Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA101Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600077

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une déclaration sans suite d'une procédure de passation d'un accord-cadre pour la livraison de repas scolaires. **Juridiction** : Tribunal Administratif de La Réunion (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est plus remplie, car le contrat passé suite à la déclaration sans suite a été annulé par une autre ordonnance du même jour, rendant nécessaire une nouvelle procédure. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension).

Avocat : CHARREL ET ASSOCIES

19 mars 2026
TA101Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600237

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé précontractuel, rejette la demande d'annulation de la procédure de passation du marché de travaux formée par la société SBTPC SOGEA Réunion. Le juge estime que la clause du cahier des charges imposant une origine prédominante des fournitures depuis des pays parties à l'Accord sur les Marchés Publics n'est pas irrégulière et ne constitue pas un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative et les dispositions du code de la commande publique relatives aux restrictions d'origine.

Avocat : SELARL KER AVOCATS

19 mars 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600676

Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance un recours pour excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le juge estime que cette décision, prise en application de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 pour dossier incomplet (absence d'acte de naissance apostillé), ne constitue pas un acte faisant grief. La requête est donc déclarée manifestement irrecevable au sens de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans préjudice du droit du demandeur de déposer une nouvelle demande complète.

19 mars 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601234

Le Tribunal administratif de Marseille rejette une requête en excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le juge estime que ce classement, intervenu après le défaut de production de pièces justificatives par la requérante, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours. La solution s'appuie sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.

19 mars 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604074

Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Le juge administratif ne peut pas ordonner à l'administration d'agir (délivrer une attestation, finaliser une rupture) ni se substituer à elle, sauf dans les cas de référés spécifiques. La requête, qui ne contestait aucune décision préalable, était irrecevable, d'autant que l'attestation demandée avait déjà été délivrée avant son introduction.

19 mars 2026
TA20Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501280

Le Tribunal administratif de Bastia, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la société Les Jardins d’Acqualonga de ses demandes d'annulation et d'injonction contre la commune d'Ajaccio. La juridiction rejette la demande de la commune de condamner la société à des frais et, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, condamne au contraire la commune à verser 1 500 euros à la société requérante.

Avocat : CABINET D'AVOCATS ATORI

19 mars 2026
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401992

Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé la décision du préfet du Jura refusant la mainlevée de l'interdiction de détenir des armes prononcée contre M. C... Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur des faits anciens et non suivis de condamnations pénales pour justifier le maintien de l'interdiction. La décision s'appuie sur les articles L. 312-11 et L. 312-13 du code de la sécurité intérieure, qui subordonnent une telle mesure à une menace actuelle pour l'ordre public ou la sécurité des personnes.

Avocat : AARPI LANDBECK ET BOCHER-ALLANET

19 mars 2026• 2ème chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2501284

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de la SASU "Les Vergers" visant à annuler le refus de permis d'aménager pour un lotissement. La société invoquait notamment une incompétence négative du maire et l'inopposabilité d'un schéma de cohérence territoriale (SCoT) au motif d'un certificat d'urbanisme antérieur. Le tribunal a jugé que le maire n'avait pas commis d'incompétence négative et que le certificat d'urbanisme invoqué, qui ne concernait pas un projet de lotissement, ne pouvait cristalliser les règles applicables à la demande de permis d'aménager. La décision s'appuie sur les articles L. 410-1 et R. 421-19 du code de l'urbanisme.

Avocat : WORMSER

19 mars 2026• 2ème chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2501632

La décision du Tribunal Administratif de Besançon concerne le recours en excès de pouvoir contre un permis d'aménager un lotissement délivré par la commune de Dompierre-sur-Mont. Le tribunal a jugé que la requête de la SCI RCVC était recevable mais a rejeté ses moyens au fond, tout en rejetant également la requête de Mme A... pour irrecevabilité. Les textes appliqués incluent principalement le code de l'urbanisme, notamment sur les vices de forme et de procédure.

