Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510787
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur la prise en charge d'une patiente suite à une césarienne, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la mesure était utile pour éclaircir les circonstances de l'intervention et l'origine des séquelles alléguées. Par ailleurs, il a mis hors de cause l'ONIAM, considérant que les conditions pour engager la solidarité nationale n'étaient pas établies à ce stade.
Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510879
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. E... F... visant à annuler son arrêté d'expulsion et l'arrêté fixant son pays de destination. La juridiction a jugé que l'arrêté d'expulsion, pris après avis de la commission compétente, était légal au regard de la menace grave pour l'ordre public que constitue la condamnation de l'intéressé pour agression sexuelle incestueuse sur mineur. Elle a également estimé que l'arrêté de destination était régulier et que les atteintes alléguées aux conventions internationales n'étaient pas caractérisées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512011
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête d'un ressortissant sénégalais visant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. La juridiction estime que l'arrêté, pris par un directeur disposant d'une délégation de signature régulière, est suffisamment motivé et ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle du requérant. Les moyens tirés du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) sont également écartés, la préfète n'ayant pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire.
Avocat : DEME
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512023
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours en excès de pouvoir visant à faire exécuter une décision de la commission de médiation DALO. Le tribunal a jugé que la requérante, reconnue prioritaire pour un logement adapté à son handicap, ne pouvait plus demander l'annulation de la décision préfectorale de clôture, car elle avait finalement accepté et signé un bail pour un logement proposé. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur sa demande d'annulation et d'injonction, en application des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512418
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande d'un ressortissant tunisien visant l'annulation du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le préfet de l'Ardèche avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en refusant la délivrance d'un titre de séjour, notamment au regard des conditions de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les moyens tirés de la méconnaissance de la vie privée et familiale et de l'accord franco-tunisien ont été écartés.
Avocat : SELARL DNL AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512602
Le Tribunal Administratif de Lyon a jugé une demande d'injonction à la préfète du Rhône d'attribuer un logement suite à une décision DALO. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le rejet du dossier par la commission d'attribution (CALEOL) pour incomplétude, due à l'absence de documents sur l'épouse résidant à l'étranger mais appelée à vivre dans le foyer, était légal. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et de l'arrêté du 22 décembre 2020 concernant les pièces justificatives pour une demande de logement social.
Avocat : SCP ROBIN VERNET
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600698
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction pour sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le requérant détenait déjà une attestation de prolongation d'instruction valable, rendant la mesure sollicitée inutile. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, sans qu'il ait été nécessaire d'examiner les autres conditions de l'urgence.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601380
Le Tribunal Administratif de Nice a statué sur une demande de suspension d'une décision implicite de rejet du renouvellement d'une carte de résident. Le juge des référés a ordonné la suspension de l'exécution de cette décision, considérant que l'urgence était établie et qu'un doute sérieux sur sa légalité existait. Ce doute est fondé sur la méconnaissance par le préfet des articles L.211-2 et L.211-6 du code des relations entre le public et l'administration, pour n'avoir pas motivé sa décision.
Avocat : DIASPARRA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601720
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 3 mars 2026 portant assignation à résidence d'un ressortissant portugais, en raison d'un défaut de base légale. L'administration n'a pas produit l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 2 mars 2026, sur lequel l'assignation à résidence était fondée, méconnaissant ainsi l'article R. 922-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En revanche, la demande d'annulation de l'OQTF a été rejetée, le requérant n'ayant articulé aucun moyen à son encontre.
Avocat : OBADIA ARTHUR
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505312
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en ordonnance de référé, a été saisi par la SCI KARAMAZOV d'un recours en plein contentieux. La juridiction a constaté le désistement pur et simple de la requérante, intervenu par mémoire complémentaire. En conséquence, elle a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance, conformément aux dispositions du code de justice administrative.
Avocat : C/M/S BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601449
Sujet principal : Demande d'injonction au préfet pour statuer sur une demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Nice (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la requête. Textes appliqués : Articles L.521-3 et L.522-3 du code de justice administrative, et articles R.432-1 et R.432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requérante, ayant déposé sa demande il y a plus de quatre mois, se voit opposer une décision implicite de rejet. L'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. Le juge rejette donc la demande sans examiner les autres conditions de l'urgence.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601477
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction visant à contraindre le préfet des Alpes-Maritimes à délivrer un titre de voyage à un bénéficiaire de la protection internationale. Le juge a constaté que le silence gardé par l’administration pendant plus de deux mois sur la demande formulée en juillet 2025 valait décision implicite de rejet, en application des articles L. 231-1 et L. 231-4 du code des relations entre le public et l’administration. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l’article L. 521-3 du code de justice administrative, justifiant le rejet par application de l’article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601531
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant guinéen visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire de séjour. Le juge estime que le délai de traitement de sa demande de titre de séjour, déposée environ deux mois auparavant, ne constitue pas un délai anormalement long. Par conséquent, la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas remplie, permettant le rejet de la requête sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : DIASPARRA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601578
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante biélorusse visant à enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un document provisoire de séjour. Le juge constate qu'un délai de plus de quatre mois s'est écoulé depuis le dépôt de sa demande de carte de séjour, ce qui équivaut, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, à une décision implicite de rejet. Ordonner les mesures sollicitées ferait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601610
Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Nice (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la requête, car la requérante ne justifie pas du caractère d'urgence. Textes appliqués : Articles L.521-3 et L.522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601701
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme C... et M. D... visant à enjoindre à Enedis de retirer ses installations électriques de leur propriété. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, qui constituerait une exécution forcée définitive, n'entrait pas dans le champ des mesures provisoires ou conservatoires qu'il peut ordonner en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme mal fondée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602053
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un père visant à modifier le niveau scolaire de son enfant allophone avec handicap et à obtenir un accompagnement en Français Langue Étrangère. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, notamment au vu du délai écoulé entre l'évaluation produite et la décision administrative contestée. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602057
Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette une protestation contre les élections municipales d'Escragnolles du 15 mars 2026. La requête, déposée par des membres d'une liste minoritaire, est jugée manifestement irrecevable car elle se borne à constater des irrégularités sans demander l'annulation des opérations électorales. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, relevant que seul un recours en annulation est recevable en vertu des articles L. 248 et R. 119 du code électoral.
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2600114
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la commune de Faa'a, agissant au nom du GIP Motu Tahiri, visant à suspendre et à annuler la procédure de concession de l'aérodrome de Tahiti Faa'a. Le juge a jugé la requête irrecevable, considérant que la commune n'avait pas démontré sa capacité à agir pour le compte d'un groupement d'intérêt public non constitué, ni son intérêt à agir en son nom propre dans cette procédure de consultation lancée par l'État. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique et du code de justice administrative.
Avocat : GIDE LOYRETTE NOUEL AARPI
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2600119
Le Tribunal administratif de la Polynésie française rejette la demande de suspension de la délibération retirant la nomination du requérant au poste de directeur adjoint de l'ISPF. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, le requérant n'ayant jamais effectivement pris ses fonctions et n'établissant pas de préjudice grave et actuel lié à la décision attaquée. La décision est rendue en application des dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension.
Avocat : SELARL MIKOU