Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503850
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de la caisse d'allocations familiales du Rhône qui n'avait accordé qu'une réduction partielle de dette d'APL. Le tribunal a accordé une remise totale de la dette de 742 euros à la requérante, considérant sa bonne foi et sa situation de précarité financière, ses charges mensuelles (environ 1050 €) absorbant la quasi-totalité de ses ressources (environ 1130 €). Cette solution s'appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permettent la réduction ou la remise d'une créance en cas de précarité du débiteur.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504949
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'une demande de remise de dette d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL) et d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral. La caisse d'allocations familiales ayant accordé une remise totale de la dette avant le jugement, le tribunal a jugé cette partie de la requête sans objet. Concernant la demande d'indemnisation, le tribunal a rejeté la conclusion, estimant qu'aucune faute de l'organisme n'était établie et que le préjudice moral allégué n'était pas caractérisé. La décision s'appuie notamment sur les dispositions de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale relatives à la remise de dette en cas de précarité.
Avocat : MARTINEZ
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509974
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par la ville de Lyon et Eau du Grand Lyon – La Régie d'une demande d'expertise concernant des non-conformités (plomb et nickel) dans l'eau potable du groupe scolaire Frida Kahlo. Le juge a ordonné une mesure d'expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer les causes et conséquences de cette pollution. La demande de mise hors de cause de l'ancien délégataire Veolia Eau a été rejetée, l'expertise devant permettre d'identifier l'origine des dysfonctionnements.
Avocat : SCP RAFFIN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505887
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice lié à l'absence de relogement. Le juge a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de sa carence fautive à exécuter une décision de la commission de médiation reconnaissant la requérante comme prioritaire. La juridiction a condamné l'État à verser à Mme A... la somme de 2 800 euros en réparation de l'ensemble de son préjudice, mais a rejeté sa demande de remboursement de frais d'avocat.
Avocat : TOMAS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307697
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir le remboursement du crédit d'impôt pour la transition écologique au titre de 2021. Le tribunal a jugé que le contribuable ne remplissait pas les conditions légales, car il n'a pas justifié de l'acceptation d'un devis et du paiement d'un acompte entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2020, comme l'exige l'article 53 de la loi de finances pour 2021. Les irrégularités alléguées dans la procédure de rejet de sa réclamation préalable ont été écartées comme étant sans incidence sur le fond du droit.
Avocat : SCP VIA AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403299
Sujet principal : Demande de restitution d'un crédit d'impôt lié à l'emploi d'une tierce personne pour un enfant handicapé. Juridiction : Tribunal Administratif de Versailles (5ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête des contribuables. Il estime que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision administrative rejetant leur réclamation est inopérant, car cette irrégularité n'affecte pas le bien-fondé de l'imposition elle-même, seul élément que le juge de l'impôt peut contrôler dans ce cadre. Textes appliqués : Article 199 sexdecies du code général des impôts (régime du crédit d'impôt) et article L. 761-1 du code de justice administrative (frais irrépétibles).
Avocat : TOMAS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403804
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et contributions sociales pour les années 2017 à 2019. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Versailles (5ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête sur le fond. Il estime que le droit de reprise de l'administration pour 2017 n'était pas prescrit, la première proposition de rectification du 16 novembre 2020 ayant été notifiée dans le délai légal (avant le 31 décembre 2020), interrompant ainsi la prescription. Les autres moyens du requérant (concernant la déduction des intérêts d'emprunt et la réduction d'impôt) sont également écartés. **Textes appliqués** : Articles L. 169 et L. 189 du Livre des Procédures Fiscales (prescription et interruption du droit de reprise).
Avocat : SELARLU TG AVOCAT
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403885
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de décharge d'impositions supplémentaires sur le revenu et les prélèvements sociaux pour les années 2015 à 2017. Le sujet principal était la contestation de la régularité de la procédure d'imposition, les requérants invoquant le défaut de communication de documents obtenus de tiers, en application de l'article L. 76 B du Livre des Procédures Fiscales. Le tribunal a jugé que l'administration avait satisfait à son obligation, estimant que les contribuables avaient eu un accès effectif aux documents nécessaires avant la mise en recouvrement, rendant ainsi leur moyen inopérant.
