Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601959

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande d'une ressortissante turque visant à obtenir des mesures générales pour remédier aux dysfonctionnements de l'accueil en préfecture. En revanche, il a enjoint à la préfète de l'Essonne de lui communiquer une date de rendez-vous pour le dépôt de sa demande de titre de séjour, considérant que l'absence de suite depuis 17 mois créait une situation d'urgence. La juridiction s'est fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, estimant que la mesure était utile pour permettre l'examen de sa situation.

Avocat : FIRAT

23 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602408

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande d'une ressortissante tunisienne visant à obtenir des mesures générales pour remédier aux dysfonctionnements de l'accueil en préfecture. En revanche, il a enjoint à la préfète de l'Essonne de lui communiquer une date de rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour, sous astreinte de 150 euros par jour de retard. Le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a estimé que l'urgence était caractérisée par l'attente de 26 mois et les conséquences sur la situation administrative de la requérante.

Avocat : KHIAT COHEN

23 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602874

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande d'un ressortissant marocain visant à enjoindre la préfète de l'Essonne de lui délivrer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a estimé que le requérant ne justifiait pas de l'urgence requise, notamment car sa demande d'admission exceptionnelle au séjour datait de moins d'un an et qu'aucune circonstance particulière ne caractérisait une nécessité d'examen prioritaire. La juridiction a ainsi appliqué la jurisprudence selon laquelle l'urgence n'est pas caractérisée par la seule irrégularité du séjour pour une première demande.

Avocat : CISSE

23 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602897

Sujet principal : Demande en référé-suspension d'une sanction d'exclusion temporaire de fonction d'un an prononcée contre une agent public. Juridiction : Tribunal administratif de Versailles (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante perçoit une allocation et n'apporte pas d'éléments suffisants sur sa situation financière. De plus, aucun des moyens soulevés (irrégularité de procédure, erreur de fait, disproportion de la sanction) ne crée un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué. Textes appliqués : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et article L. 533-1 du code général de la fonction publique (sanctions disciplinaires).

Avocat : MENARD

23 mars 2026
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2511061

Le Tribunal administratif de Versailles statue sur la liquidation d'une astreinte prononcée contre l'État pour défaut d'offre effective d'hébergement à une personne reconnue prioritaire. La juridiction constate que l'obligation a été exécutée avec retard, le 14 avril 2025. Elle liquide définitivement l'astreinte à hauteur de 3 650 euros pour la période de retard, conformément aux articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

23 mars 2026
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512068

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, a été saisi par la préfète de l’Essonne pour mettre fin à une astreinte liée à l’obligation de reloger une personne prioritaire. Considérant que l’État s’était acquitté de son obligation avec un léger retard en proposant un logement adapté le 11 février 2025, la juridiction a estimé qu’il n’y avait pas lieu de liquider l’astreinte. Cette décision s’appuie sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, qui permettent une modulation en fonction des circonstances.

23 mars 2026
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513050

Le Tribunal administratif de Versailles statue sur une demande de liquidation d'une astreinte prononcée contre l'État pour défaut d'offre de logement à une personne reconnue prioritaire. Le juge constate que l'obligation a été exécutée par la signature d'un bail le 26 septembre 2024, mettant ainsi fin à l'astreinte. Il liquide définitivement l'astreinte pour la période de retard, en modérant son montant à 6 000 euros versés au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

23 mars 2026
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514416

Le Tribunal administratif de Versailles statue sur la liquidation d'une astreinte prononcée contre l'État pour retard dans l'offre d'un logement adapté à une personne reconnue prioritaire. Considérant que l'obligation a été exécutée le 6 novembre 2025, le juge liquide l'astreinte due pour la période de retard. Il en modère toutefois le montant, fixant la somme définitive à verser au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement à 3 000 euros, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

23 mars 2026
TA78Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514874

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a été saisi par le préfet des Yvelines pour mettre fin à une astreinte liée à l'obligation de relogement d'une personne reconnue prioritaire. Le juge a constaté que l'État s'était acquitté de son obligation en proposant un logement adapté le 8 décembre 2025. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, et compte tenu du faible retard, il a été ordonné qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte prononcée précédemment.

23 mars 2026
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603182

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... A... visant à suspendre le refus de regroupement familial du préfet des Yvelines et à enjoindre la délivrance d'une autorisation. La juridiction constate que la requérante n'a pas joint à sa demande la décision attaquée du 19 août 2024 ni introduit de recours en annulation distinct, méconnaissant ainsi les exigences des articles R. 412-1 et R. 522-1 du code de justice administrative. L'ordonnance est rendue en application de la procédure de rejet sans instruction de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : SOUIDI

23 mars 2026
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603196

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande d'admission au séjour. La juridiction a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante, titulaire de récépissés renouvelés et en emploi, ne justifiait pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : MAGBONDO

23 mars 2026
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603640

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... visant à contraindre la caisse d'allocations familiales de l'Essonne à mettre en place l'intermédiation financière de sa pension alimentaire. Le juge a estimé que le litige, portant sur l'exécution d'un jugement du juge aux affaires familiales fixant cette pension, relevait de la compétence de l'ordre judiciaire et non de la juridiction administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code civil et du code de l'organisation judiciaire définissant la compétence du juge aux affaires familiales.

Avocat : RAVON

23 mars 2026
TA78Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603671

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. B... visant à annuler le rejet de sa demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent pour un logement social. Le juge estime que les moyens avancés sont inopérants, car le requérant ne conteste pas le motif principal du rejet, à savoir son défaut de production des pièces justificatives demandées par la commission de médiation. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (7°) et R. 772-7 du code de justice administrative.

23 mars 2026
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603690

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire à très bref délai. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : TOMASI

23 mars 2026
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2203258

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande principale d'un micro-entrepreneur menuisier visant à obtenir la décharge de rappels de TVA pour 2019 et 2020. Le juge a estimé que l'administration fiscale avait légalement procédé au redressement, constatant que le chiffre d'affaires dépassait les seuils de franchise en base de TVA, notamment en requalifiant correctement une partie des recettes en prestations de services. La demande subsidiaire de révision du taux de TVA et la demande indemnitaire ont également été rejetées, cette dernière étant irrecevable faute de décision préalable de l'administration. Les textes appliqués sont le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

23 mars 2026• 4ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300976

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par une SCI voisine d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Roquebrune-sur-Argens. Le tribunal a jugé que le permis était entaché d'illégalité, notamment en raison de la méconnaissance des règles d'urbanisme relatives à la gestion des eaux pluviales et à la modification d'un fossé, sans étude hydraulique préalable. Les textes appliqués sont l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et l'article C2 du plan local d'urbanisme (PLU).

Avocat : CABINET FOURMEAUX LAMBERT ASSOCIES

23 mars 2026• 4ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302546

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de la société Les Carles Property, qui contestait son assujettissement rétroactif à la TVA sur ses activités de location saisonnière pour la période 2018-2019. La juridiction a jugé que l'administration fiscale était fondée à requalifier son activité, estimant qu'elle ne remplissait pas les critères pour bénéficier de l'exonération prévue pour les locations immobilières, au regard des dispositions de la directive européenne 2006/112/CE (article 135). Le tribunal a ainsi confirmé la mise en recouvrement d'un montant de 723 666 euros de rappels de TVA.

Avocat : BILLIOTTET

23 mars 2026• 4ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2303925

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation du rejet d'une demande de reconnaissance d'un accident de service comme imputable au service. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir opposée par le ministre, estimant que le requérant avait bien articulé des moyens juridiques. Il a ensuite annulé la décision attaquée, considérant que l'administration n'avait pas démontré que la déclaration d'accident, déposée selon le requérant dans le délai légal de quinze jours prévu par le décret n°86-442 du 14 mars 1986, lui était parvenue hors délai.

23 mars 2026• 4ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2400346

Le Tribunal Administratif de Toulon a statué sur un recours en excès de pouvoir visant le refus d'autorisation de télétravail pour un agent public en situation de handicap. Le tribunal a jugé la décision attaquée recevable et l'a annulée pour vice de forme, constatant l'absence d'entretien préalable obligatoire. La juridiction a appliqué les dispositions du code du travail et du décret n° 2016-151 relatives au télétravail dans la fonction publique.

23 mars 2026• 4ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2400609

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête d'un brigadier-chef de police visant l'annulation de sa sanction disciplinaire (exclusion temporaire de six mois, dont quatre avec sursis) pour manquement au devoir de dignité et d'exemplarité. La juridiction a estimé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que la faute reprochée, commise en dehors du service, portait atteinte au crédit de la police nationale, justifiant la sanction. Les textes appliqués étaient principalement le code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2 et L. 211-5) et le code de la sécurité intérieure (articles R. 434-12, R. 434-26 et R. 434-27).

23 mars 2026• 4ème chambre