Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515031

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui demandait l'exécution d'une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable. La procédure est ainsi éteinte sans examen du fond. L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui habilite le premier vice-président à donner acte d'un tel désistement.

24 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511949

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de renouveler la carte professionnelle d'un agent de sécurité. Le requérant invoquait l'illégalité de ce refus, fondé sur l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, et demandait réparation de son préjudice. Le tribunal a rejeté la demande de provision sur la responsabilité de l'État, estimant que la faute du CNAPS n'était pas suffisamment établie pour justifier une condamnation à ce stade de la procédure.

Avocat : HORTANCE

24 mars 2026• JU 6ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503966

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à un ressortissant serbe. La juridiction a jugé que le requérant, titulaire d'un CDI et d'une autorisation de travail valide, remplissait les conditions légales pour le renouvellement de sa carte de séjour temporaire "salarié" prévu par les articles L. 421-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En revanche, la demande d'annulation du refus de délivrance d'une carte de résident de dix ans a été rejetée, le tribunal estimant que le requérant ne justifiait pas de ressources suffisantes au sens de l'article L. 426-17 du même code.

Avocat : GILLIOEN

24 mars 2026• 6ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501160

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé le refus de rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour opposé à un ressortissant arménien. La juridiction a jugé que la préfète du Rhône avait commis une erreur de droit en appliquant la procédure de téléservice obligatoire, alors que la demande de l'intéressé, fondée sur sa vie privée et familiale, relevait d'une procédure de dépôt physique nécessitant la fixation d'un rendez-vous. La décision s'appuie sur les articles L. 423-23, L. 435-1, R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FRERY

24 mars 2026• 5ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409004

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler plusieurs décisions de retrait de points de son permis de conduire et à obtenir leur restitution. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions concernant certaines infractions, soit parce que les points avaient déjà été restitués, soit parce qu'aucun retrait n'était intervenu. Sur le fond, il a estimé que le défaut de notification individuelle des retraits de points ne rendait pas ces décisions illégales, car la notification a pour principal objet de rendre la mesure opposable et de faire courir les délais de recours, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Avocat : DEHAN

24 mars 2026• JU 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406917

**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté préfectoral de retrait du permis de conduire pour fraude présumée à l'examen théorique. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité du retrait du permis. Les moyens soulevés par le requérant (absence de date de notification sur l'arrêté, absence de mention de la date de reprise des épreuves, et nécessité du permis pour son travail) sont écartés comme inopérants ou non fondés. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie principalement sur l'article R. 221-1 du code de la route et l'article 5 de l'arrêté du 20 avril 2012, qui autorisent le retrait immédiat du permis en cas de fraude à l'examen. Il constate que l'administration a dûment mis en cause le requérant et a établi des indices sérieux de fraude au sein du centre d'examen concerné.

24 mars 2026• JU 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405832

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé le refus de la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à un ressortissant albanais pour le dépôt de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. La juridiction a jugé que, sauf demande abusive ou dilatoire, l'administration ne peut refuser un rendez-vous pour l'enregistrement d'une demande, car cela prive l'étranger de son droit à un examen de sa situation et à l'obtention d'un récépissé. Elle a enjoint à la préfète de fixer un rendez-vous dans un délai de huit jours. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-3, R. 431-12 et R. 431-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GUERAULT

24 mars 2026• 6ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404702

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme Cheniour visant à annuler le retrait de son agrément d'assistante familiale et son licenciement par la métropole de Lyon. La juridiction a jugé que la décision de retrait d'agrément, prise par une autorité délégataire compétente, était légale et que les griefs pour négligences et défaut de suivi étaient suffisamment établis au regard des exigences du code de l'action sociale et des familles. Les demandes d'annulation et d'indemnisation ont donc été rejetées.

Avocat : THIEBAULT

24 mars 2026• 6ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404009

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir d'un détenu visant à annuler une sanction disciplinaire de quatre jours de cellule. Le tribunal a jugé que la décision du directeur interrégional des services pénitentiaires, prise sur recours administratif préalable obligatoire, se substituait à la décision initiale de la commission de discipline, rendant inopérants les moyens relatifs aux vices propres de cette décision initiale, tels que son défaut de motivation. La juridiction a examiné la régularité de la procédure disciplinaire au regard des dispositions du code pénitentiaire, notamment ses articles R. 234-1 et R. 234-43.