Avocat : SELARL FISCAVOC
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2203258
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande principale d'un micro-entrepreneur menuisier visant à obtenir la décharge de rappels de TVA pour 2019 et 2020. Le juge a estimé que l'administration fiscale avait légalement procédé au redressement, constatant que le chiffre d'affaires dépassait les seuils de franchise en base de TVA, notamment en requalifiant correctement une partie des recettes en prestations de services. La demande subsidiaire de révision du taux de TVA et la demande indemnitaire ont également été rejetées, cette dernière étant irrecevable faute de décision préalable de l'administration. Les textes appliqués sont le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302546
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de la société Les Carles Property, qui contestait son assujettissement rétroactif à la TVA sur ses activités de location saisonnière pour la période 2018-2019. La juridiction a jugé que l'administration fiscale était fondée à requalifier son activité, estimant qu'elle ne remplissait pas les critères pour bénéficier de l'exonération prévue pour les locations immobilières, au regard des dispositions de la directive européenne 2006/112/CE (article 135). Le tribunal a ainsi confirmé la mise en recouvrement d'un montant de 723 666 euros de rappels de TVA.
Avocat : BILLIOTTET
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2113304
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a statué sur une demande d'indemnisation des sociétés SNCF Réseau et SNCF Voyageurs contre le Centre des monuments nationaux (CMN) suite à la chute d'arbres sur une voie ferrée. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que le CMN n'avait pas manqué à son obligation d'entretien normal de son domaine et que les chutes étaient dues à des phénomènes naturels imprévisibles. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour dommage de travaux publics et du défaut d'entretien normal.
Avocat : MARMIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2115742
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a statué sur une demande d'indemnisation suite à la migration d'un implant contraceptif. Il a rejeté la mise en cause de la solidarité nationale gérée par l'ONIAM, considérant que les préjudices relevaient d'une responsabilité sans faute de l'établissement de santé. La juridiction a retenu la responsabilité de l'hôpital Nord-Ouest Val-d'Oise (Novo) sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, pour défaut d'information sur les risques de l'implant, et l'a condamné à indemniser la patiente.
Avocat : SELARL BIROT - MICHAUD - RAVAUT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2204190
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'indemnisation de M. A... contre la commune de Sarcelles suite à son accident de la route survenu sur une voie enneigée. La juridiction a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un défaut d'entretien normal de la voirie ou d'une carence fautive du maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police. La décision s'appuie sur les articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales relatifs aux obligations de police municipale.
Avocat : CABINET FEDARC AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2412705
La commune de Levallois-Perret contestait devant le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise un arrêté préfectoral fixant à zéro le montant d'un prélèvement pour carence en logements sociaux. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que la décision attaquée, qui n'imposait aucune charge financière à la commune, ne lui faisait pas grief. La solution s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs à l'intérêt à agir.
Avocat : IDEO SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605151
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution par le préfet du Val-d'Oise. Le juge a assorti l'injonction faite au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour d'un requérant d'une astreinte de 100 euros par jour de retard. Cette décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, permettant la modification d'une mesure en présence d'un élément nouveau, en l'occurrence le défaut d'exécution.
Avocat : ROBACH
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2516071
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour évaluer les préjudices corporels et patrimoniaux de la requérante suite à un accident de service reconnu par le CNRS. La juridiction a fait droit à cette demande en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant l'expertise utile pour un futur litige au fond. En revanche, elle a rejeté les demandes de mise à la charge du CNRS des frais d'expertise et des frais d'instance, ces dernières ne relevant pas du juge des référés ou n'étant pas justifiées au regard de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : MICHEL
Conseil d'État — N° 513888
Avocat : AIT-TALEB
Conseil d'État — N° 511496
Avocat : SAS HANNOTIN AVOCATS
Conseil d'État — N° 508732
Avocat : BALAT
Conseil d'État — N° 507907
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE