Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2404111
Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur un recours en excès de pouvoir formé par la société Viamedis contre des saisies administratives à tiers détenteur émises pour recouvrer des créances hospitalières. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer pour 6 titres annulés en cours d'instance et a jugé irrecevables les conclusions concernant 18 autres titres, annulés avant l'introduction de la requête. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif et les dispositions du code de justice administrative relatives à l'objet du litige et à la recevabilité des conclusions.
Avocat : LEXSTEP AVOCATS AARPI
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503460
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 9 avril 2025 renouvelant son assignation à résidence. La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation régulière, et que les griefs tirés d'un vice de procédure ou d'une méconnaissance de l'intérêt de l'enfant et des dispositions de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) étaient infondés. La décision s'appuie sur le CESEDA et confirme la légalité de la mesure d'assignation.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MAZAS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505171
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrer un titre de séjour et l'émission d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à l'encontre d'un ressortissant marocain. Le tribunal a annulé la décision implicite de refus ainsi que l'arrêté explicite du préfet de l'Hérault, y compris l'OQTF et l'interdiction de retour, pour vice de procédure et défaut de motivation. La juridiction a notamment constaté que l'administration n'avait pas procédé à un examen individuel et sérieux de la situation de l'intéressé au regard de son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : BAUTES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509048
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D... E... visant à annuler son arrêté d'éloignement. La juridiction a jugé que le préfet des Pyrénées-Orientales, agissant par délégation régulière, avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant, et que les griefs tirés du droit au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers n'étaient pas fondés. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français, l'interdiction de retour et les autres mesures contestées sont maintenues.
Avocat : SERGENT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601937
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... visant à être déchargé de la taxe d’habitation 2025. Le juge a estimé que la demande était prématurée et donc irrecevable, car le contribuable avait saisi l'administration fiscale en décembre 2025 et aucune décision implicite de rejet n'était encore acquise à la date de l'ordonnance. La décision s'appuie sur les articles R*190-1, R. 198-10 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511704
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français (OQTF) et fixant la Turquie comme pays de destination. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment en écartant les griefs d'incompétence, de défaut de motivation et de violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : ROUVIER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513654
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'un étranger visant à obtenir une injonction pour la délivrance d'un document provisoire de séjour. Cette décision fait suite à la délivrance, par la préfète de l'Isère après l'introduction du recours, d'une attestation de prolongation d'instruction. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative relatives aux mesures d'urgence.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602563
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant étranger. Le tribunal a estimé que la décision était régulière, notamment en raison de l'absence de démarches de l'intéressé pour fournir les pièces nécessaires à l'enregistrement de sa demande d'asile auprès des autorités françaises, ce qui le plaçait dans la situation d'un séjour irrégulier. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : SCHURMANN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602281
Le Tribunal administratif de Grenoble statue sur une demande de référé-liberté concernant le rejet d'une demande de titre de séjour d'un bénéficiaire de protection subsidiaire. Le juge constate que la délivrance ultérieure d'une attestation de décision favorable par la préfecture a rendu sans objet les conclusions principales (suspension et injonction). Il prononce l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle du requérant et condamne l'État à verser une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : BLANDIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511521
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté municipal n'ayant pas opposé d'opposition à une déclaration préalable pour un portail. La juridiction a jugé les requérants irrecevables, estimant qu'ils ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant, car la réalisation du portail n'était pas de nature à affecter directement les conditions d'occupation de leur bien voisin. Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, qui conditionne la recevabilité d'un tel recours.
Avocat : AMET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300724
**Sujet principal** : La requérante, contrôleur de l'INSEE, conteste son reclassement à l'échelon 4 du grade de contrôleur de 1ère classe suite à une réforme statutaire, en invoquant une violation du principe d'égalité de traitement. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que les différences de traitement alléguées, résultant des mesures transitoires du décret n° 2022-1209 du 31 août 2022, ne méconnaissent pas le principe d'égalité dès lors qu'elles sont justifiées par l'objectif légitime de réorganisation des carrières et ne sont pas manifestement disproportionnées. **Textes appliqués** : Le décret n° 2022-1209 du 31 août 2022 (réforme statutaire) et le décret n° 2009-1388 du 11 novembre 2009 (dispositions statutaires communes), dans leur rédaction issue de la réforme.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2307232
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande d'indemnisation d'un professeur suspendu à titre conservatoire. Le juge a estimé que la suspension, prise sur le fondement de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983, était une mesure légale et proportionnée justifiée par l'intérêt du service, et non une sanction disciplinaire nécessitant une motivation formelle. Par conséquent, l'administration n'a pas commis de faute de nature à engager la responsabilité de l'État.
