Jurisprudence administrative

966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 017

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400859

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation d'un ancien agent technique contre la commune de Molières-sur-Cèze. Le requérant sollicitait 30 000 € pour préjudice moral et troubles dans ses conditions d'existence suite à une exposition à l'amiante. Le tribunal a jugé ses conclusions irrecevables car sa demande préalable concernant le préjudice de troubles n'avait pas été adressée au maire, comme l'exige la procédure. Les textes appliqués incluent le code du travail et le code de justice administrative.

Avocat : CABINET TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

27 mars 2026• 3ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400887

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de riverains demandant l'annulation du refus du maire d'Aubord d'intervenir contre les nuisances sonores d'une salle communale et la réparation de leur préjudice. Le tribunal a jugé que le maire n'avait pas commis de carence fautive dans l'exercice de ses pouvoirs de police municipale (article L. 2212-2 du CGCT) et de police spéciale relative au bruit (articles du code de la santé publique), les requérants n'ayant pas démontré le caractère excessif des troubles allégués. La demande d'indemnisation de 50 000 € a donc été rejetée, le préjudice n'étant pas établi comme certain.

Avocat : GARREAU

27 mars 2026• 3ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400943

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête en excès de pouvoir visant l'arrêté municipal interdisant l'accès à un chantier de démolition. Le tribunal a jugé que l'arrêté, de nature réglementaire, n'était pas soumis à une obligation de motivation préalable et que la mesure était justifiée et proportionnée au regard des pouvoirs de police du maire pour assurer la sécurité publique. La décision s'appuie sur les articles L. 2212-1 et suivants du code général des collectivités territoriales et écarte les moyens tirés de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SELARL TERRITOIRES AVOCATS

27 mars 2026• 3ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2401042

Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté préfectoral du 10 janvier 2024 qui retirait à un particulier son droit de détenir des armes et son permis de chasse. La juridiction a estimé que les éléments du dossier, principalement fondés sur des allégations imprécises et non corroborées, ne démontraient pas que le comportement du requérant présentait un danger grave au sens de l'article L. 312-7 du code de la sécurité intérieure. Elle a donc retenu que la décision de la préfète de Vaucluse était entachée d'une erreur d'appréciation.

Avocat : GUENNOUN KARIM

27 mars 2026• 3ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2401821

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté le recours d'un requérant contestant le rejet de sa demande d'indemnisation au titre des préjudices subis par les Harkis. Le tribunal a jugé que la cité Sonacotra de Mende, où il a vécu, ne figurait pas sur la liste des structures d'accueil éligibles fixée par décret. La décision s'appuie sur les conditions strictes posées par l'article 3 de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 et les décrets d'application (n° 2022-394 et n° 2023-890).

27 mars 2026• 3ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503102

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant guinéen. Le tribunal a annulé l'arrêté du 5 mai 2025, considérant que le préfet de Vaucluse avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne reconnaissant pas la situation exceptionnelle du requérant au regard de son intégration et de ses perspectives professionnelles. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL VMAE

27 mars 2026• 3ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503178

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le requérant n'apportait pas les justifications suffisantes, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, pour établir que la décision portait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Les textes appliqués sont principalement l'article 8 de la CEDH et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : VENEZIA

27 mars 2026• 3ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600890

**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé-liberté pour obtenir l'enregistrement d'un dossier et la délivrance d'un récépissé de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nîmes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge constate un non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet après que le préfet a délivré une attestation de décision favorable (carte de résident) à la requérante. L'État est toutefois condamné à lui verser 500 euros au titre des frais exposés. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 (référé-liberté) et L. 761-1 (frais irrépétibles) du code de justice administrative.

Avocat : LE GOUËFF

27 mars 2026
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601201

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension et d'annulation présentée par un élève-gardien de la paix contre son échec au jury d'aptitude professionnelle et sa radiation des cadres. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une urgence justifiant le prononcé d'une mesure de suspension, et qu'aucun doute sérieux n'entache la légalité des décisions contestées, notamment au regard des dispositions du décret n° 2004-1439 du 23 décembre 2004 et de l'arrêté du 2 mai 2022.

27 mars 2026
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601214

**Sujet principal** : Demande de suspension d'une prolongation de suspension conservatoire d'une directrice d'école et demande de réintégration. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension de l'arrêté de prolongation de la suspension. Il considère que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante conserve une rémunération, et qu'il n'existe pas de doute sérieux sur la légalité de la décision, justifiée par l'intérêt du service et une procédure disciplinaire en cours. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et dispositions du code général de la fonction publique relatives à la suspension des fonctionnaires.

