'utilité n'est pas remplie, car la requérante n'a pas utilisé la procédure obligatoire du téléservice ANEF pour ce type de titre. Les conclusions sur l'aide juridictionnelle provisoire et sur les frais sont également rejetées.

Avocat : LEBOUL

27 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2521927

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... visant à enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé de travail. Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure, exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas remplie, car la requérante n'avait pas utilisé la procédure numérique obligatoire (ANEF) prévue par l'article R. 431-2 du CESEDA pour ce type de titre. La demande de condamnation de l'État aux dépens a également été rejetée par voie de conséquence.

Avocat : BCHIR

27 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2522739

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande d’un ressortissant sénégalais visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, une décision implicite de rejet étant née du silence de l’administration après le délai de trois mois prévu par le code de l’entrée et du séjour des étrangers. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-1 ainsi que R. 432-2 du CESEDA.

27 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600244

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé d'un ressortissant malien demandant l'injonction au préfet de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, car le requérant n'avait pas utilisé la procédure obligatoire du téléservice ANEF pour ce type de titre. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

27 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600246

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant canadien visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, car un rejet implicite de la demande de titre était né du silence de l'administration au-delà du délai de quatre mois prévu par l'article R.* 432-1 du CESEDA. Dès lors, l'obligation de délivrer un document provisoire prévue à l'article R. 431-15-1 du même code cessait. La requête était fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : DAVID

27 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600273

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui contestait le refus préfectoral de son regroupement familial. Le juge estime que la procédure de référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne lui permet pas d'annuler la décision administrative ni d'ordonner les injonctions demandées, en l'absence de péril grave. La solution retenue est donc le rejet de la demande en annulation et en injonction.

27 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2601064

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé de Mme A..., qui demandait une injonction au préfet pour délivrer une attestation de prolongation d'instruction et statuer sur son renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a considéré que la demande relevait du référé "mesures utiles" (article L. 521-3 du code de justice administrative) et non du référé-liberté. La requête a été jugée irrecevable car une décision implicite de rejet était née du silence de l'administration au terme du délai légal de trois mois (articles R.* 432-1 et R. 432-2 du CESEDA), et la mesure sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision.

27 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605720

Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral renouvelant l'assignation à résidence d'un ressortissant turque. Le tribunal a jugé que le mémoire en défense de la préfecture, transmis par voie électronique, était régulier et que le préfet avait légalement fondé sa décision sur l'existence d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 414-4 du code de justice administrative.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

27 mars 2026• Pôle Urgences (J.U)
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606678

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande de suspension de deux décisions de la Fédération Française d'Escrime (FFE) refusant la réintégration complète du requérant dans ses anciennes fonctions et une accréditation pour un championnat. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, notamment concernant l'accréditation pour une compétition future, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité des décisions n'est établi, celles-ci étant conformes à l'accord de conciliation intervenu. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : CELLE

27 mars 2026
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606718

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de M. A... visant à annuler son refus d'entrée sur le territoire français. Le juge a estimé que l'administration avait légalement fondé sa décision sur le défaut de justification du but et des conditions du séjour, tel que prévu par l'article 6 du règlement Schengen (CE n° 2016/399). La condition d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'était donc pas remplie.

Avocat : BISALU

27 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2204947

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (6ème chambre) a rejeté la requête en annulation de deux permis de construire (initial et modificatif) délivrés pour la surélévation d'immeubles à La Garenne-Colombes. Le juge a jugé les requérants irrecevables, estimant qu'ils n'avaient pas démontré que le projet affectait directement les conditions d'occupation de leur bien, comme l'exige l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Les moyens au fond, notamment ceux relatifs au règlement du plan local d'urbanisme, n'ont donc pas été examinés.

Avocat : L & ASSOCIES

27 mars 2026• 6ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500134

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 6 décembre 2024 refusant un titre de séjour à un ressortissant égyptien et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a retenu que l'étranger justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ce qui imposait à l'autorité administrative de saisir la commission du titre de séjour pour avis avant de refuser sa demande. Le défaut de cette saisine, prévue par les articles L. 435-1 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a entaché la décision d'illégalité.

Avocat : HARROCH

27 mars 2026• 9ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500373

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, visant à annuler un arrêté préfectoral de décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour deux ans. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée, au regard notamment des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, car elle mentionnait les textes appliqués et les circonstances factuelles propres à l'intéressé, y compris son interpellation pour des faits délictuels. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant un délai de départ volontaire et en prononçant l'interdiction de retour.

Avocat : PARASTATIS

27 mars 2026• 9ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502468

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge a estimé que la requérante, qui sollicitait une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du CESEDA, n'apportait pas la preuve d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition nécessaire pour que l'avis de la commission du titre de séjour soit obligatoire. Par conséquent, le refus de titre et l'obligation de quitter le territoire (OQTF) n'étaient pas entachés d'erreur de droit ou de vice de procédure.

Avocat : NJOYA

27 mars 2026• 6ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502729

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral rejetant la demande de titre de séjour de Mme B... et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet du Val-d'Oise avait commis une erreur manifeste d'appréciation en s'appuyant sur un avis médical obsolète pour conclure à l'existence d'un traitement approprié en Algérie, sans tenir compte d'un certificat médical ultérieur détaillant les besoins spécifiques de la requérante. Le tribunal a renvoyé l'affaire devant l'autorité administrative pour un nouvel examen, en application des dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatives au séjour pour raison médicale.

Avocat : ANDRE

27 mars 2026• 5ème Chambre