Avocat : DSC AVOCATS TA

19 mars 2026• 2ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504370

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler l'arrêté préfectoral de janvier 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision, fondée sur la falsification de documents universitaires, était régulière en matière de compétence du signataire et de motivation. Il a ainsi écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la CEDH.

Avocat : CHAMBERLAND-POULIN

19 mars 2026• 3ème Chambre
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602097

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus de domiciliation par un CCAS. **Juridiction** : Tribunal administratif de Bordeaux (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante, toujours hébergée dans un CADA, ne démontre pas que le refus de domiciliation porte une atteinte grave et immédiate à sa situation. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension : urgence et doute sérieux sur la légalité).

Avocat : MEAUDE

19 mars 2026
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602185

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande de Mme B... A... visant à suspendre et rectifier les résultats du premier tour des élections municipales de Pauillac. Le juge estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ne présente pas le caractère d'urgence suffisant pour justifier une mesure conservatoire, considérant que les moyens soulevés relèvent de l'appréciation du juge du fond du contentieux électoral. La décision s'appuie sur les dispositions du code électoral, notamment ses articles L. 66 et L. 68, régissant le déroulement et le contentieux des opérations de vote.

19 mars 2026
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401379

Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé le refus de regroupement familial opposé par le préfet du Finistère à un ressortissant tunisien pour son épouse. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu le champ d'application de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en fondant son refus sur des condamnations pour stupéfiants du demandeur, motifs qui ne relèvent pas des principes essentiels régissant la vie familiale. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.

Avocat : SAGLIO

19 mars 2026• 3ème Chambre
TA34Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601450

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus d'une orientation scolaire pour son enfant handicapé. Le tribunal a estimé que ce litige, portant sur une décision de la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), relevait manifestement de la compétence du tribunal judiciaire (pôle social) et non de la juridiction administrative. Cette solution s'appuie sur les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, et l'ordonnance de rejet est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

19 mars 2026
TA34Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601620

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant le montant de sa participation financière aux frais d'hébergement en maison de retraite de son père. Le tribunal a déclaré son incompétence, estimant que ce litige relève du juge judiciaire en vertu des articles L. 132-6 et L. 134-3 du code de l'action sociale et des familles, qui attribuent les contestations sur l'obligation alimentaire dans le cadre de l'aide sociale à l'ordre judiciaire. En conséquence, le dossier a été transmis au tribunal judiciaire de Perpignan, juridiction territorialement compétente.

19 mars 2026
TA34Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601621

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de lui accorder la carte mobilité inclusion mention "priorité". Le tribunal a jugé qu'il n'était pas compétent pour connaître de ce litige. En effet, ce contentieux relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire (pôle social), conformément aux articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire.

19 mars 2026
TA34Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601930

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... pour incompétence. Le litige portait sur le refus d'attribution de la carte mobilité inclusion mention "priorité" et de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a jugé que ces matières sociales relèvent de la compétence exclusive du tribunal judiciaire (pôle social), conformément aux articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles.

19 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205717

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire initial et un permis modificatif pour une maison individuelle à Corenc. Le juge a considéré que les éventuelles irrégularités du permis initial, notamment concernant la composition du dossier, avaient été régularisées par le permis modificatif postérieur, qui respecte les règles de fond applicables. La décision s'appuie sur les principes jurisprudentiels de régularisation des illégalités par un permis modificatif et sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives à la délivrance des autorisations d'urbanisme.

Avocat : MILLET

19 mars 2026• 1ère Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601997

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de suspension en référé d'un refus implicite de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de circonstances particulières établissant l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en l'absence d'éléments démontrant que sa demande initiale était toujours en cours d'instruction. La juridiction a également considéré qu'aucun des moyens soulevés ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

Avocat : SCHURMANN

19 mars 2026
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518971

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... relative à une demande de logement, pour irrecevabilité manifeste. La juridiction a constaté que la requête n'était pas accompagnée de la décision attaquée et n'avait pas été régularisée malgré une mise en demeure. Elle a fondé sa décision sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.

19 mars 2026