Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516120
Sujet principal : Demande de suspension d'un arrêté municipal refusant la reconnaissance d'une maladie professionnelle et le placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS). Juridiction : Tribunal administratif de Melun (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la demande de suspension, la requérante n'ayant pas soulevé de moyen créant un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté contesté. Textes appliqués : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension).
Avocat : SCPA BOUAZIZ-SERRA-AYALA-BONLIEU-LE MEN -HAYOUN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2600595
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un certificat de résidence à un ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, malgré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande d'injonction de renouvellement et la demande de provision ont également été rejetées.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601979
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'injonction au préfet de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande était née à l'expiration du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, il a estimé qu'il ne pouvait ordonner la mesure sollicitée, car elle ferait obstacle à cette décision administrative, et que la requête était dès lors dépourvue d'utilité.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602035
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé-suspension, a ordonné la suspension de la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'empêchement pour la requérante de poursuivre ses études et son stage, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité du rejet au regard des conditions de séjour. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET CATHERINE OMEONGA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602045
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral rejetant le renouvellement d'un titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a relevé d'office que le recours en annulation contre une OQTF est suspensif d'office, rendant irrecevable la demande de suspension sur ce point. Concernant le rejet du titre de séjour, le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602095
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral rejetant sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, malgré les risques évoqués par le requérant concernant son emploi et ses ressources. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517079
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d’un ressortissant camerounais visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d’instruction et d’accélérer l’examen de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le silence gardé par l’administration au-delà du délai de quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, privant ainsi la mesure sollicitée de son utilité au sens de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code, l’intéressé conservant la possibilité de contester directement cette décision implicite de rejet.
Avocat : LEMALEU TCHOUBOU
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603975
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête d'une ressortissante ivoirienne demandant l'injonction au préfet de la convoquer pour enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas remplie, car la requérante, en situation irrégulière depuis 2016, ne justifie pas de circonstances particulières nécessitant un rendez-vous en urgence. La décision s'appuie sur la jurisprudence relative aux délais raisonnables pour l'enregistrement des demandes de titre de séjour.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604099
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de la SCI Braille Dupre qui demandait au maire d'organiser la remise des clés de logements évacués suite à un arrêté de péril. Le juge a estimé, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, que la demande était manifestement mal fondée, car il n'appartient pas à l'autorité administrative de s'immiscer dans les rapports bailleur/locataire ou d'exécuter elle-même les travaux qu'elle a prescrits. La condition d'utilité de la mesure sollicitée n'était donc pas établie.
Avocat : GUINARD
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307697
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir le remboursement du crédit d'impôt pour la transition écologique au titre de 2021. Le tribunal a jugé que le contribuable ne remplissait pas les conditions légales, car il n'a pas justifié de l'acceptation d'un devis et du paiement d'un acompte entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2020, comme l'exige l'article 53 de la loi de finances pour 2021. Les irrégularités alléguées dans la procédure de rejet de sa réclamation préalable ont été écartées comme étant sans incidence sur le fond du droit.
Avocat : SCP VIA AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403299
Sujet principal : Demande de restitution d'un crédit d'impôt lié à l'emploi d'une tierce personne pour un enfant handicapé. Juridiction : Tribunal Administratif de Versailles (5ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête des contribuables. Il estime que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision administrative rejetant leur réclamation est inopérant, car cette irrégularité n'affecte pas le bien-fondé de l'imposition elle-même, seul élément que le juge de l'impôt peut contrôler dans ce cadre. Textes appliqués : Article 199 sexdecies du code général des impôts (régime du crédit d'impôt) et article L. 761-1 du code de justice administrative (frais irrépétibles).
Avocat : TOMAS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403804
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et contributions sociales pour les années 2017 à 2019. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Versailles (5ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête sur le fond. Il estime que le droit de reprise de l'administration pour 2017 n'était pas prescrit, la première proposition de rectification du 16 novembre 2020 ayant été notifiée dans le délai légal (avant le 31 décembre 2020), interrompant ainsi la prescription. Les autres moyens du requérant (concernant la déduction des intérêts d'emprunt et la réduction d'impôt) sont également écartés. **Textes appliqués** : Articles L. 169 et L. 189 du Livre des Procédures Fiscales (prescription et interruption du droit de reprise).
Avocat : SELARLU TG AVOCAT
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403885
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de décharge d'impositions supplémentaires sur le revenu et les prélèvements sociaux pour les années 2015 à 2017. Le sujet principal était la contestation de la régularité de la procédure d'imposition, les requérants invoquant le défaut de communication de documents obtenus de tiers, en application de l'article L. 76 B du Livre des Procédures Fiscales. Le tribunal a jugé que l'administration avait satisfait à son obligation, estimant que les contribuables avaient eu un accès effectif aux documents nécessaires avant la mise en recouvrement, rendant ainsi leur moyen inopérant.
Avocat : SELARL FISCAVOC
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2509844
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. B... C... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour. La juridiction estime que la décision de la préfète de l'Essonne est régulière, notamment quant à la compétence du signataire, à sa motivation et à l'examen de la situation personnelle de l'intéressé. Elle considère également que l'arrêté ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. C... n'ayant pas démontré l'existence d'attaches familiales ou privées suffisantes en France.
Avocat : KONE
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2509924
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... C..., un ressortissant congolais, visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également considéré que le requérant n'avait pas formulé de demande sur le fondement de l'article L. 422-1 du CESEDA, invoqué dans ses moyens.
Avocat : BESSE
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2509930
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé l'arrêté préfectoral du 10 juillet 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant malien et lui imposant une obligation de quitter le territoire (OQTF) avec interdiction de retour. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne procédant pas à un examen suffisant de la situation personnelle et des considérations humanitaires invoquées par le requérant. Le tribunal a également relevé l'absence de saisine préalable de la commission du titre de séjour, en violation des articles L. 432-14 et L. 435-1 du même code.
Avocat : SOURON-COSSON
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512495
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de Mme C... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que la requérante ne démontre pas remplir les conditions légales pour un titre de séjour, notamment au regard des articles L. 422-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle écarte également la violation alléguée de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que le refus ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Avocat : LEBON
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514824
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées. La juridiction estime que le préfet du Val-de-Marne était compétent pour signer l'arrêté et que la situation de l'étranger, entré et séjournant irrégulièrement sans titre, entre dans le champ d'application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Concernant l'interdiction de retour d'un an, elle est jugée légale au regard de l'article L. 612-6 du même code, dès lors qu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601607
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension et d'injonction visant l'arrêté municipal refusant un permis de construire pour un immeuble de 22 logements à Issou. Le juge a estimé que les moyens soulevés par la société requérante, concernant l'intégration du projet dans le milieu environnant (règlement de zone UDa du PLUi) et les conditions d'accès, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité du refus. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Avocat : BOYER
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601955
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'une requête en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) par un ressortissant malien majeur demandant l'injonction à la préfète de l'Essonne de le convoquer pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le requérant, entré régulièrement en France à l'âge de 10 ans, sollicite un titre sur le fondement de l'article L. 423-21 du CESEDA (jeune majeur). Le juge a considéré que l'administration devait, dans un délai raisonnable, procéder à l'enregistrement de la demande et a enjoint à la préfète de communiquer une date de rendez-vous dans un délai d'un mois, estimant que les conditions d'urgence et d'utilité étaient remplies.
Avocat : FAZOLO