Jurisprudence administrative

965 941 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

965 941

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603547

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que l'OFII a procédé à une évaluation régulière de sa vulnérabilité lors d'un entretien, et que le refus est légalement fondé sur l'article L. 551-15 du CESEDA, applicable aux demandes de réexamen d'asile comme la sienne. La décision contestée est donc jugée conforme au droit, notamment à la directive 2013/33/UE et aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ROULLEAU

27 mars 2026• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604623

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de délivrance d'un visa de long séjour pour conjoint de Français. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas soulevé de moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision ministérielle du 27 janvier 2026. La demande était fondée sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 312-1 A du CESEDA et l'article 8 de la CEDH.

Avocat : BROISIN

27 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604818

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de réunification familiale pour des enfants mineurs. Le juge estime que le requérant n'établit pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision ministérielle, notamment au regard de la motivation et de l'appréciation des pièces d'état civil. La condition d'urgence n'est pas non plus caractérisée, les enfants étant pris en charge par leur famille en Côte d'Ivoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GUILBAUD

27 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2508366

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir visant le refus initial d'un visa de long séjour. Le sujet principal est devenu sans objet car le visa a été délivré après l'introduction de la requête, ce qui implique le retrait de la décision attaquée. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu et condamne l'État à verser 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : CADOUX

27 mars 2026
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518458

Sujet principal : Désistement d'une requête en indemnisation pour préjudice lié à une contamination au SARS-CoV-2 imputée au service public. Juridiction : Tribunal administratif de Nantes (formation d'ordonnance). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant fin à la procédure. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (compétence pour donner acte des désistements).

Avocat : GALY

27 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521150

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir contre un refus de visa de long séjour pour études. Le rejet est fondé sur une irrecevabilité manifeste, car le requérant résidant en Algérie n'a pas régularisé son recours en élisant domicile en France ou dans un territoire de l'UE/EEE/Suisse comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables non régularisées après mise en demeure.

27 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600820

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant a saisi le juge sans exposer de moyens de droit ni produire la décision implicite de la commission de médiation qu'il contestait, et n'a pas régularisé sa requête dans le délai. La juridiction s'est fondée sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative pour constater ce défaut.

27 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605701

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour au titre du regroupement familial. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, malgré la situation familiale du demandeur, en raison notamment de délais importants dans l'introduction du recours et de l'absence de liens particuliers démontrés avec son père. La demande d'injonction et de provision sur frais est également rejetée.

Avocat : ABDOU-SALEYE

27 mars 2026
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400678

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 novembre 2021 qui ordonnait son dessaisissement d'armes, son interdiction d'en acquérir ou détenir, et son inscription au fichier national correspondant. Le tribunal a estimé que le préfet du Cher, en se fondant sur le comportement de l'intéressé jugé incompatible avec la détention d'armes, notamment au vu de son casier judiciaire, n'avait pas commis d'erreur d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir de police. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure, en particulier les articles L. 312-11, R. 312-67, L. 312-13 et L. 312-16, qui habilitent le préfet à prendre de telles mesures pour des raisons d'ordre public ou de sécurité des personnes.

Avocat : AARPI BUES ET ASSOCIES

27 mars 2026• 3ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404470

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... F... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 10 juillet 2024 qui lui refusait un titre de séjour et lui ordonnait de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation régulière et que le refus de titre de séjour, fondé sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle de la requérante. La demande d'injonction de délivrer un titre de séjour et la demande de condamnation aux dépens ont également été rejetées.

Avocat : GREFFARD-POISSON

27 mars 2026• 3ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601573

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux (assignation à résidence et obligation de quitter le territoire français) pris à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé ces mesures, considérant que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne démontrant pas que l'éloignement du requérant était une perspective raisonnable. La décision s'appuie également sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : YAMBA-TAMBIKISSA

27 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503106

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait son affectation d'une maison d'arrêt vers un centre de détention. Le tribunal estime que cette décision de transfert, qui améliore ses conditions de détention en le rapprochant de la région parisienne comme il le souhaitait, constitue une mesure d'ordre intérieur. Par conséquent, elle est insusceptible d'un recours pour excès de pouvoir, la requête étant jugée manifestement irrecevable au sens de l'article R. 222-1 du code de justice administratif.

27 mars 2026
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503153

Le Tribunal administratif de Nancy, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'office de la requérante, Mme C..., qui contestait le refus d'une carte mobilité inclusion. La juridiction a appliqué l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, constatant qu'aucune confirmation du maintien de sa demande n'avait été reçue dans le délai imparti après une mise en demeure. La procédure est donc close.

27 mars 2026
TA54Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2601072

Sujet principal : Transmission d'une requête en plein contentieux d'un tribunal administratif à un autre. Juridiction : Tribunal Administratif de Nancy (formation de référé). Solution retenue : La requête de la société Matnat, demandant réparation de préjudices au département du Doubs, est transmise au Tribunal Administratif de Besançon. Textes appliqués : Article R. 351-3 alinéa 1 du code de justice administrative relatif à la désignation d'un magistrat pour régler les questions de compétence.

Avocat : SELARL NIANGO

27 mars 2026
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2201070

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SCEA du Pont des loups visant à annuler le refus préfectoral d'autorisation d'exploiter des terres agricoles. Le juge a estimé que le préfet avait correctement appliqué le Schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) et les articles L. 312-1 et L. 331-3 du code rural et de la pêche maritime pour classer les projets et motiver son choix. La décision conclut que le refus, au profit d'un autre candidat, n'était pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ou d'un vice de procédure.

Avocat : BECHE

27 mars 2026• 7ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2306821

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de l'EARL de la Voie Jacqueline visant à annuler l'arrêté préfectoral du 22 juillet 2022 portant schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) en Hauts-de-France, ainsi que les arrêtés rejetant sa demande d'autorisation d'exploiter. La juridiction a estimé que le schéma directeur respectait les exigences de clarté et de sécurité juridique, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en privilégiant le critère de la structure parcellaire pour départager les demandes concurrentes. La décision s'appuie sur les dispositions du code rural et de la pêche maritime.

Avocat : FANOVAN

27 mars 2026• 7ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2407962

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Nord concernant la demande de carte de résident d'une réfugiée afghane. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, qui prévoit la délivrance d'une carte de résident à tout étranger reconnu réfugié. Il a enjoint à l'administration de délivrer la carte dans un délai de deux mois, mais n'a pas prononcé d'astreinte.

Avocat : SCHRYVE

27 mars 2026• 7ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500329

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a annulé l'arrêté du 10 décembre 2024, considérant que le préfet n'avait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant, ancien enfant confié à l'aide sociale à l'enfance. Cette décision est fondée sur une méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DEWAELE

27 mars 2026• 7ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502157

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a reconnu une erreur de fait dans la motivation de l'arrêté concernant l'absence de domicile fixe, mais a estimé que cette irrégularité n'était pas déterminante, les autres motifs légaux non contestés (entrée irrégulière, absence de titre de séjour, refus de quitter le territoire) justifiaient à eux seuls la décision. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

27 mars 2026• 7ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602144

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi de deux recours en excès de pouvoir contre des décisions de transfert vers la République tchèque prises par le préfet du Nord au titre du règlement Dublin III. Les requérants contestaient la compétence de l'autorité, des vices de procédure et l'absence d'application de la clause de souveraineté. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions de transfert étaient régulières. La juridiction s'est appuyée sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

27 mars 2026• Reconduite à la frontière