Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601264
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. B... d’une requête contestant l’invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et demandant le crédit de quatre points suite à un stage de récupération. Le ministre de l’intérieur a indiqué que le permis avait déjà été crédité des points et que la décision litigieuse avait été retirée, ce qui a conduit M. B... à se désister de son instance. Par une ordonnance du 1er juin 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : JUILLARD
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601189
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté l'opposition formée par Mme A... contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation solidarité spécifique de 3 463,33 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité financière, mais ces moyens ont été jugés inopérants dans le cadre d'une opposition à contrainte. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans débat contradictoire.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601156
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. A... d’une requête en plein contentieux visant à contester le rejet implicite de sa demande de communication des listes électorales des communes du Puy-de-Dôme et à obtenir une injonction de transmission. Le requérant s’est désisté de son instance par un mémoire du 25 avril 2026, désistement pur et simple. Par ordonnance du 1er juin 2026, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n’a donc été rendue sur la légalité du refus préfectoral.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2603290
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D... épouse E.... Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler, en raison de l'urgence et d'une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas démontré que sa situation précaire résultait d'une carence de l'administration, alors qu'elle avait déposé une nouvelle demande de titre de séjour le 9 mars 2026 et qu'elle ne justifiait pas avoir été dans l'impossibilité de travailler. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale.
Avocat : VIEILLEMARINGE
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601126
Le Tribunal administratif d'Orléans a constaté le désistement d'instance de M. A..., qui contestait la décision du garde des sceaux du 22 décembre 2025 prolongeant son placement à l'isolement jusqu'au 27 mars 2026. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, il est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement.
Avocat : VAN DER HAVE
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2505324
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant son affectation au centre de détention de Melun. Le juge a estimé que cette décision de changement d'affectation, consécutive à une condamnation et intervenant entre un établissement pour peines et une maison d'arrêt, constitue une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Il a considéré que l'éloignement familial invoqué par le requérant ne portait pas une atteinte excessive à ses droits fondamentaux au regard des contraintes inhérentes à la détention. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : NEVEU
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403442
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... tendant à l'annulation du refus implicite du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) d'Orléans de lui communiquer son dossier médical. Le tribunal a constaté que le CHU d'Orléans, après avoir été saisi, avait adressé au conseil du requérant le formulaire de demande requis et lui avait demandé de fournir une pièce d'identité, sans que M. A... ne justifie avoir satisfait à cette demande légitime. Par conséquent, la décision de refus n'étant pas établie, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL FABRE ET ASSOCIEES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2602802
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant une autorisation de travail à M. A..., présentée par son employeur. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de signature, de l'erreur de droit ou de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles R. 5221-1, R. 5221-2, R. 5221-20 et R. 5221-26 du code du travail, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. En conséquence, la condition tenant à l'existence d'un moyen sérieux n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
Avocat : SCP OMNIA LEGIS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2609535
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension du refus implicite de renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'aucune décision administrative n'était née, faute d'écoulement du délai de naissance d'une décision implicite, rendant la requête dépourvue d'objet et manifestement irrecevable. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence ou les moyens soulevés.
Avocat : LAPLANE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2609206
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d’enjoindre au ministre de l’intérieur de lui délivrer un certificat d’immatriculation pour son véhicule. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était manifestement irrecevable car elle aurait pour effet de faire obstacle à l’exécution de la décision administrative de refus d’immatriculation déjà prise. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520806
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... A... comme manifestement irrecevable. La requérante contestait le refus de la commission d’accès aux documents administratifs de lui communiquer le dossier personnel de son arrière-grand-père. Saisi en plein contentieux, le tribunal a constaté que la requête n'était pas accompagnée de la décision attaquée et que Mme B... A..., résidant en Algérie, n'avait pas élu domicile sur le territoire national comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation restée sans effet, ces vices n'ont pas été corrigés, justifiant le rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2609828
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la suspension de la décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
Avocat : ARNAL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2609820
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A..., ressortissante camerounaise. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, défaut de saisine de la commission du titre de séjour, erreur de droit au regard des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était, en l'état, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
Avocat : LE FLOCH
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2608320
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa rejetant le recours de Mme A... contre un refus de visa de long séjour pour regroupement familial. La condition d’urgence a été reconnue en raison de la séparation des époux et de son impact sur leur santé. Le juge a estimé que le moyen tiré d’une erreur d’appréciation sur l’état civil et d’une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au ministre de l’intérieur de réexaminer la demande dans un délai d’un mois et condamné l’État à verser 800 euros à la requérante.
Avocat : GHIAMAMA MOUELET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606985
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E..., ressortissant érythréen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Suisse, pays responsable de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation des droits à l'information et à l'entretien individuel, ainsi que l'existence de défaillances systémiques en Suisse. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle de l'intéressé ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Avocat : GUILBAUD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606983
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante burkinabée, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Belgique pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, en application de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4, 5, 21 et 3 du règlement (UE) n°604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de détermination de l'État responsable, fondée sur le visa délivré par les autorités belges.
Avocat : BENVENISTE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606981
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant libyen, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également estimé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant l'accueil au seul motif que M. C... avait présenté une demande de réexamen, et que le requérant n'avait pas démontré que sa vulnérabilité ou la dignité humaine avaient été méconnues. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-15, et la directive 2013/33/UE.
Avocat : FABRE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606980
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Norvège, responsable de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, le préfet ayant visé le règlement et indiqué que Mme B... détenait un visa norvégien périmé depuis moins de six mois. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, incluant sa vulnérabilité, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : LOUVEL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606944
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'irrégularité de la notification, le défaut de motivation et la violation des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'appliquant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement, et que les risques de mauvais traitements invoqués n'étaient pas établis au regard des articles 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Avocat : NERAUDAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606942
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 31 mars 2026 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à Mme A..., ressortissante guinéenne ayant présenté une nouvelle demande d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'un vice de procédure, l'OFII n'ayant pas démontré avoir procédé à un entretien individuel et confidentiel de vulnérabilité, conformément aux articles L. 522-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de quinze jours.
Avocat : YEMENE TCHOUATA