Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600604
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le juge a estimé que le préfet de la Marne était compétent pour signer l'arrêté et que la motivation de la décision était suffisante. La juridiction a notamment appliqué l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relevant que l'étranger ne pouvait justifier d'une entrée régulière en France.
Avocat : HAMI-ZNATI
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600582
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours prononcée par le préfet de l'Aube. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée, fondée sur un examen individuel de la situation, et que les conditions légales de l'assignation à résidence (articles L. 730-1 et L. 731-1 du CESEDA) étaient remplies, l'éloignement du requérant constituant une perspective raisonnable. Il a également jugé que les obligations imposées (présentation trois fois par semaine) ne portaient pas une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir au regard des articles L. 733-1 et L. 733-2 du même code.
Avocat : GAFFURI
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600509
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant haïtien, visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, une interdiction de retour et une assignation à résidence. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'étranger ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisants en France au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La juridiction a également jugé que les mesures d'éloignement et de contrainte ne méconnaissaient pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : OS AVOCATS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601394
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant la Tunisie comme pays de renvoi pour son éloignement. Le tribunal a jugé que la décision était légale, notamment au regard des articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé. Il a toutefois prononcé l'admission provisoire de l'intéressé à l'aide juridictionnelle.
Avocat : BURGEVIN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605495
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa pour réunification familiale. La requête est jugée irrecevable car la procédure de référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) n'était pas accompagnée d'une requête distincte en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1. De plus, le juge estime que le requérant n'a pas démontré le caractère d'urgence nécessaire pour prononcer une telle mesure.
Avocat : MBOGNING
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605052
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa pour réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas établie, malgré la séparation familiale alléguée. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner le doute sérieux sur la légalité.
Avocat : PETSOKO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604511
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur une demande de référé-suspension visant l'arrêté municipal refusant un permis de construire. Le juge a rejeté la demande de suspension, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun doute sérieux sur la légalité du refus n'était caractérisé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, ainsi que sur le règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune.
Avocat : SELARL LANDOT & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602858
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'une décision implicite rejetant des demandes de visa pour la réunification familiale. Le juge estime que les requérants n'établissent pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'insuffisance probante des documents produits pour attester des liens familiaux. La condition d'urgence n'est pas non plus caractérisée, compte tenu du délai écoulé depuis l'admission du père au bénéfice de la protection subsidiaire et de l'absence d'éléments suffisants sur la situation des demandeurs.
Avocat : BLIN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2411567
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour. La juridiction a estimé que la décision était régulièrement signée par une autorité délégataire compétente et suffisamment motivée, et a écarté les griefs tirés d'une méconnaissance des droits de la défense et des articles 8 de la CEDH et 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : BEARNAIS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402507
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les recours d'un militaire de la gendarmerie nationale visant à annuler deux titres de perception émis pour la régularisation de charges locatives. La juridiction a jugé que les titres contestés, émis par le ministère de l'intérieur, étaient réguliers en la forme et que les vices de procédure allégués (défaut de mention des bases de liquidation, erreur d'adresse, absence de signature) n'étaient pas établis ou étaient sans incidence sur la légalité de la créance. Elle a également estimé que le recours gracieux avait été examiné par l'autorité compétente et que la motivation des décisions de rejet était suffisante, conformément aux dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2319113
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un requérant contre le rejet de sa demande de naturalisation. Le juge a estimé que l'administration avait légalement déclaré la demande irrecevable, car le test de français (TCF) produit ne démontrait pas le niveau B1 requis par l'article 37 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, appliquant ainsi l'article 21-24 du code civil. Les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de la décision et d'une erreur d'appréciation ont été écartés.
Avocat : RUFFEL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317924
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E... visant à annuler la décision du ministre de l'Intérieur classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que l'administration était compétente et que le classement était légal, M. E... n'ayant pas produit l'acte de naissance original régulier demandé, conformément aux articles 37-1 et 40 du décret du 30 décembre 1993. Le rejet est fondé sur le non-respect des conditions de recevabilité de la demande.
Avocat : GROLLEAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2316535
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande d'indemnisation de la mère d'un détenu décédé par suicide. Le tribunal a estimé que l'administration pénitentiaire n'avait pas commis de faute, ayant pris les mesures de surveillance et d'évaluation du risque suicidaire requises compte tenu des informations dont elle disposait, notamment sur les antécédents psychiatriques du détenu. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire relatives à la protection de l'intégrité physique des personnes détenues.
Avocat : JERUSALEMY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2312248
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un détenu contestant son transfert entre deux maisons d'arrêt. Le tribunal a jugé que cette décision de changement d'affectation constituait une mesure d'ordre intérieur, insusceptible de recours pour excès de pouvoir, dès lors qu'elle ne portait pas une atteinte excessive aux droits et libertés fondamentaux du requérant. La juridiction a appliqué la jurisprudence relative au caractère non justiciable des mesures d'ordre intérieur pénitentiaires, sauf lorsqu'elles affectent des libertés fondamentales.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306535
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'assignation à résidence d'un ressortissant étranger. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le préfet de la Loire-Atlantique était compétent pour prendre cette mesure et que la motivation de la décision était suffisante au regard des dispositions du code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé que les conditions légales de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient remplies et que la mesure n'était pas disproportionnée.
Avocat : PAUGAM
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303442
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D... visant à annuler la décision de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger mettant fin aux majorations familiales pour sa fille. La juridiction a jugé que la condition de "charge effective et permanente" de l'enfant, définie par l'article L. 513-1 du code de la sécurité sociale et l'article 4 du décret du 4 janvier 2002, n'était pas remplie, car la garde effective de l'enfant n'était pas assurée par le requérant. La décision administrative est donc confirmée.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300950
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le rejet d'une demande de naturalisation. Le tribunal estime que le signataire de la décision était compétent, que la motivation était suffisante au regard des exigences du code des relations entre le public et l'administration, et que le ministre, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, a pu légalement fonder son refus sur une fausse déclaration du requérant concernant sa filiation. Les textes appliqués sont principalement le code civil et le décret du 30 décembre 1993 relatif aux décisions de naturalisation.
Avocat : SCHURMANN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601244
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance en plein contentieux, rejette la requête de M. A... qui demandait l'annulation du rejet de sa demande de versement rétroactif du revenu de solidarité active (RSA). Le juge estime que le requérant ne justifie pas d'une demande de RSA antérieure à juillet 2024 et que ses moyens sont manifestement insusceptibles d'être accueillis. La décision s'appuie sur les articles L. 262-4, L. 262-18 et R. 262-33 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602349
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus d'octroi des conditions matérielles d'accueil (CMA) à des enfants mineurs demandeurs d'asile. La juridiction a annulé les décisions de refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), estimant qu'elles étaient insuffisamment motivées et ne prenaient pas sérieusement en compte la situation de vulnérabilité de la famille, notamment le statut de parent isolé. Le tribunal a fondé sa décision sur les articles L. 522-3 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent le refus des CMA et imposent une évaluation de la vulnérabilité.
Avocat : MARGAT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512717
Le Tribunal Administratif de Grenoble statue sur une demande d'exécution d'un jugement ordonnant la délivrance d'un titre de séjour. La juridiction constate que la préfète a exécuté l'injonction en délivrant le certificat de résidence, rendant ainsi la demande sans objet. Elle examine également, sur le fondement des articles L. 911-2, L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, les conditions de prononcé d'une astreinte en cas d'inexécution, mais n'a pas à y procéder ici.
Avocat : BOUCHAIR