Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA63Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600266

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple formé par le requérant dans le cadre d'un recours contre une contrainte émise par la CAF pour recouvrement d'un indu d'APL. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close.

24 mars 2026
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2402868

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête d'une ressortissante algérienne visant à annuler le refus implicite puis explicite de délivrance d'un titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet du Puy-de-Dôme n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation au titre de la vie privée et familiale, après un examen complet de sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-1, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : BADJI OUALI CHREIFA

24 mars 2026• Chambre 3
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2302884

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a annulé la décision refusant le versement d'une indemnité de fin de contrat à une infirmière contractuelle. Le juge a estimé que le refus de la requérante de renouveler son contrat à durée déterminée ne constituait pas un motif légal de privation de cette indemnité. La décision administrative a été annulée pour erreur de droit, au regard des articles L. 554-3 du code général de la fonction publique et 41-1-1 du décret du 6 février 1991.

Avocat : CRETOIS

24 mars 2026• Chambre 3
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602855

Le Tribunal administratif de Lille statue sur une question de compétence territoriale dans un litige relatif au droit des étrangers. Il constate que l'autorité ayant pris la décision attaquée (l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour) est le préfet du Morbihan. En application des articles R. 922-1 et R. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Rennes, dans le ressort duquel se trouve le siège de cette autorité.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES

24 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602797

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé précontractuel, donne acte du désistement de la requête de la SAS Goujon Bureau. Le litige portait sur une erreur matérielle dans le prix de l'offre de la requérante lors d'une procédure de passation d'un accord-cadre par un établissement public de santé. L'ordonnance constate que l'acheteur a révisé l'analyse des offres suite à l'erreur signalée, ce qui a conduit au désistement, rendant sans objet le recours fondé sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP GROS-HICTER ET ASSOCIES

24 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602518

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion des occupants sans titre du parking d'un complexe sportif communal à Maubeuge. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, considérant que cette occupation illicite empêchait l'utilisation normale du domaine public et la tenue des activités sportives. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, permettant des mesures d'urgence, sans que la procédure spécifique de la loi du 5 juillet 2000 relative aux gens du voyage ne fasse obstacle à cette action.

24 mars 2026
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2406547

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a considéré que le préfet du Pas-de-Calais avait légalement apprécié que les conditions pour délivrer un titre de séjour, notamment au titre de la vie privée et familiale (article L. 423-23 du CESEDA), n'étaient pas remplies. Les autres moyens, relatifs à la procédure et aux conventions internationales invoquées, ont également été écartés.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2406045

**Sujet principal** : Recours contre le rejet d'une demande de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille, statuant en formation de juge unique. **Solution retenue** : Le tribunal, saisi en plein contentieux, est compétent pour réexaminer le fond du droit de M. B... à la RQTH. La maison départementale des personnes handicapées, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputée avoir acquiescé aux faits allégués par le requérant, sous réserve de leur vérification par le juge. **Textes appliqués** : Articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles (compétence de la CDAPH et recours), et article R. 612-6 du code de justice administrative (acquiescement aux faits).

Avocat : LANCIAUX

24 mars 2026• juge unique (2)
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2304467

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire délivré pour un projet de logements sociaux. Le tribunal a jugé irrecevable le recours de l'association syndicale de lotissement, estimant qu'elle ne justifiait pas d'un intérêt à agir, le permis n'affectant pas directement les parties communes dont elle a la gestion. Les moyens au fond relatifs au dossier de permis et au respect des règles d'urbanisme et d'environnement n'ont donc pas été examinés.

Avocat : SCP BIGNON LEBRAY & ASSOCIES

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503225

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme C..., une ressortissante turque, visant à annuler un arrêté préfectoral du 15 septembre 2025 lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF), la fixation d'un pays de destination et une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence du signataire (une délégation ayant été régulièrement donnée) et de l'insuffisance de motivation. Elle a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier l'article L. 613-1 relatif à la motivation des OQTF.

Avocat : ANDIC ANOUZ

24 mars 2026• Chambre 1
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503135

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus de renouvellement de son certificat de résidence et les décisions d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation, notamment au regard des conditions de séjour prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'accord franco-algérien. Les moyens tirés d'une violation du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et du droit à un procès équitable (article 6) ont également été écartés.

