Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501798
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête d'un étudiant demandant l'annulation des décisions de son école de commerce le déclarant non diplômé. Le tribunal a jugé que les modalités de contrôle des connaissances, contestées pour défaut de publicité, étaient régulières et que l'appréciation souveraine du jury sur la note du mémoire n'était pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. La décision s'appuie sur les articles L. 613-1 et L. 712-6-1 du code de l'éducation relatifs à l'organisation des examens.
Avocat : COBLENCE AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404232
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation de pôle des urgences, a rejeté les requêtes de M. D... visant à annuler plusieurs décisions de la CAF de la Seine-Maritime et du président du conseil départemental constatant des indus de prestations sociales (RSA, primes exceptionnelles, prime d'activité). Le tribunal a jugé que les procédures de contrôle et de recouvrement étaient régulières et que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées, en application des articles L. 262-46 et R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles. Les demandes de condamnation à payer des sommes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404114
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la tutrice contestant le prélèvement de 70% de l'AAH de sa fille pour financer son hébergement en foyer médicalisé. Le tribunal a jugé que cette contribution, fixée par le département de la Seine-Maritime, était conforme aux articles L. 132-3 et L. 344-5 du code de l'action sociale et des familles, qui prévoient que les ressources de la personne accueillie participent aux frais. Il a estimé que le fait de prendre quelques repas à l'extérieur ne caractérisait pas un hébergement incomplet au sens de l'article D. 344-35, justifiant ainsi le taux appliqué.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403323
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler une contrainte de paiement émise par la Mutualité Sociale Agricole (MSA) pour un indu de Prime de Noël. La juridiction a jugé que la contrainte était régulière, ayant été précédée d'une mise en demeure, et que la MSA était fondée à recalculer les droits en considérant l'existence d'une vie maritale stable avec une concubine, ce qui modifiait la composition du foyer et le montant des prestations. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles (articles R. 262-6 et R. 262-37) et du code civil (article 515-8) concernant la définition du foyer et l'obligation de déclaration des ressources.
Avocat : BOULLEN
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402062
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de regroupement familial pour son époux. Le juge a estimé que le préfet de la Seine-Maritime avait légalement refusé l'autorisation, car la requérante ne justifiait pas des ressources stables et suffisantes exigées par les articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également considéré que ce refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400698
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime refusant la délivrance d'un titre de séjour à un ressortissant marocain. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que l'autorité administrative avait omis de recueillir l'avis de la commission du titre de séjour, alors que l'intéressé justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'étranger dans un délai de trois mois, sans accorder l'injonction spécifique de délivrer une carte de résident.
Avocat : NOMOS AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2101010
La décision du Tribunal Administratif de Rouen porte sur des recours en matière de fiscalité directe locale (taxe foncière et cotisation foncière des entreprises) introduits par la société Linex Panneaux. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer pour les impositions ayant fait l'objet de dégrèvements d'office par l'administration et a rejeté le surplus des requêtes, considérant que les autres immobilisations contestées ne relevaient pas du champ de l'exonération pour outillage prévue à l'article 1382 du code général des impôts. Les textes appliqués sont principalement les dispositions du code général des impôts relatives aux bases d'imposition de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la cotisation foncière des entreprises.
Avocat : FIDAL LE MANS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608784
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a examiné la demande d'un réfugié sans domicile sollicitant une injonction contre le préfet de police pour obtenir un hébergement d'urgence adapté à son état de santé. Le juge a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. En revanche, il a rejeté la demande d'injonction au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, considérant que le requérant n'avait pas justifié de circonstances particulières caractérisant une nécessité urgente de bénéficier d'une telle mesure, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Avocat : AGIUS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606465
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme B... visant à obtenir l'attribution d'un logement. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable car elle a été introduite hors délai, après l'expiration du délai de recours contentieux de quatre mois. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2537917
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans le cadre d'un recours en excès de pouvoir visant à obtenir la délivrance d'un récépissé attestant de la régularité de sa situation administrative. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de la demande.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536147
Sujet principal : Acte de désistement d'une requête concernant le renouvellement d'un document de circulation pour étranger mineur. Juridiction : Tribunal administratif de Paris (formation de jugement). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple du requérant, mettant fin à l'instance. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (pouvoir du président de donner acte d'un désistement).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534049
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans son recours en excès de pouvoir visant le refus implicite de délivrance d'une carte professionnelle de sécurité. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande.
