Jurisprudence administrative

965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

965 937

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA101OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600970

Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre de M. B... A..., ressortissant comorien. Le juge a constaté que l'intéressé avait déjà été éloigné vers les Comores, rendant sa requête sans objet. La condition d'urgence n'a pas été examinée au fond, et aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, notamment au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été retenue.

Avocat : BELLIARD

1 juin 2026
TA105DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600671

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande du groupement d’entreprises BMJ, LDTP et SOTRAG CARAIBES visant à suspendre l’exécution des contrats attribués pour les lots n°1 et n°14 du marché de construction du groupe scolaire Cornet à Petit-Canal. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, le préjudice financier invoqué par le groupement, représentant 10 % de son chiffre d’affaires, ne suffisant pas à caractériser une atteinte grave et immédiate à ses intérêts. En outre, aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l’insuffisance de motivation du rejet des offres, de l’irrégularité du règlement de consultation ou de la méconnaissance de l’article L. 2141-2 du code de la commande publique, n’a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité des contrats.

Avocat : ORIER AVOCATS

1 juin 2026
TA105DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600685

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension du compte rendu d'entretien professionnel de Mme A..., adjointe administrative territoriale. Le juge estime que la requérante n'a soulevé aucun moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, les appréciations contestées étant cohérentes et non entachées d'erreur manifeste. Il relève notamment que les objectifs non atteints ne lui sont pas imputés et que les critiques sur son comportement ne sont pas utilement contestées. La condition d'urgence n'est pas examinée, le doute sérieux sur la légalité n'étant pas établi.

1 juin 2026
TA105DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600690

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension du Plan Local d'Urbanisme de Sainte-Anne présentée par M. B.... Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour le requérant de démontrer que le classement contesté en zone A des parcelles AC 1366 et AC 1367 lui cause un préjudice grave et immédiat, aucun refus d'autorisation d'urbanisme n'étant intervenu. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : BOUTRIN GEORGES LOUIS

1 juin 2026
TA105DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600697

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... A... qui contestait la fixation de sa reprise de fonctions au 1er juin 2026 par le chef du centre pénitentiaire de Baie-Mahault. Le juge a constaté que la requête en référé n'était pas accompagnée d'un recours au fond en annulation, ce qui la rendait manifestement irrecevable en application de l'article R. 522-1 du même code. La solution retenue est donc le rejet de la demande sans examen de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité de la décision.

1 juin 2026
TA13DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2516590

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les recours de M. B..., ressortissant turc, contre un arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 19 novembre 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire, ainsi que contre un arrêté du 8 mai 2026 l'assignant à résidence. Le tribunal a annulé ces décisions, jugeant que le préfet avait commis une erreur de fait en se fondant sur l'absence de transmission de pièces complémentaires par le requérant, alors qu'aucune demande en ce sens n'avait été formulée lors du réexamen de sa situation. Cette solution a été retenue en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : HAIK

1 juin 2026Reconduite à la frontière
TA13DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607769

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par M. et Mme C..., voisins immédiats, pour contester un permis de construire initial et ses modificatifs délivrés par le maire de Ventabren. Les requérants invoquent l'urgence présumée et une série de moyens sérieux, notamment la fraude, la méconnaissance des articles UD 3, UD 9, UD 10, UD 12 et UD 13 du PLU, ainsi que des articles L. 423-1, R. 111-2 et L. 451-1 du code de l'urbanisme. La commune et la pétitionnaire concluent au rejet, soulevant l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté et l'absence de doute sérieux sur la légalité des décisions. Le juge des référés doit statuer sur la recevabilité de la requête au fond et l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux.

Avocat : MAS

1 juin 2026
TA13OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608979

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en référé de Mme B..., ressortissante algérienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge des référés constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur la demande de titre de séjour de l'intéressée, déposée le 14 mai 2025, a fait naître une décision implicite de rejet le 14 septembre 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il en déduit que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l'article L. 521-3 du code de justice administrative, et rejette donc la requête comme manifestement mal fondée.

Avocat : LE FEVRE

1 juin 2026
TA13OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2609059

Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en référé de M. B..., ressortissant vietnamien, qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône d’instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui remettre un récépissé. Le juge constate que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet le 20 décembre 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il estime que faire droit à la demande ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l’article L. 521-3. La requête est donc manifestement mal fondée et rejetée sans instruction ni audience.

