Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601121
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant comorien visant à obtenir l'injonction de délivrer un titre de séjour et la réparation d'un préjudice. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant le référé-liberté (article L. 521-2 CJA). La demande est jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence et est rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603643
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre le refus implicite de titre de séjour "entrepreneur/profession libérale". Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve que son projet d'entreprise est économiquement viable, condition essentielle prévue par les articles L. 421-5 et L. 421-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'ainsi aucun doute sérieux sur la légalité de la décision administrative n'est caractérisé.
Avocat : MICHEL-BECHET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603697
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur un recours en excès de pouvoir contre plusieurs arrêtés préfectoraux ordonnant l'éloignement d'un ressortissant étranger. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les décisions contestées (retrait du délai de départ volontaire, interdiction de retour et assignation à résidence) étaient légales. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CHAUMAZ
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603716
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que la décision attaquée, fondée sur le fait que le demandeur avait sollicité l'asile plus de 90 jours après son entrée en France sans motif légitime, était suffisamment motivée et conforme aux dispositions de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a toutefois admis le requérant au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle.
Avocat : PREZIOSO
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603900
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre à une ressortissante camerounaise son titre de séjour dans un délai de sept jours. Le juge a estimé que le délai anormalement long pour la délivrance physique du titre, malgré une décision favorable, créait une situation d'urgence justifiant l'injonction, au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a également accordé une provision sur frais d'avocat à la requérante, admise provisoirement à l'aide juridictionnelle.
Avocat : GARDONI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603909
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur une demande en référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de certificat de résidence algérien. Le juge a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a suspendu l'exécution de la décision administrative. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour le référé et sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers concernant le rejet implicite.
Avocat : CARMIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604151
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'une décision implicite de rejet de renouvellement de carte de résident d'un réfugié syrien. Le juge a admis l'urgence et a estimé qu'existaient des doutes sérieux sur la légalité de ce refus, notamment quant à son fondement juridique et à sa motivation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : KODMANI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604523
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête d'une ressortissante algérienne demandant l'injonction au préfet de statuer sur son renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré qu'une décision implicite de rejet était née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers, et que le juge des référés ne pouvait y faire obstacle. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les articles R. 431-15-1 et R. 432-2 du CESEDA.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604292
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre le refus de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment au regard des conditions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande a été examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CHARTIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604383
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral retirant une autorisation d'enseigner la conduite. La requête est jugée irrecevable pour défaut de copie de la requête au fond et, subsidiairement, mal fondée sur le critère d'urgence, le requérant n'ayant pas justifié d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
Avocat : SEBBAN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604468
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour étudiant de la requérante. Le juge a retenu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, et a estimé que la requérante soulevait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment quant à l'appréciation de son parcours universitaire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604634
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le refus implicite de renouveler une carte de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'incidence immédiate du refus sur la situation de l'étranger et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 423-7 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet.
Avocat : MICHEL-BECHET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604824
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande d'un ressortissant algérien sollicitant, en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'injonction au préfet de lui délivrer un premier titre de séjour provisoire avec autorisation de travail. La juridiction a estimé que le requérant, qui demandait un premier certificat de résidence et non un renouvellement, n'apportait pas la preuve de circonstances particulières caractérisant l'urgence requise par la loi. Le juge a donc appliqué la procédure de rejet sans instruction de l'article L. 522-3 du même code, considérant que la condition d'urgence n'était pas satisfaite.
Avocat : CUZIN-TOURHAM
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604835
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête d'une ressortissante turque demandant l'injonction au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour et la délivrance d'un document provisoire autorisant le travail. Le juge a considéré qu'un silence de quatre mois de l'administration sur une telle demande, déposée en ligne, valait décision implicite de rejet, faisant ainsi obstacle à une mesure d'urgence. La solution s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-2, R. 431-15-1 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406964
Le Tribunal administratif de Marseille a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de proposer un logement adapté à Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Le juge a considéré que l'absence de logement disponible dans la commune souhaitée ne libérait pas l'État de son obligation de résultat en matière de droit au logement opposable. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2407020
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de loger d'urgence la requérante, Mme B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation. Le juge a considéré que l'absence de vacance de logement dans les communes sollicitées ne libérait pas l'État de son obligation de résultat au titre du droit au logement opposable. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : SELARL ABEILLE & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601984
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du préfet des Bouches-du-Rhône de son recours en excès de pouvoir visant à annuler un contrat d'agent communal. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est close sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : MCL AVOCATS
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504099
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assorti d'une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le préfet du Calvados avait régulièrement exercé son pouvoir de police des étrangers après le rejet définitif de la demande d'asile du requérant, et que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : CABINET SCELLES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604160
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a renvoyé une requête en excès de pouvoir devant le tribunal administratif de Toulon. Le requérant contestait une décision de maintien d'un titre de perception émis par la direction des finances publiques du Var. Le tribunal a appliqué les articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative pour constater l'incompétence territoriale de Marseille, le siège de l'autorité ayant pris la décision étant à Toulon.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604368
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande de la Ligue des droits de l'homme visant à assurer l'exécution d'une précédente ordonnance de suspension. Le juge estime que l'absence de saison estivale en cours au moment de la décision ne justifie pas l'urgence requise pour intervenir en référé. La demande est donc jugée irrecevable sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative.
Avocat : BECHELEN