Avocat : SCP BRUN CHABADEL EXPERT PITON

27 mars 2026
TA30Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600971

Sujet principal : Demande de mesures d'urgence pour faire cesser le rejet d'eaux usées provenant d'une micro-station d'épuration voisine sur une propriété privée. Juridiction : Tribunal administratif de Nîmes (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, car la demanderesse n'a pas justifié du caractère d'urgence de sa demande, condition nécessaire pour obtenir des mesures en référé. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative (conditions de l'urgence et rejet des demandes non urgentes ou mal fondées), ainsi que les articles L. 2224-8 et L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales (compétences communales en matière d'assainissement).

27 mars 2026
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601128

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir l'ordonnance du versement de l'APL et du RSA. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l'utilité de la mesure sollicitée, faute d'avoir engagé au préalable des démarches auprès de la caisse d'allocations familiales pour débloquer sa situation. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administratif, concluant que les conditions légales d'urgence et d'utilité n'étaient pas remplies.

27 mars 2026
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601677

Le Tribunal Administratif de Toulouse a statué sur une demande de référé-suspension visant le refus de renouvellement d'un titre de séjour pour soins. Le juge a suspendu l'exécution de la décision préfectorale, estimant qu'il existait un doute sérieux sur sa légalité au regard des conditions médicales du requérant et de l'accessibilité des traitements dans son pays d'origine. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux titres de séjour pour soins.

Avocat : GALINON

27 mars 2026
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602068

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation de signature régulière et que l'OQTF était légalement fondée sur l'article L. 611-1 du CESEDA, le requérant étant en situation irrégulière après l'expiration de son visa. Les textes principaux appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : MAURIN-GOMIS

27 mars 2026• Eloignement 72 heures
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602069

Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. D... visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, la décision ayant été signée par une sous-préfète bénéficiant d'une délégation régulière. Il rejette également le grief tiré de l'article L. 731-1 du CESEDA, estimant que les tensions diplomatiques franco-algériennes invoquées ne démontraient pas, à la date de la décision, l'absence d'une perspective raisonnable d'éloignement.

Avocat : MAURIN-GOMIS

27 mars 2026• Eloignement 72 heures
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602084

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté d'éloignement et d'interdiction de retour pris à l'encontre d'un ressortissant brésilien. Le juge a estimé que la préfète de la Dordogne avait méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en ne procédant pas à une appréciation concrète et proportionnée de la vie familiale et privée du requérant, présent en France depuis l'âge de 7 ans. La décision a été rendue en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MARTIN

27 mars 2026• Eloignement 72 heures
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602086

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en procédure d'éloignement dans les 72 heures, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (OQTF) avec interdiction de retour et une assignation à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence, au défaut de motivation, à la méconnaissance du droit à être entendu et à une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 CEDH), n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : SCP JOYEUX-GUEGUEN-CHAUMETTE AVOCATS ASSOCIÉS

27 mars 2026• Eloignement 72 heures
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602446

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande d'annulation et d'injonction relative au refus d'aménagements pour le concours CRPE. Le juge a considéré que la requête, formée sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté), était irrecevable car la mesure sollicitée (l'octroi définitif d'aménagements) n'avait pas le caractère provisoire requis. Il a également estimé que l'administration, en proposant de réexaminer une demande clarifiée, ne portait pas d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.

Avocat : NAUSICA AVOCATS

27 mars 2026
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505156

Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté préfectoral du 14 avril 2025 refusant un titre de séjour à une ressortissante tunisienne et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que le préfet de l'Hérault avait méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en ne procédant pas à un examen réel et complet de la situation de la requérante, qui justifiait de liens personnels et familiaux stables en France. En conséquence, les mesures d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour ont également été annulées.

Avocat : BAUTES

27 mars 2026• 6ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601932

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant portugais. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment car l'autorité signataire était compétente, la motivation était suffisante, et la mesure était justifiée par un comportement constituant une menace réelle et grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et d'une erreur manifeste d'appréciation ont également été écartés.

Avocat : HOSSEINI NASSAB

27 mars 2026• PROCEDURES 96 H H / 48 H