Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2310572
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de propriétaires visant à annuler un arrêté municipal du Vésinet du 3 juillet 2023. Cet arrêté, qui ne s'opposait pas à leurs travaux de division d'une verrière, imposait le respect de prescriptions de l'architecte des Bâtiments de France (ABF). Le tribunal a jugé que ces prescriptions, motivées par la protection du patrimoine dans le périmètre d'une Aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (AVAP), étaient légales et fondées sur les articles L. 642-1 et L. 642-6 du code du patrimoine.
Avocat : L.V.I AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307903
**Sujet principal** : Demande en indemnisation pour préjudice financier et moral lié à la modification d'un plan local d'urbanisme (PLU) et à des agissements de la commune. **Juridiction** : Tribunal administratif de Versailles (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de M. B..., estimant que la commune de Buc n'a pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. Il considère notamment que la délibération modifiant le PLU était légale, que les promesses du maire n'étaient pas de nature à créer un droit et que le courrier litigieux ne constituait pas une menace d'expropriation illégale. **Textes appliqués** : Code de l'urbanisme (notamment l'article L. 151-11) et code de justice administrative.
Avocat : MIGAULT
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307475
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal n'opposant pas d'opposition à une déclaration préalable de travaux (abri de jardin et clôture). Le tribunal a jugé la requête recevable, rejetant la fin de non-recevoir tirée de l'absence d'intérêt à agir du requérant voisin. Il a ensuite annulé l'arrêté attaqué pour méconnaissance des règles d'urbanisme, notamment l'article UH 7 du PLU local relatif aux distances par rapport aux limites séparatives.
Avocat : CABINET MAUDET-CAMUS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601966
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d’un étudiant camerounais visant à enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d’instruction pour son titre de séjour. Le juge constate qu’une décision implicite de rejet est née du silence de l’administration au terme du délai de trois mois prévu par l’article R. 422-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La mesure sollicétée sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative est donc dépourvue d’utilité, car elle ferait obstacle à cette décision administrative.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601951
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus de titre de séjour pour soins (certificat de résidence algérien) et d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante ne justifie pas de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire à très bref délai, et qu'elle n'a pas déposé de requête en annulation principale contre la décision contestée, ce qui est une condition de recevabilité. **Textes appliqués** : Articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative (conditions de l'urgence et de la recevabilité en référé-suspension).
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601926
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un rendez-vous ou une décision sur sa demande de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par l'administration au-delà du délai de quatre mois (articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA) a fait naître une décision implicite de rejet, rendant la demande en référé inutile. La condition d'utilité de la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est donc pas remplie.
Avocat : REYNOLDS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601511
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête d'un ressortissant algérien demandant l'injonction au préfet de lui fixer un rendez-vous pour examiner sa demande de titre de séjour. Le juge estime que le silence gardé par la préfecture sur sa demande déposée en janvier 2023 a fait naître une décision implicite de rejet au terme du délai légal de quatre mois, prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, la mesure injonctive sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative est dépourvue d'utilité, le juge des référés ne pouvant s'opposer à une décision administrative déjà intervenue.
Avocat : SAADA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601498
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une admission exceptionnelle au séjour. Le juge estime que le requérant, malgré des arguments fondés sur sa vie familiale et son état de santé, ne démontre pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, au regard notamment de son passé pénal et de la durée de sa situation. La demande d'injonction et d'astreinte est également rejetée.
Avocat : GOMES TAVARES
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601483
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d'un étudiant camerounais visant à obtenir l'injonction de délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction pour son renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que la demande, déposée hors délai, a fait naître une décision implicite de rejet de l'administration au terme du délai de trois mois prévu par l'article R. 422-5 du CESEDA. La mesure sollicétée est donc dépourvue d'utilité, l'urgence invoquée ne pouvant justifier une injonction dans ces conditions.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601457
**Sujet principal** : Demande d'injonction à l'administration de statuer sur une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête. Il constate qu'un défaut de réponse de la préfecture dans le délai légal de quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de la demande de séjour. Dès lors, l'injonction de statuer demandée n'est plus utile. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative (CJA) pour la procédure de référé, et articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) concernant la décision implicite de rejet.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2500803
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant qui contestait la suspension de son permis de conduire. Le président de la formation de jugement a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête via l'application Télérecours, n'avait pas répondu dans le délai imparti. Le tribunal applique les articles R. 222-1, R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative pour considérer ce silence comme un désistement pur et simple.
Avocat : JOSSEAUME
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2500221
Le Tribunal administratif de Melun statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un arrêté préfectoral de suspension du permis de conduire. Le tribunal constate le désistement d'office du requérant, faute pour son conseil d'avoir confirmé le maintien de la requête après une mise en demeure, conformément aux articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. En conséquence, il donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
Avocat : CARRE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2414102
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant qui contestait la suspension de son permis de conduire. Le juge constate que le conseil du requérant, dûment informé via l'application Télérecours, n'a pas confirmé le maintien de la requête dans le délai imparti. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative relatifs au désistement et aux notifications électroniques.
Avocat : CABINET D'AVOCATS IOSCA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601950
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de suspension d'une mesure d'isolement prononcée contre un détenu. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, malgré les allégations du requérant concernant l'impact sur sa santé. La décision s'appuie également sur les dispositions du code pénitentiaire régissant le placement à l'isolement.
Avocat : GIRARD
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601928
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant le renouvellement d'un titre de séjour et ordonnant la quitter le territoire français. Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant ivoirien, n'apportait pas la preuve d'une urgence suffisante justifiant la suspension, notamment au regard de ses absences prolongées du territoire national. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et de l'article L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : OSSENI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601925
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par une ressortissante syrienne reconnue réfugiée pour obtenir la délivrance de son titre de voyage. Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'injonction (article L. 521-3 du code de justice administrative), le préfet ayant relancé la fabrication du titre après l'introduction du recours. Toutefois, il condamne l'Etat à verser 1500 euros à la requérante au titre des frais exposés pour le litige, en application de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : EL IDE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601924
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision de rejet du contrat "jeune majeur". Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, considérant que le requérant, bien que sans logement stable, dispose d'un emploi et d'un hébergement chez un ami, et qu'une convocation pour l'obtention d'un titre de séjour est prévue. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).
Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601923
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du rejet d'un contrat "jeune majeur" et des mesures d'injonction associées. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas établie, notamment au regard des ressources temporaires du requérant. La décision se fonde principalement sur le code de justice administrative et le code de l'action sociale et des familles.
Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601757
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'une décision prolongeant le placement à l'isolement d'un détenu. Le juge a relevé d'office l'irrecevabilité de la demande, constatant que la décision attaquée avait déjà épuisé tous ses effets au moment de l'introduction de l'instance, ce qui supprime l'objet même de la mesure de suspension. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives aux conditions de l'urgence et du doute sérieux.
Avocat : THEMIS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601724
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur une demande de référé-liberté (article L. 521-1 du CJA) concernant le renouvellement d'un titre de séjour. Le requérant ayant obtenu une attestation de prolongation d'instruction régularisant sa situation, il a conclu au non-lieu à statuer sur ses demandes de suspension et d'injonction, ce qui a été enregistré comme un désistement partiel. Le juge a prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle (loi du 10 juillet 1991) et a renvoyé l'examen des frais de procédure à la décision sur le fond.
Avocat : KADOCH