Jurisprudence administrative

965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

965 937

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2613810

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de remise gracieuse de sa dette de revenu de solidarité active et demandant réparation. Saisi en plein contentieux, le juge a rappelé qu'il lui appartient d'examiner directement le bien-fondé de la demande de remise, et non les vices propres de la décision attaquée. Les moyens de légalité externe ont été jugés inopérants, et les conclusions relatives à la remise ont été rejetées faute de précisions suffisantes sur la situation financière du requérant, malgré une demande de régularisation. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées, l'absence de faute établie et de préjudice démontré ne permettant pas d'en apprécier le bien-fondé. La décision se fonde sur les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et R. 222-1 du code de justice administrative.

1 juin 2026
TA13DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608456

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. B... d’une demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 27 avril 2026 prononçant la suspension de sa carte professionnelle de taxi pour neuf mois. En cours d’instance, le préfet des Bouches-du-Rhône a abrogé cet arrêté par une décision du 22 mai 2026. Le juge des référés a constaté que les conclusions aux fins de suspension étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant par ailleurs la demande de frais irrépétibles.

Avocat : SELARL CABINET CHANGEUR

1 juin 2026
TA13DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608457

Le Tribunal administratif de Marseille annule la décision du 6 mai 2026 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a refusé à M. A..., ressortissant algérien, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal juge que cette décision est insuffisamment motivée et que l’OFII n’a pas procédé à un examen individualisé de la vulnérabilité du demandeur, en méconnaissance des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint à l’OFII de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de huit jours.

Avocat : PREZIOSO

1 juin 2026Reconduite à la frontière
TA13DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608587

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B..., ressortissante marocaine, d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de demande de renouvellement de sa carte de séjour « salarié ». En cours d'instance, le préfet des Bouches-du-Rhône a délivré à l'intéressée un récépissé l'autorisant à travailler, rendant ainsi la requête sans objet. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer.

1 juin 2026
TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2606443

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. A... d’une requête en annulation du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Après le rejet de sa demande de suspension en référé, le requérant n’a pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En application de ce texte, il est réputé s’être désisté. L’ordonnance donne acte de ce désistement pur et simple.

Avocat : FAURE

1 juin 2026
TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607541

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi en référé par le syndicat des copropriétaires d’un immeuble situé à Septèmes-les-Vallons, afin de suspendre deux arrêtés municipaux du 20 novembre 2025. Le premier arrêté ordonnait une mise en sécurité ordinaire, et le second une mise en sécurité d’urgence du même immeuble. Le juge des référés a joint les deux requêtes et les a rejetées sans instruction ni audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative. Il a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les préjudices financiers et les atteintes aux libertés invoqués ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat au regard de l’objectif de sécurité publique poursuivi par les arrêtés.

Avocat : SELARL PLENOT SUARES BLANCO ORLANDINI

1 juin 2026
TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607942

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de deux avis de sommes à payer émis par la commune de Marseille, d’un montant total de 37 940 euros, correspondant à des frais de relogement. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’apportant aucun élément justifiant que ces décisions porteraient une atteinte grave et immédiate à sa situation financière. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : SAGNA

1 juin 2026
TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608252

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par M. B..., médecin-chef au SDIS des Alpes de Haute-Provence, contestant le refus partiel de prolongation de son activité au-delà de la limite d’âge. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute pour le requérant d’apporter des éléments concrets démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : ACT AVOCATS ASSOCIES

1 juin 2026
TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608259

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Marseille du 22 avril 2026 affectant Mme B... à un poste d'agent d'accueil et d'entretien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas de conséquences graves et immédiates sur sa situation personnelle, malgré ses allégations de déclassement professionnel et de difficultés financières et médicales. Par ailleurs, la requête a été jugée irrecevable car non accompagnée de la copie de la requête au fond, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du même code.

Avocat : TAGUELMINT

1 juin 2026
TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608703

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de réintégration anticipée de Mme B... par la commune de Cabriès. La requête est irrecevable car elle n’est pas accompagnée de la copie de la requête au fond, comme l’exige l’article R. 522-1 du même code. En application de l’article L. 522-3, le juge des référés peut rejeter sans instruction les demandes manifestement irrecevables.

