Jurisprudence administrative
966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 017
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2402839
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par le Fonds de garantie des victimes pour obtenir le remboursement d'une indemnité versée à une victime d'agression. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute du département du Pas-de-Calais était engagée pour les dommages causés par un mineur placé sous sa garde dans le cadre de l'aide sociale à l'enfance. Il a en conséquence condamné le département à rembourser la somme de 10 000 euros au Fonds de garantie, en application des articles 706-11 du code de procédure pénale et 375 et suivants du code civil.
Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2405607
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un titre exécutoire émis pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé que la créance de 7 142,58 euros était bien fondée, constatant que l'indu résultait de l'omission par le requérant de déclarer une pension alimentaire et sa vie en couple en Belgique. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives au RSA et au contrôle des droits.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2405829
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de lui octroyer la carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». Le juge a considéré que l'administration avait correctement appliqué les critères légaux, en l'occurrence l'article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, pour conclure que l'état de santé de la requérante ne remplissait pas les conditions d'une mobilité pédestre réduite ouvrant droit à cette carte.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2406068
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... qui contestait le refus du département du Nord de le prendre en charge au titre d'un contrat jeune majeur (EVA) par l'aide sociale à l'enfance (ASE). Le juge a considéré que le président du conseil départemental disposait d'un large pouvoir d'appréciation pour accorder cette prise en charge aux jeunes majeurs de moins de 21 ans, en vertu de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. Après examen de la situation, le tribunal a estimé que le refus de prise en charge ne méconnaissait pas les dispositions légales, notamment au regard du comportement du requérant et du fait qu'il n'avait pas été confié à l'ASE pendant sa minorité.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2501135
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme D... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 24 juillet 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté était légal, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence de l'autorité signataire et de l'insuffisance de motivation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CLEMENT D'ARMONT
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502372
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 30 septembre 2024 refusant sa régularisation et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet du Nord, en application de l'article 9 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et de l'article L. 435-1 du CESEDA, avait exercé son pouvoir discrétionnaire de manière régulière, estimant que la situation personnelle de M. B... ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour. Les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la CEDH et les vices de procédure, ont été écartés.
Avocat : GOMMEAUX
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502375
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, notamment au regard de l'avis médical de l'OFII et de l'absence de vie privée et familiale stable en France, et qu'elle respectait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Les moyens soulevés, dont le défaut d'examen sérieux de la situation personnelle, ont été écartés.
Avocat : ZAIRI
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2503564
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, assorti d'une interdiction de retour. La juridiction a estimé que la motivation de l'arrêté était suffisante et que le préfet avait correctement apprécié la situation au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 612-10. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.
Avocat : LAPORTE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2503579
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante angolaise. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet du Pas-de-Calais avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La décision a également pris en compte la convention relative aux droits de l'enfant et la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : GUILLAUD
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2504241
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 7 janvier 2025 qui refusait le renouvellement de son titre de séjour et lui ordonnait de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet, en se fondant sur la cessation de la communauté de vie et le divorce, n'avait pas méconnu le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens soulevés, notamment concernant l'incompétence de l'auteur de l'arrêté et la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ont été écartés.
Avocat : KARILA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2504501
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral du 10 février 2025 était légal, notamment car le signataire était compétent en vertu d'une délégation publiée et que la motivation était suffisante. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et a écarté les moyens soulevés, y compris ceux fondés sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2504502
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car l'autorité signataire était compétente et que le droit d'être entendu du requérant avait été respecté. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602344
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'une demande de suspension en référé d'une décision de préemption urbain. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie pour les requérants, acquéreurs évincés, et qu'un doute sérieux entourait la légalité de la décision du maire de Billy-Montigny, notamment sur le respect du délai légal de deux mois pour exercer le droit de préemption prévu par l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision municipale.
Avocat : DELCADE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602405
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de renouvellement d'une carte de séjour étudiant. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, malgré la perte d'un contrat en alternance, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale n'est établi. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 422-1, et de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : VERGNOLE
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400092
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par un détenu demandant réparation pour la perte et la détérioration de ses effets personnels lors d'un transfert pénitentiaire. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour la perte des vêtements, constituant une faute du service pénitentiaire, et l'a condamné à indemniser le requérant. Cette décision s'appuie sur les obligations de protection des biens des détenus prévues par le code pénitentiaire, notamment l'article R. 332-39.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400244
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande d'indemnisation de requérants ayant endommagé leur véhicule sur une borne escamotable à Biarritz. Le juge a estimé que les requérants n'avaient pas démontré l'existence d'un défaut de signalisation ou d'entretien de l'ouvrage public imputable à la commune. La juridiction a retenu que l'accident était principalement dû à l'inattention de la conductrice, une faute de la victime de nature à exonérer la commune de sa responsabilité.
Avocat : SELARL CABINET CAMBOT
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603076
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui contestait le calcul de ses charges locatives par le CCAS de Lille et demandait l'annulation des poursuites ainsi qu'un remboursement. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable, car le juge des référés ne peut ordonner qu'une mesure provisoire de suspension et ne peut prononcer d'annulation ou de condamnation pécuniaire, qui relèvent du plein contentieux. De plus, la requête en suspension n'était pas accompagnée de la copie d'une requête en annulation préalable, comme l'exigent les articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603090
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande d’un ressortissant tunisien visant à enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que le silence gardé par l’administration pendant plus de quatre mois sur sa demande complète a fait naître une décision implicite de rejet, ce qui fait obstacle aux injonctions sollicitées. La requête est rejetée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, la demande n’étant pas fondée.
Avocat : LEMALEU TCHOUBOU
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401890
**Sujet principal** : Recours en décharge de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pour un bien considéré comme insuffisamment meublé et impropre à l'habitation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Pau (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande des requérants. Il estime que le bien, une grange rénovée disposant d'une pièce de vie, d'un coin nuit et d'éléments d'ameublement, présente un ameublement suffisant, même sommaire, pour être assujetti à la taxe, et que l'absence de raccordements aux réseaux ou de sanitaires fixes ne le prive pas de sa nature de local meublé affectable à l'habitation. **Textes appliqués** : Articles 1407, 1408, 1409 et 1415 du Code général des impôts (CGI) définissant les conditions d'assujettissement à la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, notamment l'existence de meubles affectés à l'habitation au 1er janvier de l'année d'imposition.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402627
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'admission à l'aide juridictionnelle et d'ordonnance d'une expertise médicale dans le cadre d'un litige relatif à des séquelles chirurgicales. Le juge a constaté l'admission définitive à l'aide juridictionnelle, rendant la demande provisoire sans objet, et a ordonné une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il a en revanche rejeté les demandes du centre hospitalier visant à imposer un pré-rapport d'expertise et la production immédiate d'un relevé de frais par la caisse d'assurance maladie.
Avocat : DANA