Avocat : BOURGET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2307607
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un salarié protégé visant à annuler la décision de l'inspectrice du travail autorisant son licenciement pour motif disciplinaire. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et ne comportait pas d'erreur manifeste d'appréciation, notamment sur la qualification des faits reprochés et l'absence de lien avec le mandat du salarié. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la procédure de licenciement des salariés protégés et au contrôle de légalité par l'inspecteur du travail.
Avocat : FIDAL NANTES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408550
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un visa de court séjour pour mariage à un ressortissant comorien. Le tribunal a jugé que le litige portait désormais sur la décision implicite de rejet du sous-directeur des visas, qui s'est substituée à la décision initiale du consulat. En appliquant notamment le code des visas de l'Union européenne (règlement 810/2009) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers, le tribunal a examiné les motifs du refus, qui reposaient sur l'absence de justification suffisante de l'objet du séjour, des ressources et sur le risque de non-retour.
Avocat : DANDALEIX
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408630
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. et Mme A..., qui demandaient l'annulation du rejet de leur demande de visa de long séjour en qualité d'ascendants à charge. Le tribunal juge que la décision implicite de la commission de recours, qui se substitue à la décision consulaire initiale, est suffisamment motivée et ne révèle pas d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 312-2 et D. 312-8-1, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : MALIK
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407203
**Sujet principal** : Recours contre le refus de délivrance d'un visa de court séjour à une ressortissante tunisienne. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme le refus de visa. Il estime que l'administration a légalement justifié son refus en relevant un risque avéré de détournement du visa à des fins migratoires, au regard de la situation personnelle de la requérante (âge, veuvage, absence d'attaches justifiées en Tunisie et présence de famille en France). **Textes appliqués** : Convention d'application de l'accord de Schengen, règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et son annexe II, relatifs aux conditions de délivrance et à l'appréciation du risque d'immigration illégale.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409353
**Sujet principal** : Recours contre le refus de délivrance d'un visa long séjour pour études et contre le rejet implicite du recours administratif. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la décision implicite de la commission de recours, qui reprend les motifs du refus consulaire initial, est régulière. Les moyens soulevés par la requérante (incompétence, vice de procédure, erreur d'appréciation, violation de textes européens) ne sont pas fondés. **Textes appliqués** : Code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2 et L. 211-5) et Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article D. 312-8-1), concernant la motivation des décisions et les effets d'un silence gardé sur un recours administratif.
Avocat : JEUGUE DOUNGUE MARTIAL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407281
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en excès de pouvoir visant l'annulation du refus de visa de court séjour pour une ressortissante bangladaise. Le tribunal a jugé que le sous-directeur des visas, dont la décision se substitue à celle de l'autorité consulaire, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en relevant l'insuffisance des ressources et un risque de détournement à des fins migratoires. La décision s'appuie sur les dispositions du code communautaire des visas (règlement (CE) n° 810/2009), notamment pour l'évaluation du risque d'immigration illégale et de la volonté de quitter le territoire.
Avocat : PRUDHON
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407291
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête en annulation d'un refus implicite de visas de court séjour pour une famille afghane. Le juge a estimé que l'administration pouvait légalement opposer un risque de détournement de l'objet du visa, les requérants ayant l'intention de solliciter l'asile en France, ce qui n'est pas compatible avec un visa de court séjour. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code communautaire des visas.
Avocat : SEGUIN & KONRAT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409896
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de deux demandeurs visant l'annulation du refus de visa au titre de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que les décisions implicites de rejet de la commission de recours, qui se substituent aux décisions consulaires initiales, n'étaient pas entachées d'erreur de droit. Il a notamment estimé que les conditions de l'article L. 561-2 du CESEDA (dépendance et vulnérabilité) n'étaient pas remplies et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la CEDH.
Avocat : BOUDJELLAL