Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504892

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus de la commission de médiation de Paris de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a d'abord écarté l'exception d'irrecevabilité pour tardiveté soulevée par le préfet, ce dernier n'ayant pas rapporté la preuve de la date de notification de la décision attaquée. Sur le fond, il a jugé que la commission, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que le requérant n'avait pas fourni d'éléments suffisants, notamment une attestation d'hébergement, pour caractériser une situation d'urgence.

23 mars 2026• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505522

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de la commission de médiation de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a écarté les fins de non-recevoir soulevées par le préfet concernant la production de la décision et les conclusions, mais a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve du caractère insalubre de son logement, condition nécessaire pour bénéficier d'une saisine sans délai de la commission. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

23 mars 2026• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505887

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice lié à l'absence de relogement. Le juge a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de sa carence fautive à exécuter une décision de la commission de médiation reconnaissant la requérante comme prioritaire. La juridiction a condamné l'État à verser à Mme A... la somme de 2 800 euros en réparation de l'ensemble de son préjudice, mais a rejeté sa demande de remboursement de frais d'avocat.

Avocat : TOMAS

23 mars 2026• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506177

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre le refus de la commission de médiation de Paris de reconnaître le caractère prioritaire et urgent d'une demande de logement social. Le tribunal a annulé la décision de la commission, estimant que son unique motif de rejet, fondé sur une prétendue situation de concubinage non établie, constituait une erreur d'appréciation et une insuffisance de motivation. La juridiction a appliqué les dispositions du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

23 mars 2026• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531712

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant étranger. Le requérant invoquait notamment des vices de procédure, un défaut de motivation et une méconnaissance de ses droits au titre de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3-1 de la CIDE. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les décisions attaquées étaient légales et suffisamment motivées au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : PIERROT

23 mars 2026• Section 8 - Chambre 1
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536220

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant bangladais, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le refus était suffisamment motivé et que l'administration avait procédé à l'examen requis de sa situation personnelle. Elle a jugé que les conditions pour une admission exceptionnelle au séjour, prévues notamment aux articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas remplies en l'espèce.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)

23 mars 2026• Section 8 - Chambre 1
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605049

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du préfet de police ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers l'Espagne. La juridiction a retenu un vice de forme, l'acte attaqué n'étant pas signé et ne mentionnant pas l'identité ou la qualité de son auteur, ce qui constitue une incompétence. Le tribunal a également admis le requérant à l'aide juridictionnelle à titre provisoire et a enjoint à l'administration de réexaminer sa situation sous trois mois en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.

Avocat : DIALLO

23 mars 2026• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606036

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de carte de résident présentée par une réfugiée. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant qu'aucune décision implicite de rejet n'était encore née, l'administration ayant délivré des attestations de prolongation d'instruction valables jusqu'en juin 2026. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MOLOTOALA

23 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608394

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation du refus de son admission au titre de l'asile. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la violation présumée de la confidentialité de sa demande et les conditions de son entretien, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier ses articles L. 352-1 et L. 352-2, relatifs au caractère manifestement infondé d'une demande d'asile à la frontière.

Avocat : MINDEGUIA

23 mars 2026• 8e Section - MESD
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513084

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation et la méconnaissance du droit d'être entendu, sont manifestement infondés ou inopérants. Elle constate que le requérant ne bénéficiait plus du droit de se maintenir sur le territoire, la Cour nationale du droit d'asile ayant rejeté son recours, conformément aux articles L. 542-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TOMASI

23 mars 2026
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518674

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les demandes principales des requérants. Ces derniers sollicitaient le versement d'intérêts moratoires sur des restitutions d'impôt, mais l'administration avait déjà procédé à leur paiement avant le jugement, rendant ces conclusions sans objet. Le tribunal a également rejeté leur demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans le litige.

Avocat : SCHIELE

23 mars 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536559

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction relative à un titre de séjour, le préfet ayant délivré une carte de séjour temporaire après l'introduction du recours. La juridiction a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.

Avocat : ILHE

23 mars 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536992

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... contestant le calcul de son allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE). Le tribunal estime que le litige, qui concerne une prestation d'assurance chômage servie par France Travail, relève manifestement de la compétence de la juridiction judiciaire. Cette solution s'appuie sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, qui attribuent le contentieux de ces allocations au juge judiciaire.

23 mars 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600244

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a examiné un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de délivrer un titre de séjour. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, la préfecture ayant délivré une carte de séjour temporaire après l'introduction de la requête. Cependant, il a condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.

Avocat : CALVO-PARDO

23 mars 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600452

Le Tribunal administratif de Paris rejette une requête en excès de pouvoir par ordonnance. Le sujet principal est la demande d'injonctions adressées à l'administration pour faire cesser des traitements de données personnelles et pour ordonner à la police de modifier une plainte. La juridiction retient que le juge administratif ne dispose pas de pouvoirs généraux d'injonction à titre principal. La solution est le rejet de la requête comme manifestement irrecevable, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

23 mars 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2601944

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal concerne le refus d'une université d'accorder une dérogation pour un redoublement. La juridiction a constaté que la requérante n'avait pas produit la décision attaquée malgré une mise en demeure, violant ainsi les articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. Le rejet est fondé sur l'article R. 222-1 du même code, relatif aux requêtes non régularisées.

23 mars 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608041

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. C..., de son recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement. En conséquence, le tribunal ne statue pas sur le fond de l'affaire. La décision s'appuie sur l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui habilite le magistrat désigné à constater un tel désistement.

Avocat : BERTRO

23 mars 2026
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505522

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir formée par M. et Mme C... contre le rejet de leur recours par l'ANAH concernant le solde de la prime « MaPrimeRénov’ ». La juridiction estime que les requérants ne formulent aucun moyen de droit sérieux, se bornant à invoquer un simple appel téléphonique, ce qui caractérise un moyen manifestement insusceptible de soutenir leur demande. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1, 7°, du code de justice administrative, qui permet d'éliminer par ordonnance les requêtes ne comportant que de tels moyens.

23 mars 2026
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505564

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant algérien contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Cette décision est prise car l'intéressé s'est vu délivrer le titre sollicité pendant la procédure, ce qui rend sa requête sans objet. Le tribunal applique les articles R. 222-1 du code de justice administrative et rejette également la demande d'allocation au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : SELARL AMERHA AVOCAT

23 mars 2026
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600934

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le juge estime que le refus d'enregistrement d'une demande de titre de séjour pour dossier incomplet, en l'absence de pièces exigées par le code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles R. 431-10 et R. 431-11), ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. La procédure de régularisation prévue par le code des relations entre le public et l'administration (article L. 114-5) n'est pas applicable en cette matière régie par des dispositions spéciales.

23 mars 2026