Avocat : SAS ASTERIA AVOCAT

24 mars 2026• Chambre 1
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502678

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré que l'administration n'était pas tenue de délivrer un récépissé, car le dossier du requérant, qui sollicitait une admission exceptionnelle au séjour, était incomplet. La décision s'appuie sur les articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonnent la délivrance d'un récépissé à la production d'un dossier complet.

24 mars 2026• Chambre 1
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502280

**Sujet principal** : Recours contre le refus de délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale" et une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à une ressortissante algérienne. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la préfète n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation, la requérante n'ayant pas apporté la preuve des éléments invoqués (insertion professionnelle, scolarisation des enfants) pour justifier une admission exceptionnelle au séjour. **Textes appliqués** : L'article L. 435-1 du CESEDA (considérations humanitaires) n'est pas applicable en l'espèce, la situation étant régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal vérifie également le respect de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit au respect de la vie privée et familiale).

Avocat : AARPI GARTNER & ASSOCIES

24 mars 2026• Chambre 1
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502212

Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur deux requêtes en excès de pouvoir concernant le refus implicite puis la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour à une étrangère. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la première requête, la décision attaquée ayant été retirée par la délivrance ultérieure d'un récépissé. Concernant la seconde requête, le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation, considérant que la requérante n'avait plus d'intérêt à agir contre les mentions du récépissé après l'expiration de celui-ci. Les textes appliqués sont les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les dispositions du code de justice administrative relatives à l'intérêt à agir et au non-lieu à statuer.

Avocat : JEANNOT

24 mars 2026• Chambre 3
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501972

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son arrêté d'expulsion. Le juge a estimé que la motivation de l'arrêté était suffisante et que la gravité des condamnations pénales de l'intéressé (meurtre et recel) justifiait légalement la mesure au regard de la menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les articles L. 631-1 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ALEXANDRE

24 mars 2026• Chambre 1
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403865

Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur deux requêtes d'une étrangère contestant le refus implicite puis la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour portant des mentions litigieuses. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la première requête, la décision attaquée ayant été retirée par la délivrance ultérieure d'un récépissé. Concernant la seconde requête, le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation comme irrecevables, estimant que la requérante n'avait plus d'intérêt à agir après la délivrance d'un nouveau récépissé modifiant les mentions contestées. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs à l'intérêt à agir et au retrait des décisions.

Avocat : JEANNOT

24 mars 2026• Chambre 3
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2402178

**Sujet principal** : Recours contre l'arrêté municipal d'opposition à une déclaration préalable de travaux pour un abri forestier. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy. **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté du maire, considérant que l'abri forestier projeté entre dans l'exception prévue par l'article L. 161-4 du code de l'urbanisme pour les constructions nécessaires à l'exploitation forestière. Il rejette la fin de non-recevoir soulevée par le préfet. **Textes appliqués** : Articles L. 161-4 et R. 161-4 du code de l'urbanisme, relatifs aux exceptions à l'interdiction de construire dans les secteurs non constructibles des cartes communales.

24 mars 2026• Chambre 1
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401284

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la demande d'indemnisation de Mme A... pour les préjudices subis lors d'une chute sur un toboggan aquatique. La juridiction a estimé que le syndicat mixte gestionnaire n'avait commis ni faute dans l'organisation du service, ni manquement à son obligation d'entretien normal de l'ouvrage public. Le tribunal a considéré que l'accident était principalement dû au non-respect par la victime des consignes de sécurité qui lui avaient été données oralement.

Avocat : SELARL LEONEM

24 mars 2026• Chambre 1
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2400069

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de l'agent public visant à annuler une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de trois jours. Le juge a estimé que les faits de défaillance dans le service, de désobéissance hiérarchique et d'entrave à la sérénité du service étaient établis et justifiaient la sanction prononcée au titre des articles L. 530-1 et suivants du code général de la fonction publique. Les moyens soulevés, notamment sur la motivation, la procédure disciplinaire ou la qualification des faits, ont été écartés.

Avocat : TADIC

24 mars 2026• Chambre 1
TA51Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600300

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral fixant Haïti comme pays d'éloignement d'un ressortissant condamné à une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a déclaré la requête irrecevable pour incompétence territoriale, relevant que le requérant était placé en rétention au centre de Metz, ce qui attribue la compétence au Tribunal Administratif de Nancy en vertu de l'article R. 922-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le magistrat a transmis le dossier à la juridiction de Nancy.

24 mars 2026