1 juin 2026
TA13OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2609087

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A..., ressortissant béninois, qui sollicitait la délivrance d'un nouveau récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le silence gardé par le préfet des Bouches-du-Rhône pendant quatre mois sur sa demande avait fait naître une décision implicite de rejet le 4 mars 2026, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a considéré qu'enjoindre la remise d'un récépissé ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

1 juin 2026
TA13OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2609089

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un récépissé de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois sur sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, avait fait naître une décision implicite de rejet le 9 janvier 2026. Il a considéré que la délivrance d’un récépissé postérieur ne faisait pas obstacle à cette décision et qu’il ne pouvait, sans méconnaître l’article L. 521-3, ordonner une mesure qui y ferait obstacle. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

1 juin 2026
TA13OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2609091

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de Mme A... B..., ressortissante comorienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler dans l'attente du renouvellement de son titre de séjour. Le juge des référés constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement, déposée le 5 juin 2025, a fait naître une décision implicite de rejet le 5 octobre 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il en déduit qu'il ne peut ordonner une mesure qui ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative implicite, la condition posée par l'article L. 521-3 n'étant pas remplie. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : LEONARD

1 juin 2026
TA13OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2609119

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre-vingt-dix jours sur la demande de renouvellement de titre de séjour « étudiant », déposée le 30 septembre 2025, a fait naître une décision implicite de rejet le 29 décembre 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est donc manifestement mal fondée et rejetée sans instruction ni audience.

1 juin 2026
TA13OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2609294

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A..., ressortissant algérien, qui sollicitait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par le préfet des Bouches-du-Rhône pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet le 28 février 2026, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé qu'une mesure d'injonction ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

1 juin 2026
TA14DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601896

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a ordonné une expertise sur le fondement de l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative, à la demande de la commune de Honfleur. Cette mesure vise à constater l’état des immeubles voisins de travaux publics de consolidation, afin de prévenir et, le cas échéant, de déterminer les causes et l’étendue d’éventuels dommages. L’expert désigné devra également identifier les autres immeubles susceptibles d’être affectés. La commune est chargée de notifier l’ordonnance aux propriétaires concernés.

Avocat : AARPI ADMYS AVOCATS

1 juin 2026
TA20OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2601044

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du 19 mai 2025 par laquelle le conseil municipal de Bonifacio créait une régie d’exploitation du port de Cavallo. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, la délibération attaquée ne créant par elle-même aucune situation d’urgence. Il a notamment relevé que les arguments de la société requérante, relatifs à la date d’expiration de la concession et aux travaux engagés, ne suffisaient pas à caractériser une atteinte grave et immédiate à ses intérêts. La requête a donc été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : CABINET D'AVOCATS GENTY

1 juin 2026
TA25DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601156

Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par deux assistants familiaux (Mme et M. D...) contestant le retrait de leur agrément et leur licenciement par le conseil départemental du Doubs. Les requérants invoquaient l’urgence financière et des doutes sérieux sur la légalité des décisions, notamment l’absence de communication du rapport d’enquête, la méconnaissance du contradictoire et un détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté leurs demandes, estimant que la condition d’urgence n’était pas suffisamment établie au regard de leurs ressources et charges, et qu’aucun moyen n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.

Avocat : AARPI LANDBECK ET BOCHER-ALLANET

1 juin 2026
TA30OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2602498

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension de la décision de la caisse d’allocations familiales du Gard suspendant ses droits au revenu de solidarité active (RSA). Le juge a constaté que le requérant n’avait pas produit la copie de la requête en annulation ni l’acte attaqué, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

1 juin 2026
TA33DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2603901

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A..., ressortissant béninois, d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, afin d’enjoindre au préfet de la Gironde de lui renouveler son attestation de prolongation d’instruction. Le requérant invoquait l’urgence et l’utilité de la mesure, se prévalant de l’article R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En défense, le préfet a fait valoir qu’une attestation avait été délivrée le 13 mai 2026, soit postérieurement à l’introduction de la requête. Le juge des référés a constaté que les conclusions étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

1 juin 2026
TA33DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604204

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. D..., ressortissant nigérian, contestant les arrêtés préfectoraux du 18 mai 2026 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, avec interdiction de retour de trois ans et assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de la signataire, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE

1 juin 2026Eloignement 72 heures