Jurisprudence administrative

966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 017

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602350

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté municipal ordonnant des travaux de mise en sécurité d'un chemin. Le juge estime que la société requérante n'a pas démontré l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ses arguments (coût, précision des travaux, absence de propriété) étant insuffisants pour caractériser une atteinte grave et immédiate. La demande de provision au titre de l'article L. 761-1 du même code est également rejetée.

Avocat : SELARL VPNG AVOCATS

26 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300423

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du maire de Ville-sous-Anjou du 22 novembre 2022, qui retirait un permis de construire tacite accordé pour un bâtiment d'élevage canin et félin. La juridiction a jugé que la procédure de retrait était irrégulière, car elle n'avait pas respecté les exigences contradictoires et de motivation prévues par les articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, applicables au retrait d'une décision créatrice de droits. Le tribunal a également déclaré irrecevable la demande de la requérante visant à se voir reconnaître titulaire d'un permis tacite, relevant que cela ne relève pas de l'office du juge de l'excès de pouvoir.

Avocat : SCP CHAPUIS AVOCATS ASSOCIES (ACA)

26 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400573

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de Mme A... B... visant à annuler les décisions de récupération d'un indu d'aide au logement et de prime d'activité. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par la requérante, concernant notamment l'information sur le droit de communication et la qualification de l'agent de contrôle, n'étaient pas fondés. La juridiction a appliqué les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l'habitation pour juger de la régularité et du bien-fondé des décisions de récupération.

Avocat : BOULARAND

26 mars 2026• Juge unique 5
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513661

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction à l'encontre de la préfète de la Haute-Savoie pour qu'elle statue sur une demande de titre de séjour. La juridiction constate que la préfète a délivré une attestation de décision favorable postérieurement à l'introduction du recours, rendant la demande sans objet. En conséquence, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

26 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600114

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné une demande d'un étranger visant à obtenir un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la préfète avait accordé un rendez-vous postérieurement à la requête, rendant la demande d'injonction sans objet. Par conséquent, il a prononcé une admission provisoire à l'aide juridictionnelle, s'est déclaré sans objet à statuer sur l'injonction, et a rejeté la demande de condamnation de l'État aux frais d'instance, en application des articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BLANDIN

26 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600204

**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour la délivrance d'un titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). **Solution retenue** : L'ordonnance donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant fin à l'instance sans examen du fond. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures d'urgence).

Avocat : GILBERT

26 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600232

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'injonction de délivrer une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de titre de séjour, présentée par un ressortissant malien sur le fondement de l'article L. 423-22 du CESEDA. Le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la préfecture ayant convoqué le requérant pour un relevé d'empreintes à une date ultérieure. Le tribunal a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.

Avocat : MIRAN

26 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600393

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé d'un ressortissant étranger demandant l'injonction à la préfète de statuer sur le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la demande, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était manifestement irrecevable. En effet, une telle injonction de statuer constitue une mesure définitive, alors que le juge des référés ne peut ordonner que des mesures provisoires ou conservatoires.

26 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600396

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme C... visant à enjoindre à la préfète de délivrer un récépissé de titre de séjour. Le juge a estimé qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement était née au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. Par conséquent, ordonner la délivrance d'un récépissé ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requérante a été invitée à contester cette décision implicite par la voie du référé-suspension.

26 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600920

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de propriétaires demandant l'injonction au maire de procéder à des travaux de mise en sécurité sur un immeuble menaçant ruine. Le juge a estimé que la demande principale, visant à ordonner une démolition d'office, relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire en vertu de l'article L. 511-16 du code de la construction et de l'habitation. Les autres conclusions sont devenues sans objet suite à la production par la commune de courriers de mise en demeure adressés aux propriétaires.

Avocat : SELARL RETEX AVOCATS

26 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600028

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction visant à obtenir le versement d’un reliquat de salaire. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-3 du code de justice administrative n’était pas remplie, l’administration ayant déjà procédé à une régularisation. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

26 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2210142

**Sujet principal** : Recours en annulation contre une décision de préemption foncière prise par le maire de Mareil-sur-Loir. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette les fins de non-recevoir soulevées par la commune et annule la décision de préemption litigieuse. Il juge que cette décision est entachée d'erreur de droit car elle ne mentionne pas l'objet précis pour lequel le droit de préemption est exercé, comme l'exige l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme. **Textes appliqués** : Articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme.

Avocat : GOUILLON

26 mars 2026• 6ème Chambre
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513538

Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de la SCI du Coteau, qui contestait des impositions de taxe foncière sur les propriétés bâties (2012-2021) et de taxe sur les logements vacants (2014-2020). La juridiction estime la requête manifestement irrecevable pour tardiveté, les réclamations administratives obligatoires n'ayant pas été présentées dans les délais prévus par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Elle rejette également les moyens comme inopérants, notamment celui fondé sur le pouvoir de dégrèvement d'office de l'administration (article R. 211-1 du même code), et procède par ordonnance en application des articles R. 222-1 4° et 7° du code de justice administrative.

26 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601910

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande d'une requérante visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision de refus déjà prise par le préfet, ce qui est exclu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a également considéré que les conditions légales d'urgence et d'utilité n'étaient pas remplies, la requérante n'ayant pas démontré l'impossibilité d'obtenir l'attestation auprès du préfet territorialement compétent.

Avocat : RODRIGUES DEVESAS

26 mars 2026
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2217013

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate l'extinction de l'instance introduite contre SNCF Réseau concernant l'entretien de la végétation empiétant sur une propriété privée. Il donne d'abord acte du désistement implicite de la requérante Mme B..., faute de confirmation de ses conclusions dans le délai imparti (article R. 612-5-1 du code de justice administrative). Ensuite, il prononce un non-lieu à statuer sur la requête de M. B..., décédé, ses ayants droit n'ayant pas repris l'instance (article R. 634-1 du même code).

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS CADRAJURIS

26 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602218

Sujet principal : Demande de suspension en urgence d'un licenciement et d'une attestation employeur. Juridiction : Tribunal administratif de Nantes (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la requête, jugée irrecevable concernant l'attestation et mal fondée concernant le licenciement. Textes appliqués : Articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, et article R. 1234-9 du code du travail.

26 mars 2026
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2504339

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que le moyen soulevé, fondé sur une irrégularité supposée de la notification du retrait de points, est inopérant, car cette notification conditionne seulement l'opposabilité de la mesure et non sa légalité. La décision est rendue en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes présentant des moyens manifestement inopérants.

26 mars 2026
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600494

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant demandait la mise à jour de son compte allocataire et la régularisation de son revenu de solidarité active (RSA). La juridiction a constaté l'absence du recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, prescrit par l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

26 mars 2026
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600889

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'un ressortissant guinéen visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'absence de document justifiant d'un séjour régulier, exposant le requérant à des risques d'éloignement et l'empêchant de travailler, et que l'obligation de délivrance de cette attestation par le préfet, prévue à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ne rencontrait aucune contestation sérieuse. En revanche, le juge a refusé d'enjoindre au préfet d'examiner la demande de titre de séjour, estimant que cette injonction ne relevait pas de sa compétence en la matière.

26 mars 2026
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403202

Le Tribunal Administratif de Nancy constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir de la société Free Mobile. Le litige portait sur l'opposition du maire à une déclaration préalable pour l'installation d'antennes de téléphonie mobile. La juridiction a retenu cette solution car le maire a ultérieurement retiré sa décision d'opposition et délivré une non-opposition, rendant la requête sans objet. Cette ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : PAMLAW AVOCATS

26 mars 2026