Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317985
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal a jugé que l'administration était en droit de classer la demande, car le requérant n'avait pas produit, dans le délai imparti, une attestation valide justifiant de son niveau de connaissance de la langue française (niveau B1), comme l'exigent les articles 37 et 37-1 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Il a considéré que l'absence de réponse à la mise en demeure de l'administration, prévue à l'article 40 du même décret, rendait légal le classement sans suite.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318504
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... visant à annuler le rejet de sa demande de naturalisation. Le juge estime que le motif de la décision administrative, fondé sur une connaissance insuffisante des valeurs et de l'histoire françaises, n'est pas contesté par la requérante et justifie à lui seul l'ajournement. La circonstance liée à son engagement pendant la crise sanitaire est dès lors sans incidence sur la légalité de la décision, prise en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318523
**Sujet principal** : Recours contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation pour défaut de production d'une attestation linguistique. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de jugement à juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'administration était fondée, en application de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, à classer la demande sans suite après une mise en demeure restée sans réponse. **Textes appliqués** : Les articles 37-1 et 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, relatifs aux justificatifs requis (niveau B1 en français) et à la procédure de classement sans suite d'une demande de naturalisation.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318645
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. A... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge estime que le ministre de l'intérieur n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en tenant compte de l'insuffisance et de l'instabilité des ressources du requérant pour apprécier son insertion professionnelle. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993, qui confèrent à l'autorité administrative un pouvoir d'appréciation de l'opportunité d'accorder la naturalisation.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2319138
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête d'un détenu visant à annuler la décision rejetant son recours administratif préalable contre une sanction disciplinaire de dix jours de cellule. Le tribunal estime que la décision de l'autorité interrégionale, prise à la suite de ce recours obligatoire, se substitue à la décision initiale de la commission de discipline, rendant irrecevables les moyens invoqués contre cette dernière. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire, notamment celles relatives au recours administratif préalable obligatoire.
Avocat : SELARL HOPLON AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409842
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de provision de 20 000 euros formée par une assistante familiale contre le Conseil départemental de la Vendée. Le tribunal estime que l'existence de la créance salariale et du droit à l'indemnité d'attente est sérieusement contestable, car la requérante accueillait des enfants d'un autre département. La décision s'appuie sur les articles L. 423-30 et L. 423-32 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative relatif aux conditions d'octroi d'une provision.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2411958
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et des mesures associées. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence du signataire, constatant que la directrice de la citoyenneté et de la légalité agissait en vertu d'une délégation régulière du préfet de la Savoie. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LE FLOCH
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2412400
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un ressortissant azerbaïdjanais demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) fixant l'Azerbaïdjan comme pays de renvoi. Le tribunal a jugé que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir un risque personnel et direct de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de retour. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la CEDH.
Avocat : ROULLEAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2412682
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, notamment au regard de la situation personnelle du requérant et de son interpellation pour des faits de stupéfiants. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les principes généraux du droit administratif.
Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2412994
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement qui en découlaient constituaient une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : L'HELIAS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2505960
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté préfectoral du 24 février 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A... et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne procédant pas à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment de ses liens avec son enfant français. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois.
Avocat : SELARL R & P AVOCATS - OLIVIER RENARD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518406
Le Tribunal administratif de Nantes statue sur une demande de référé-suspension concernant un refus de visa de long séjour. Le juge constate un non-lieu à statuer sur la demande principale, car le visa a été délivré après l'introduction de la requête, privant celle-ci de son objet. Il condamne néanmoins l'État à verser 500 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : ACHELI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601527
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution d'une décision implicite de rejet d'un recours contre le refus de visas de regroupement familial pour une épouse et sa fille mineure. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la séparation familiale et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment quant à l'appréciation de l'état civil et au respect des articles 8 de la CEDH et 3§1 de la CIDE. Il a enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la situation dans un délai d'un mois, sans prononcer d'astreinte.
Avocat : PRUDHON
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603207
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'une décision supprimant un permis de visite pénitentiaire. Juridiction : Tribunal administratif de Nantes (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la demande, le juge estimant que la requérante n'a pas soulevé de moyen créant un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées. Textes appliqués : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension).
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603639
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, a rejeté la requête d'un agent public demandant la suspension de son changement d'affectation et de la suppression de sa nouvelle bonification indiciaire. Le juge a estimé, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qu'aucun des moyens soulevés ne créait un doute sérieux sur la légalité des arrêtés attaqués. Par conséquent, sans avoir à examiner la condition d'urgence, la suspension a été refusée et la demande de provision sur frais irrecevable.
Avocat : AVOCATS CONSEILS REUNIS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604473
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la demande de suspension en référé formulée par la société Guss contre un arrêté préfectoral ordonnant la fermeture temporaire de son établissement. Le juge a estimé, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qu'aucun des moyens soulevés (dont le vice de motivation, l'erreur de fait et la disproportion) ne créait un doute sérieux sur la légalité de la mesure. Par conséquent, les conditions d'urgence et de moyen sérieux requises pour la suspension n'étaient pas réunies.
Avocat : SELARL BM&A
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604706
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension du rejet implicite d'une demande de titre de séjour. Le requérant, un ressortissant algérien, n'a pas démontré l'urgence caractérisée par une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment concernant son emploi et sa vie privée. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : PHINITH
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504032
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral de l'Orne du 30 novembre 2025 lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire (OQTF), prise après le rejet définitif de sa demande d'asile, était légale et correctement motivée au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que les mesures annexes (délai de départ, pays de destination, interdiction de retour) étaient légales et proportionnées.
Avocat : KHATIFYIAN
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601737
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus d'accorder des conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile géorgien. Le tribunal a annulé la décision de la directrice territoriale de l'OFII, estimant qu'elle était insuffisamment motivée et méconnaissait les obligations d'évaluation individuelle de la situation de vulnérabilité du requérant. La juridiction a fondé sa décision sur les articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles 17, 20 et 21 de la directive européenne 2013/33/UE relative aux normes d'accueil.
Avocat : LE STRAT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601526
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'une carte de résident. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, le requérant disposant d'une autorisation provisoire de séjour valide, et qu'aucun doute sérieux n'entache la légalité de la décision, celle-ci étant motivée par une menace à l'ordre public liée à des condamnations judiciaires. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LAMY CHLOÉ