Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604406

Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête d'un enseignant contestant le refus de son recteur d'académie d'exercer à temps partiel pour assister sa mère dépendante. La juridiction estime que la décision attaquée, n'entraînant ni perte de rémunération, ni diminution de responsabilités, ni atteinte aux droits statutaires, constitue une simple mesure d'ordre intérieur. Par conséquent, elle ne fait pas grief et est insusceptible d'un recours pour excès de pouvoir, justifiant son rejet par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

23 mars 2026
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2400230

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu pour préjudice lié à des fouilles corporelles intégrales. Le requérant contestait la légalité de 28 fouilles, invoquant une violation de l'article 3 de la CEDH et des articles du code pénitentiaire. Le tribunal a jugé que les fouilles contestées étaient justifiées par des impératifs de sécurité et proportionnées, et n'ont pas excédé les pouvoirs de l'administration pénitentiaire, rejetant ainsi l'existence d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'État.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS ET ASSOCIES

23 mars 2026• 1ère chambre
TA20Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600205

Le Tribunal Administratif de Bastia donne acte du désistement du préfet de la Haute-Corse de son recours en excès de pouvoir contre un permis de construire modificatif. Le préfet s'est désisté après que l'arrêté municipal attaqué a été retiré par le maire de Bastia. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement.

23 mars 2026
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530842

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. B... A... visant à annuler le refus de la Maison départementale des personnes handicapées de Paris de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement ». Le juge estime que la requête, enregistrée après l'expiration du délai de recours, ne comporte que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment motivés, sans avoir été régularisée malgré une mise en demeure. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, qui encadrent le rejet des requêtes pour défaut de motivation sérieuse.

23 mars 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601313

Sujet principal : Demande d'injonction pour convoquer une étudiante étrangère en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour et obtenir un récépissé. Juridiction : Tribunal Administratif de Nice (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la demande, considérant que les mesures sollicitées (convocation et délivrance d'un récépissé) sont dépourvues d'utilité. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles), article L. 431-1 et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'arrêté du 27 avril 2021. Le juge rappelle que la demande de titre de séjour "étudiant" doit obligatoirement être effectuée via la plateforme ANEF (téléservice).

23 mars 2026
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601508

Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête en excès de pouvoir de M. B... comme manifestement irrecevable. Le tribunal constate qu'aucune décision de refus d'une carte de séjour "vie privée et familiale" n'est intervenue, le requérant ayant reçu une carte "visiteur" sans avoir préalablement déposé la demande contestée. La juridiction applique les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article R. 222-1, pour rejeter une requête dirigée contre une décision inexistante.

Avocat : HMAD

23 mars 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601620

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande d’injonction visant à ordonner l’instruction d’une demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d’un récépissé provisoire. Le juge constate que la demande, déposée depuis plus de quatre mois, a fait naître une décision implicite de rejet en vertu des articles R.432-1 et R.432-2 du CESEDA. Ordonner les mesures sollicitées ferait obstacle à l’exécution de cette décision, ce qui est interdit par l’article L.521-3 du code de justice administrative, justifiant le rejet par application de l’article L.522-3 du même code.

23 mars 2026
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601871

Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral de rejet de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le juge a constaté que le recours, enregistré le 14 mars 2026, était manifestement irrecevable car introduit après l'expiration du délai contentieux d'un mois à compter de la notification de l'arrêté le 25 août 2025. La décision s'appuie sur les articles L. 911-1 et R. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.

Avocat : MBA-N.KAMAGNE

23 mars 2026
TA106Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600109

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance pur et simple formé par le requérant concernant son recours contre le rejet de sa demande de séjour. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui l'autorisent à enregistrer un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande d'annulation et d'injonction.

23 mars 2026
TA106Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600690

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... B... comme étant manifestement irrecevable. Le juge estime que la demande, qui vise à obtenir du préfet un réexamen d'un refus de régularisation, constitue un recours gracieux et ne relève pas de l'office du juge administratif. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui encadrent la recevabilité des recours.

23 mars 2026
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600620

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet à convoquer un bénéficiaire de la protection subsidiaire pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la convocation avait été délivrée par l'administration avant son examen, rendant la demande sans objet. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction et a rejeté la demande de condamnation aux dépens, appliquant les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.

23 mars 2026
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601087

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale classant sans suite une demande d'acquisition de la nationalité française. Le juge estime que le requérant, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle valide, ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour justifier une suspension. La requête est également irrecevable pour défaut de copie de la requête au fond, conformément à l'article R. 522-1 du même code.

23 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602303

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet des Bouches-du-Rhône visant à l'expulsion d'un bénéficiaire de la protection internationale d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoqué par le préfet, n'était pas applicable aux personnes ayant obtenu le statut de réfugié, sauf en cas de comportement violent ou de manquements graves. Aucun tel comportement n'étant allégué, la demande d'expulsion ne pouvait être fondée sur ce texte.

Avocat : MANELLI

23 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602877

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de la préfète des Alpes-de-Haute-Provence visant à l'expulsion immédiate d'un couple de demandeurs d'asile d'un centre d'hébergement géré par l'association Adoma. Le juge a considéré que le maintien des intéressés dans les lieux, malgré le rejet initial de leur demande d'asile, était justifié par l'existence d'une demande de réexamen en cours devant l'OFPRA et par leur situation de vulnérabilité médicale. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui exclut l'expulsion forcée dans de telles circonstances.

Avocat : PREZIOSO

23 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603696

Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur un recours en excès de pouvoir contre plusieurs arrêtés préfectoraux ordonnant l'éloignement d'un ressortissant étranger. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les décisions du préfet des Hautes-Alpes (retrait du délai de départ volontaire, interdiction de retour et assignation à résidence) étaient légales. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CHAUMAZ

23 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603796

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., un demandeur d'asile afghan, visant à annuler son transfert vers l'Allemagne et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les autorités allemandes étaient compétentes pour examiner sa demande d'asile, conformément au règlement Dublin III (Règlement UE n°604/2013), et que les moyens soulevés, notamment concernant sa vulnérabilité médicale, n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le règlement Dublin III, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : RUDLOFF

23 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604089

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par un requérant contestant la non-exécution par le préfet d'une précédente injonction de réexaminer sa demande de titre de séjour. Le juge, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié l'ordonnance initiale pour enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de prendre une décision explicite dans un délai d'une semaine, sans toutefois prononcer d'astreinte. Il a également mis à la charge de l'État une somme au titre des frais de procédure non compris dans les dépens.

Avocat : JULES

23 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604831

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d’un ressortissant vietnamien visant à enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois sur sa demande avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, ordonner la remise d’un récépissé aurait fait obstacle à cette décision implicite, ce qui est interdit par l’article L. 521-3 du code de justice administrative.

23 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406668

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande principale de M. A... visant à obtenir une injonction de relogement sous astreinte. Cette décision est motivée par le fait que le requérant a signé un bail pour un logement adapté le 19 juillet 2024, rendant sa demande sans objet. La juridiction a également rejeté sa demande de condamnation de l'État à une somme d'argent sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au motif qu'aucun frais non couvert par l'aide juridictionnelle totale n'était justifié.

Avocat : DOSSETTO

23 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406749

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'injonction d'attribution d'un logement social, celle-ci étant devenue sans objet après la signature d'un bail par le requérant. La juridiction a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 1 100 euros au titre de l'aide juridique au profit de l'avocate, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de constater l'absence d'objet d'une requête.

Avocat : GOGUILLOT

23 mars 2026