Avocat : MARTENS

24 mars 2026• 5ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2311198

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Weesure Protection visant à annuler le refus d'autorisation de licenciement disciplinaire d'un ancien représentant syndical. La juridiction a jugé que l'inspectrice du travail avait correctement estimé que la matérialité des faits reprochés n'était pas établie et que l'employeur ne démontrait pas que le licenciement était sans lien avec l'exercice des mandats syndicaux antérieurs du salarié. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des représentants du personnel et au contrôle de légalité des licenciements pour motif disciplinaire.

Avocat : DELSOL AVOCATS

24 mars 2026• 5ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2304523

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'indemnisation des proches d'un ancien militaire décédé, exposé lors des essais nucléaires en Polynésie française. Les requérants, qui invoquaient la responsabilité pour faute de l'État, n'ont pas rapporté la preuve d'un manquement aux obligations de protection, de formation ou de surveillance radiologique existant à l'époque des faits (1971). Le tribunal a jugé qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'était établie, sans qu'il soit besoin d'examiner la question du lien de causalité avec la maladie.

Avocat : SCP TEISSONNIERE & ASSOCIES

24 mars 2026• 5ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2303869

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'indemnisation des veuve et fille d'un ancien appelé du contingent décédé d'un cancer après son affectation en Polynésie française lors d'essais nucléaires. La juridiction a jugé que leurs créances étaient prescrites au regard de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter du décès en 2005. Elle n'a donc pas eu à se prononcer sur la responsabilité de l'État pour faute alléguée par les requérantes.

Avocat : SCP TEISSONNIERE & ASSOCIES

24 mars 2026• 5ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2302594

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'une maîtresse de conférences visant à annuler le refus de sa promotion au corps des professeurs des universités via la procédure de repyramidage de 2022. Le tribunal a jugé que la décision du président de l'université Jean Moulin - Lyon III n'était entachée ni d'erreur manifeste d'appréciation, ni d'irrégularité de procédure, et a également rejeté la demande d'indemnisation pour préjudice. La décision s'appuie sur le décret n° 2021-1722 du 20 décembre 2021 et les principes généraux du droit de la fonction publique.

Avocat : BRUNIERE

24 mars 2026• 3ème chambre
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602677

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant une décision relative à l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et au refus d'une carte mobilité inclusion. Le tribunal a jugé qu'il n'était pas compétent pour connaître de ce litige. En application des articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 241-3 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, la compétence pour ces contentieux appartient au juge judiciaire.

24 mars 2026
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602289

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral assignant à résidence un ressortissant algérien. Le juge estime que les conditions légales de l'assignation à résidence, prévue à l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sont remplies, notamment parce que l'éloignement demeure une perspective raisonnable. Il écarte les moyens soulevés, dont ceux relatifs à l'état de santé et à la situation familiale du requérant, ainsi que ceux concernant l'incompétence et l'insuffisance de motivation de l'administration.

Avocat : GORET

24 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602105

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le renouvellement de son assignation à résidence, pris en vue de son transfert vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III. La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent, que la décision de transfert avait été régulièrement notifiée, et que le renouvellement de l'assignation était légal malgré l'approche de l'expiration du délai de six mois pour exécuter le transfert. Les textes appliqués sont le règlement (UE) n° 604/2013 et les articles L. 751-2 et L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : AIRIAU

24 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601489

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler les décisions préfectorales de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet du Bas-Rhin avait légalement refusé la délivrance d'un titre de séjour pour raison médicale, après un avis régulier du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), et que les mesures d'éloignement étaient justifiées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 425-9 et L. 613-1.

Avocat : BERRY

24 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA64Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601053

Le Tribunal Administratif de Pau rejette par ordonnance la requête de M. A... visant à contester les élections municipales de Saubusse du 15 mars 2026. Le juge estime la protestation irrecevable car elle a été déposée hors délai, au-delà du cinquième jour suivant le scrutin, tel que prévu par l'article R. 119 du code électoral. La décision est prise en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet sans instruction d'une requête manifestement irrecevable.

24 mars 2026
TA63Ordonnance

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601098

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand rejette la requête de M. B... visant à annuler les opérations électorales municipales du 15 mars 2026 à Mandailles-Saint-Julien. La juridiction constate que la protestation, enregistrée le 21 mars 2026, est intervenue après l'expiration du délai légal de cinq jours prévu par l'article R. 119 du code électoral. En conséquence, elle la déclare manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administratif.

24 mars 2026
TA63Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600386

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a donné acte du désistement d'office de la requérante, Mme D..., qui contestait la décision préfectorale mettant fin à sa prise en charge dans un dispositif d'hébergement d'urgence. Ce désistement est la conséquence de l'application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, la requérante n'ayant pas confirmé le maintien de son recours en annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. La procédure est donc close sans examen du fond de l'affaire.

Avocat : SHVEDA

24 mars 2026