Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600667
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme A... qui contestait une décision de la caisse d’allocations familiales de la Haute-Loire ne lui accordant qu’une remise partielle d’un indu d’aide personnelle au logement. La requérante invoquait sa bonne foi et une erreur de la caisse pour obtenir une remise totale de sa dette de 2 320,50 euros. Le tribunal a jugé que l’erreur du créancier ne fait pas obstacle à l’obligation de restitution du paiement indu, conformément aux articles 1302 et 1302-1 du code civil, rendant ce moyen inopérant. En l’absence de précarité établie, la requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600768
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B..., qui demandait l'indemnisation de ses congés annuels non pris en tant qu'adjoint administratif. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a exposé aucun moyen ni précision de fait à l'appui de ses conclusions, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête sans invitation à régulariser.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601188
Litige opposant Mme B... à la caisse d'allocations familiales du Puy-de-Dôme. Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, rejette la requête comme manifestement irrecevable. La requérante n'a formulé aucune conclusion tendant à l'annulation d'une décision administrative ou à la condamnation au paiement d'une somme d'argent, ce qui est requis par les articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le juge administratif ne peut se substituer à l'administration.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602325
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante géorgienne. Celle-ci demandait qu’il soit enjoint au préfet du Bas-Rhin de lui remettre un dossier de demande de titre de séjour pour raison médicale. Le juge a estimé que cette mesure était dépourvue d’utilité, car la demande de titre de séjour de l’intéressée avait déjà été clôturée par une décision du 15 janvier 2026 pour dossier incomplet, ce qui faisait obstacle à l’injonction sollicitée. La condition d’urgence n’a pas été examinée en raison de ce défaut d’utilité.
Avocat : BERRY
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604012
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A..., ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 28 avril 2026 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 6-4 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en retenant que la menace pour l'ordre public était caractérisée par les condamnations pénales du requérant pour violences conjugales et menaces. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien.
Avocat : KLING
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604199
Le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Bas-Rhin l'assignait à résidence pour 45 jours. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, malgré l'absence de justificatifs médicaux pour ses problèmes de santé allégués. Il a jugé que l'éloignement de M. A... demeurait une perspective raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les modalités de l'assignation à résidence n'étaient pas disproportionnées. Enfin, le moyen tiré de l'article L. 611-3 du CESEDA a été écarté comme inopérant, ces dispositions ayant été abrogées.
Avocat : GASIMOV
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604305
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. D... contestant le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen de la vulnérabilité. Il a jugé que le refus était légalement fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. D... avait présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : GAUDRON
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604307
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante arménienne, contestant son transfert aux autorités bulgares et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté de transfert était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles 16 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la dépendance de la requérante envers sa fille, invoquée au titre de l'article 16, n'était pas établie par les pièces du dossier. Par conséquent, la demande d'annulation a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
Avocat : GASIMOV
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604308
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. C... A..., ressortissant congolais, contestant les arrêtés du préfet du Haut-Rhin du 6 mai 2026 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et assignation à résidence. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a annulé la décision de refus de séjour au motif que le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de la situation de M. C... A... au regard de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet une admission exceptionnelle au séjour pour les étrangers exerçant un métier en tension. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et assignation à résidence ont également été annulées.
Avocat : SELARL SAORSA AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604312
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de M. et Mme E..., ressortissants turcs, qui contestaient leur transfert aux autorités allemandes responsables de leur demande d'asile et leur assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée et que les requérants n'apportaient pas la preuve de défaillances systémiques en Allemagne. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'avait été commise au regard de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013.
Avocat : GASIMOV
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604315
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. E..., ressortissant algérien, contre les arrêtés du préfet du Haut-Rhin lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, lui interdisant le retour pour trois ans et l'assignant à résidence. Le requérant contestait notamment l'application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) à sa place, estimant que seul l'accord franco-algérien régissait sa situation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, validant la légalité des décisions préfectorales fondées sur la menace pour l'ordre public que constituait l'intéressé. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du CESEDA, notamment l'article L. 432-1-1.
Avocat : GAIBLE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604316
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. B... d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Bas-Rhin du 12 mai 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français. En cours d'instance, le préfet a retiré cet arrêté par une décision du 22 mai 2026. Le tribunal a constaté que ce retrait, devenu définitif, privait d'objet les conclusions principales de la requête. Il a en conséquence prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté les demandes d'injonction et de suspension, tout en condamnant l'État à verser 1 000 euros à l'avocat de M. B... au titre des frais de justice.
Avocat : ELSAESSER
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504127
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 29 septembre 2025 refusant son admission au séjour et l’obligeant à quitter le territoire. En cours d’instance, le préfet de la Moselle a produit une carte de séjour pluriannuelle délivrée à l’intéressé le 9 mars 2026. Invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, M. A... n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 1er juin 2026, le tribunal a donc constaté le désistement d’office de la requête et en a donné acte.
Avocat : KONÉ
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509234
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B... contestant un refus de permis de visite à un détenu. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision attaquée, malgré deux demandes de régularisation. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600286
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi de deux requêtes en excès de pouvoir, l'une par M. A... et l'autre par la SAS Renorev, visant à contester des titres de recettes émis par la commune de Balbronn pour le remplacement d'un lampadaire. En cours d'instance, la commune a annulé le titre concernant la société Renorev et a indiqué qu'un nouveau titre serait émis pour M. A.... Les deux requérants se sont ensuite désistés de leurs requêtes. Par ordonnance du 1er juin 2026, le tribunal a donné acte de ces désistements purs et simples, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2603006
Le Tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par le préfet du Haut-Rhin d’un déféré en plein contentieux visant à annuler l’élection de deux adjoints au maire de la commune d’Eteimbes, tenue le 20 mars 2026. Le préfet s’est ensuite désisté purement et simplement de son recours. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 1er juin 2026. Aucune autre solution au fond n’a été retenue, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604772
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension de la décision de France Travail réduisant son allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) par application de la dégressivité. Le juge a estimé que le litige, portant sur une prestation du régime d'assurance chômage, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais du juge judiciaire, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604824
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... qui demandait l’annulation d’un refus d’admission à l’aide médicale d’État et la suspension d’un titre exécutoire de 11 404 euros. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant d’avoir produit le titre exécutoire contesté et d’avoir démontré une situation justifiant une intervention dans un délai de 48 heures. La décision s’appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l’article L. 252-3 du code de l’action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604835
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... tendant à la suspension d’une délibération du conseil communautaire de la communauté de communes Haut Chemin Pays de Pange relative aux taxes additionnelles et à la taxe GEMAPI. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait d’aucune situation d’urgence ni d’une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, en l’occurrence la liberté d’expression et de conscience. La demande a été rejetée sans instruction ni audience, conformément à l’article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604862
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme D... d’un recours contestant le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées du Bas-Rhin de lui accorder l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) et la prestation de compensation du handicap (PCH) pour son fils. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, le tribunal a constaté que ces décisions relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire. Par conséquent, il a ordonné la transmission de la requête au tribunal judiciaire de Mulhouse, compétent pour en connaître.