Avocat : DONAZAR
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605300
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police du 12 février 2026 prononçant une interdiction de retour de douze mois à l'encontre d'un ressortissant sri-lankais. La juridiction a retenu que l'administration n'avait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation du requérant, notamment en se fondant sur une mesure d'éloignement antérieure dont la notification n'était pas établie. La décision est donc illégale au regard des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent strictement la motivation et la prise en compte des critères légaux pour prononcer une telle interdiction.
Avocat : VOVARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406430
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SCI 35 Saint Didier, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 à 2023. La juridiction a jugé que l'immeuble, bien que livré à l'état "brut de béton" et faisant l'objet d'aménagements ultérieurs, conservait son caractère de propriété bâtie au 1er janvier de chaque année d'imposition, car les travaux n'ont entraîné ni démolition totale ni atteinte au gros œuvre le rendant impropre à toute utilisation. La décision s'appuie sur les articles 1380 et 1415 du code général des impôts, qui définissent le champ d'application et le fait générateur de la taxe.
Avocat : CABINET PIOTRAUT GINE AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2319297
La décision concerne une contestation de la prescription de l'action en recouvrement d'une créance de TVA. Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de la société SCA Carrières d'Amérique, estimant que le délai de prescription quadriennal a été régulièrement interrompu par plusieurs mises en demeure notifiées (notamment en 2017 et 2019). La juridiction applique les articles L. 274 et L. 257 du livre des procédures fiscaux, qui régissent la prescription et ses causes d'interruption.
Avocat : CABINET HPML (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2309051
La société Michel A... Ingénieur Conseil contestait devant le Tribunal Administratif de Paris la pénalité de 40% et les intérêts de retard appliqués sur des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que les intérêts de retard (article 1727 du CGI) sont dus indépendamment de l'intention, et que l'administration avait prouvé le caractère délibéré des manquements justifiant la majoration de 40% (articles 1729 du CGI et L. 195 A du LPFP), au vu de la confusion persistante entre dépenses personnelles et professionnelles du gérant.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303191
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société Marincaggi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le rejet de ses demandes d'aides du fonds de solidarité Covid-19 pour les mois de décembre 2020 à avril 2021. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir opposée par l'administration, estimant que celle-ci n'avait pas établi la notification régulière des décisions de rejet antérieures. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision du 16 décembre 2022 en tant qu'elle rejette la demande pour décembre 2020, considérant que l'administration n'avait pas motivé son refus au regard des conditions posées par l'ordonnance du 25 mars 2020 et le décret du 30 mars 2020.
Avocat : POISSON
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603669
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision de radiation de France Travail. Le juge a estimé que la requête était irrecevable car la sanction, ayant pris effet le 16 mai 2025 pour huit mois, était déjà entièrement exécutée au moment de la saisine, rendant la demande sans objet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, le rejet entraînant le rejet des conclusions accessoires (injonction et frais).
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603117
**Sujet principal** : Demande d'injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour, sur le fondement de l'urgence. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lyon (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante, faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) non exécutée, ne justifie pas de circonstances particulières nécessitant un rendez-vous rapide, ses arguments (ancienneté de séjour, situation familiale) ayant déjà été examinés lors de précédents rejets de titre. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative (conditions de l'urgence en référé) et article 6 de l'accord franco-algérien relatif au séjour.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602693
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'exécution forcée d'une précédente ordonnance. Constatant l'inexécution par l'administration de l'injonction de réexaminer la demande de titre de séjour de la requérante, le juge enjoint à la préfète du Rhône, désormais compétente, de procéder à ce réexamen et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans des délais stricts, sous astreinte financière. La décision s'appuie sur les articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative relatifs à l'exécution des jugements.
Avocat : LASSORT