Jurisprudence administrative
966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 017
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2411486
Le Tribunal administratif de Nantes statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre le rejet implicite d'un recours visant des refus de visa pour réunification familiale. Les requérants s'étant désistés de leurs conclusions principales, le juge donne acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il condamne néanmoins l'État à verser aux requérants la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code pour les frais exposés dans le litige.
Avocat : LE FLOCH
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2414748
Le Tribunal administratif de Nantes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir contre le refus d'un visa de court séjour. Le tribunal relève que l'autorité consulaire a délivré le visa sollicité après l'introduction de la requête, ce qui implique le retrait de la décision initialement attaquée. La demande d'annulation est donc devenue sans objet, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : BLAZY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2416271
Le Tribunal administratif de Nantes donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui retirait sa demande d'annulation du refus de visa de long séjour. L'ordonnance, rendue en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, met ainsi fin à la procédure sans examen du fond. La décision est notifiée à la requérante et au ministre de l'intérieur.
Avocat : SELARL FB AVOCAT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522434
Le Tribunal Administratif de Nantes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B... demandant la décharge de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires. Cette ordonnance est motivée par le fait que l'administration fiscale a, postérieurement à l'introduction du recours, accordé le dégrèvement total de l'imposition contestée, rendant la requête sans objet. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605647
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-liberté, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) à l'encontre d'un ressortissant roumain. Le juge a constaté que l'administration avait procédé à l'éloignement du requérant en violation manifeste de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui interdit l'éloignement effectif tant qu'un recours contentieux est pendant devant le tribunal. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 722-7 du CESEDA, constatant une atteinte grave et illégale à la liberté individuelle.
Avocat : CHAUVIERE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605061
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de Mme B... visant à annuler le refus de l'OFII de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. La juridiction estime le recours irrecevable pour tardiveté, la requête ayant été introduite en mars 2026 pour contester une décision dont la requérante avait eu connaissance en juillet 2024, au-delà du délai raisonnable d'un an. L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 421-5 du code de justice administrative.
Avocat : PAVY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605510
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de visas de regroupement familial opposé à une ressortissante bangladaise et à son enfant. Le juge a estimé que la requérante ne démontrait pas l'urgence particulière requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment au regard de la durée de séparation familiale et de la prise en charge médicale de l'enfant dans son pays. La demande a donc été jugée irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : DA COSTA CRUZ
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605514
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa long séjour pour regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, considérant que l'état de santé de la requérante et son isolement en Mauritanie n'étaient pas suffisamment établis. La requête a donc été rejetée en application de la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : GUILBAUD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604571
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir l'ordonnance du versement de sa pension de réversion. Le juge a estimé que les pièces médicales produites ne suffisaient pas à caractériser l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour prononcer une telle mesure conservatoire. La demande accessoire de provision a également été rejetée, étant jugée irrecevable dans le cadre de cette procédure.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604612
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge des référés estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas caractérisée, car la requérante n'apporte pas la preuve d'une situation de grande précarité immédiate pour elle et ses enfants. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605201
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une amende administrative de 42 000 euros infligée à la société Nour pour emploi de travailleurs étrangers sans autorisation. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la société ayant été informée longtemps à l'avance des poursuites et n'ayant pas saisi le juge dans un délai raisonnable après la notification. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : DOUAR
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605272
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour un travailleur salarié. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence particulière requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en l'absence de précisions sur sa situation personnelle. La juridiction rappelle également l'obligation préalable d'un recours administratif devant la commission compétente, conformément aux articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SOUIDI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605365
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision de l'OFII refusant des conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile. Le juge estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, est manifestement irrecevable, car ce type de litige relève exclusivement de la procédure spécifique et accélérée prévue par l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il rejette également comme sans objet la demande d'aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant déjà été refusée par le bureau compétent.
Avocat : TOUCHARD
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506537
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral du 4 novembre 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme F... et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte des liens familiaux de la requérante en France, notamment de sa vie de couple et de ses enfants mineurs, au regard des exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme F... une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de la délivrance d'un titre de séjour.
Avocat : SCP ROBILIARD
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601298
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes d'un ressortissant camerounais visant à annuler un arrêté fixant le Cameroun comme pays de renvoi et un arrêté de maintien en rétention administrative. Le tribunal a jugé que le préfet de la Loire-Atlantique était compétent pour prendre ces décisions et que leur motivation était suffisante, notamment au regard des articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés en l'espèce.
Avocat : GOUDEAU
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601521
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé les arrêtés préfectoraux ordonnant l'éloignement et l'assignation à résidence de Mme B..., une ressortissante kosovare. Le tribunal a retenu que la procédure était irrégulière, notamment en raison d'une notification de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) effectuée sans l'assistance d'un interprète, ce qui constitue une violation des droits de la défense. Cette irrégularité, prévue par l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), a entaché l'ensemble de la procédure, rendant illégales les mesures d'éloignement et d'assignation à résidence qui en découlaient.
Avocat : MOUSSAVOU-DJEMBI
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601689
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral fixant la Guinée comme pays de renvoi pour l'exécution d'une interdiction judiciaire du territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait légalement désigné le pays de nationalité du requérant, conformément aux articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens tirés de la vie familiale (article 8 de la CEDH) et de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE) n'étaient pas, en l'espèce, de nature à faire obstacle à cette désignation.
Avocat : DUFOUR
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601773
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de La Chapelle-Saint-Mesmin en désignant un expert pour évaluer l'état de bâtiments présentant un risque pour la sécurité publique. Le juge a ordonné cette mesure d'expertise urgente en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et de la procédure de référé prévue aux articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative. L'expert devra constater l'état des lieux et se prononcer sur l'existence d'un danger imminent dans un délai de vingt-quatre heures.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601558
Sujet principal : Demande d'injonction urgente pour la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif d'Orléans (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, car la demanderice n'apporte aucun élément justifiant le dépôt effectif de sa demande de titre de séjour, rendant la mesure sollicitée inutile. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, relatifs aux mesures d'urgence et aux conditions de rejet des requêtes.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600807
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire mais a jugé que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés en l'absence d'éléments établissant une vie familiale en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC