Jurisprudence administrative
966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 017
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602567
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre le refus implicite de délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, notamment en raison de la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction valide. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui subordonnent la suspension à l'existence d'une urgence et d'un doute sérieux sur la légalité de l'acte contesté.
Avocat : MIRAN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602593
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée, avait procédé à un examen sérieux de sa situation et ne méconnaissait pas les exigences des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile concernant la vulnérabilité. La demande d’admission provisoire à l’aide juridictionnelle a été accordée en raison de l’urgence.
Avocat : BLANC
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602602
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler son arrêté de remise aux autorités espagnoles. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les autorités françaises n'avaient pas méconnu les dispositions du règlement Dublin (UE n° 604/2013), notamment ses articles 10 et 17, l'Espagne étant l'État membre responsable de l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a appliqué le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier son article L. 572-1, et a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : BLANC
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602622
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en excès de pouvoir de Mme B..., ressortissante angolaise, visant l'annulation d'un arrêté de reconduite à la frontière vers le Portugal pris au titre du règlement Dublin. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment en raison de la délégation de signature régulière, d'une motivation suffisante et du respect des procédures prévues par le règlement (UE) n° 604/2013 et l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a toutefois prononcé l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence.
Avocat : GERIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603241
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune d'Echirolles en désignant un expert pour évaluer un bâtiment menaçant ruine. La juridiction a appliqué les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, qui encadrent cette procédure d'urgence. La mission de l'expert consiste à constater l'état du bâtiment, vérifier l'existence d'un péril imminent et proposer les mesures de sécurité nécessaires.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2100801
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, constate le désistement d'office de la SMABTP, requérante, pour n'avoir pas confirmé le maintien de ses conclusions après mise en demeure. En conséquence, il n'y a pas lieu de statuer sur le fond de sa demande en responsabilité contre le SILA, l'État et la commune de Sillingy, ni sur les demandes incidentes. La décision s'appuie sur les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : LE GULLUDEC
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405395
Le Tribunal administratif de Grenoble donne acte du désistement du requérant concernant son recours contre le refus de délivrance d'un titre de séjour. Le requérant, ayant été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai imparti. Il est donc réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Avocat : LAMY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2202205
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un litige contractuel entre la société La Cité et un groupement de coopération sanitaire (GCS) concernant l'application de pénalités dans le cadre d'un bail emphytéotique hospitalier. Le tribunal a jugé que la procédure de recouvrement des pénalités par le GCS était irrégulière, notamment en raison de l'absence de titre exécutoire ou de recette préalablement émis, méconnaissant ainsi les stipulations contractuelles et les dispositions du décret du 7 novembre 2012. En conséquence, il a annulé le titre exécutoire litigieux et a condamné le GCS à rembourser les sommes perçues, tout en rejetant sa demande reconventionnelle en réparation de préjudice.
Avocat : SARL ARCHYS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502021
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requête introduite par la société Helio Finance Reunion et M. A... contre l'Agence nationale de l'habitat. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administratif qui l'autorise à constater ce désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande d'annulation et de condamnation initiale.
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502013
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requête introduite par la société Helio Finance Réunion et M. A... contre l'Agence nationale de l'habitat. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande initiale d'annulation et d'injonction.
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504834
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui met ainsi fin à son instance. Le tribunal se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. La procédure, qui portait sur une demande d'indemnisation liée à une erreur dans un contrat de travail avec une commune, est donc close sans examen du fond.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2209790
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. A... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal estime que le ministre de l'intérieur, en vertu de son large pouvoir d'appréciation (article 48 du décret du 30 décembre 1993 et article 21-15 du code civil), a pu légalement fonder sa décision sur des faits de violence datant de 2014, considérés comme ni anciens ni dépourvus de gravité. Les autres moyens, notamment la méconnaissance de l'article 21-27 du code civil, sont écartés comme inopérants ou sans incidence.
Avocat : TRAORE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602283
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de refus de titre de séjour et les injonctions associées. La juridiction estime que la demande concernant le rendez-vous en préfecture est irrecevable et que le rejet au fond de la requête principale rend les autres conclusions sans objet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1, L. 522-3, R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCHURMANN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602272
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir visant un changement de dénomination d'une voie. Le juge constate que la requête, qui sollicitait un simple avis et non l'annulation d'une décision, est manifestement irrecevable. Il applique les articles R. 421-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, qui exigent un recours contre un acte et permettent le rejet des requêtes irrecevables.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2212689
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge a considéré que la décision du ministre de l'intérieur du 5 septembre 2022, prise sur recours administratif préalable, se substituait à celle du préfet et était suffisamment motivée. La solution s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 45 et 48 du décret du 30 décembre 1993, rappelant le pouvoir discrétionnaire du ministre pour apprécier l'intérêt à accorder la naturalisation.
Avocat : BERNARD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2212709
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en excès de pouvoir dirigée contre l'ajournement d'une demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision du ministre de l'intérieur du 8 septembre 2022, statuant sur le recours administratif préalable, se substituait à la décision préfectorale initiale et était régulière. Il a notamment écarté les moyens tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation et du respect des procédures d'instruction, en application des articles du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : BERBAGUI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603236
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette une protestation contre les opérations du premier tour des élections municipales de Pont-de-Chéruy. La requête est jugée manifestement irrecevable car déposée hors délai, plus de cinq jours après le scrutin du 15 mars 2026. La décision s'appuie sur l'article R. 119 du code électoral, qui fixe ce délai, et l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant un rejet par ordonnance.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310925
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, a été saisi par le département de Maine-et-Loire pour obtenir réparation suite à l'installation d'un ascenseur défectueux dans un collège. Le tribunal a retenu la responsabilité solidaire des sociétés Camille Ascenseur (constructeur), Ascaudit (contrôle) et Eko (certification) pour les travaux de remplacement, en application des règles de la garantie de parfait achèvement et des obligations des marchés publics. Il a condamné les sociétés à payer solidairement 70 200 euros pour les travaux de réparation, mais a rejeté la demande d'indemnisation de 10 000 euros pour préjudice d'utilisation, considérant ce chef de préjudice non justifié.
Avocat : ARMEN - NANTES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2312789
**Sujet principal :** Litige contractuel entre une commune et une entreprise de BTP concernant des désordres (fuites d'eau, installation non conforme) sur des travaux de plomberie dans une salle de sport municipale. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Nantes (formation de jugement). **Solution retenue :** Le tribunal rejette la majeure partie des demandes de la commune. Il juge que les défauts allégués (mitigeur non isolé, modèle non conforme) relèvent de la garantie de parfait achèvement, qui est prescrite, ou ne sont pas établis comme étant à l'origine du préjudice. La demande de paiement d'une facture par l'entreprise est également rejetée. **Textes appliqués :** Le jugement s'appuie sur les règles du droit des marchés publics, notamment concernant la prescription de la garantie de parfait achèvement après la réception définitive des travaux (article 1792-6 du code civil, applicable par référence).
Avocat : SELARL BOIZARD - GUILLOU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2313155
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société OGF visant à annuler un titre exécutoire de 93 092,43 € émis par la commune de Saint-Nazaire pour des travaux de remise en état d'un crématorium. Le tribunal a jugé que la créance était fondée en principe et en montant, considérant que les obligations contractuelles de la société, issues d'un contrat de concession, incluaient la remise en bon état de fonctionnement des équipements à l'expiration du contrat. La fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête a été écartée, la commune n'ayant pas rapporté la preuve de la notification du titre.
Avocat : CABANES - NEVEU