1 juin 2026
TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2609080

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille concerne un litige portant sur le refus implicite de renouvellement d’un titre de séjour étudiant opposé à Mme B... par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le tribunal constate qu’à la date de la décision implicite, la requérante résidait à Cachan (Val-de-Marne). En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Melun, seul compétent pour en connaître.

Avocat : BORIE BELCOUR

1 juin 2026
TA13OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2609252

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D... qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois sur la demande de renouvellement avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a considéré qu’il ne pouvait faire obstacle à cette décision implicite, ce qui rendait la demande manifestement mal fondée. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

1 juin 2026
TA13OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2609259

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B..., ressortissante comorienne, qui demandait d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet le 20 juillet 2023, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il en déduit que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est donc manifestement mal fondée et rejetée sans instruction ni audience.

1 juin 2026
TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2609305

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... D... concernant sa demande de titre de séjour. La requête, présentée par M. A... qui n'est pas avocat, n'était ni signée par la requérante ni accompagnée d'un exposé des conclusions, en violation des articles R. 411-1, R. 431-4 et R. 222-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.

1 juin 2026
TA25DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601157

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné les demandes de suspension des décisions de retrait d’agrément et de licenciement de deux assistants familiaux. Les requérants invoquaient l’urgence financière et des doutes sérieux sur la légalité des actes, notamment un défaut de communication du contradictoire et l’absence de preuve des violences alléguées. Le tribunal a rejeté les requêtes, estimant que l’urgence n’était pas caractérisée et qu’aucun moyen n’était de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées.

Avocat : AARPI LANDBECK ET BOCHER-ALLANET

1 juin 2026
TA30DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2602188

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a été saisi par le préfet du Gard d’une demande de suspension de deux permis de construire tacitement accordés par le maire de Logrian-Florian pour un projet agricole incluant des gîtes. Le juge a examiné la recevabilité du déféré, contestée par le pétitionnaire en raison d’un retrait initial des permis, mais a constaté que ces retraits avaient été eux-mêmes retirés, remettant les permis en vigueur. Sur le fond, il a estimé que les moyens tirés de l’incohérence des dossiers, de l’absence de nécessité des constructions pour l’exploitation agricole (méconnaissance des articles A1 et A2 du PLU) et du risque d’inondation (article R.111-2 du code de l’urbanisme) étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. En conséquence, le juge a ordonné la suspension de l’exécution des deux permis de construire.

Avocat : SELARL COUPE PEYRONNE

1 juin 2026
TA30OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2602500

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui contestait le prélèvement de la taxe de séjour touristique sur son logement principal depuis 2014. Le juge a estimé que le requérant n’avait pas démontré l’existence d’une situation d’urgence justifiant une intervention dans le délai de quarante-huit heures prévu par ce texte. En l’absence d’urgence caractérisée, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.

1 juin 2026
TA34DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2604445

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Marseillette sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour constater les désordres d'un immeuble présentant un risque pour la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert avec pour mission de constater l'état de l'immeuble, de préciser l'existence d'un péril grave et imminent, et de proposer des mesures conservatoires. Cette décision s'appuie sur les dispositions combinées des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative.

1 juin 2026
TA34OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2604388

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 22 avril 2026 portant rehaussement du niveau d’escorte de M. B... de 2 à 3. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, les éléments avancés par le requérant (aggravation des conditions de détention et atteinte aux droits) ne justifiant pas une intervention à très bref délai. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens de légalité, par application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : KORAITEM

1 juin 2026
TA34Ordonnance

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2604418

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête de M. B..., qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète de l'Hérault de lui proposer une solution d'hébergement d'urgence. Le juge des référés a estimé que le requérant ne justifiait pas de diligences suffisantes pour solliciter un hébergement via le 115 et que sa seule perception du revenu de solidarité active ne caractérisait pas une vulnérabilité justifiant une priorité. En conséquence, il a considéré que la condition d'urgence et l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'étaient pas établies. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'organiser une audience publique.

1 juin 2026